CD Dorilla in Tempe

L’oeuvreLe compositeur

DORILLA IN TEMPE

Dorilla in Tempe

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI

LIBRETTISTE

Antonio Maria Lucchini

 

ORCHESTRE Ensemble Baroque de Nice
CHOEUR Choeur de l’Opéra de Nice
DIRECTION Gilbert Bezzina

Admeto Philippe Cantor baryton
Eudamia Consuelo Caroli mezzo-soprano
Elmiro John Elwes ténor
Filindo, Bergère Laure Florentin soprano
Dorilla Maria Kristina Kiehr soprano
Bergers Jean Nirouët, Corinne Parenti

DATE D’ENREGISTREMENT octobre 1993
LIEU D’ENREGISTREMENT Eglise de Gairaut – Nice
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

EDITEUR Allegro
COLLECTION Disques Pierre Verany
DATE DE PRODUCTION septembre 1994
NOMBRE DE DISQUES 2
CATEGORIE DDD

Version de 1734, « pasticcio » dont cinq airs ne sont pas de Vivaldi mais de Hasse, Giacomelli, et Leo.

   Critique de cet enregistrement dans :

Classica – juin 2003 – appréciation 5 / 5

« …une version bien réjouissante. La distribution est de haute tenue : Kiehr, Alwes, Cantor… A noter que Bezzina a transposé la partie d’Elmiro, créée par le célèbre castrat Bilanzoni, pour un ténor, remplacé le rôle de contralto de Nomio-Apollon par un contre-ténor, et la contralto de Dorilla par une soprano. Sans être éblouissant, cet opéra est de construction solide, offrant de nombreux airs requérant une haute virtuosité. »

Opéra International – novembre 1994 – appréciation 3 / 5

« Enregistré six mois après les représentations données avec succès à Nice en mars 1993, le disque ne convainc pas vraiment. Certes, il possède un atout de taille : le très bel instrument qu’est devenu l’Ensemble Baroque de Nice, aux sonorités acides mais colorées, à la justesse parfaite, à la mise en place remarquable. Le tout au service de la lecture de Gilbert Bezzina, stylistiquement pertinente, enlevée, brillante et très élégante, mais aussi d’une conception trop uniforme et trop peu dramatique : tempi par exemple trop semblables, rapprochant un largo d’un allegro ma non troppo, au point de ruiner la fonction dramatique des contrastes, phrasés sans partis pris suffisamment tranchés affaiblissant l’intensité expressive des airs, transformant le discours orchestral en pur accompagnement, gracieux, pimpant, décoratif, mais parfois privé de sens, et comme indifférent au texte de l’air, même à son affect…Le gros point noir reste ici la distribution. Si l’intelligence dramatique et musicale de John Elwes, dans un rôle virtuose de castrat soprano et malgré l’usure vocale, et de Philippe Cantor, malgré la légèreté des moyens, nous valent de beaux moments, si l’on peut passer sur des ornements très pauvres, sur l’italien inélégant de tous et sur des réci-tatifs parfois ânonnés et souvent fort ennuyeux, bien difficile en revanche de se satisfaire du reste. Maria-Cristina Kiehr, sensible mais parfois mécanique, placide jusqu’à l’absurde, s’enlise dans un rôle beaucoup trop grave pour elle, et sa jolie voix droite, déjà peu faite pour le théâtre, en perd tout charme. Jean Nirouét, musicien sensible, exhibe un timbre de plus en plus ingrat, une ligne de chant souvent instable et couvre ses voyelles au point de donner le sentiment de « bougonner », incapable de restituer la grâce de son emploi d’Apollon. Quant à Consuelo Caroli et Laure Florentin, très engagées dramatiquement, elles sont en pleine déroute : la première asthmatique et aphone dans un beau rôle écrit pour la Giro, la seconde à court d’aigus et incapable d’assumer les vocalises redoutables de sa partie. Si l’on ajoute un choeur très souvent brouillon, on comprendra la déception : le bel canto est bien malmené ici, même si la découverte de l’oeuvre est un grand plaisir. »