Leonardo VINCI

Leonardo VINCI
vers 1696 (Strongoli di Calabria ? ou Naples) – 27 mai 1730 (Naples)

 

Leonardo Vinci

ALESSANDRO NELL’INDIE
L’ARTASERSE
L’ASTERIA
représenté à Naples en 1726
L’ASTIANATTE
livret d’Antonio Salvi – représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples, durant l’hiver 1725 – avec Carlo Broschi, dit Farinelli, dans le rôle d’Oreste
LO BARONE DI TROCCHIA
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, le 25 janvier 1721
LA CADUTA DEI DECEMVIRI
La Chute des Décemvirs – livret de Silvio Stampiglia – représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples, le 1er octobre 1727, entrecoupé de l’intermezzo Flacco e Servilia – avec Gaetano Majorano dit Caffarelli, et Giustina Turcotti dans le rôle d’Emirena Argument : le livret fait référence aux Décemvirs, magistrats nommés à Rome en 451 av. J.C. pour rédiger un nouveau code régissant le statut des patricines et de la plèbe. Après avoir rempli leur tâche – les Lois des Douze Tables – ils refusèrent de se désaisir de leurs pouvoirs exhorbitants, à l’instigation d’Appius Claudius. Celui-ci, n’ayant pu séduire Virginia, fille du tribun militaire Virginius, fit condamner Virginia à l’esclavage. Faute de pouvoir la faire libérer, Virginius poignarda sa fille sur le Forum, avec un couteau de boucher, en maudissant Appius. Une révolte populaire s’ensuivit qui obligea les Décemvirs à abdiquer. Appius Claudius, comdamné, se suicida.
LO CASTIELLO SACCHATO
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, en novembre 1722
CATONE IN UTICA
LA CECATO FAUZO
comédie en musique, en dialecte napolitain – livret de Aniello Piscopo – représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples , le 15 novembre 1719 – argument : un homme jaloux et cruel fait semblant d’être aveugle pour mieux surveiller sa jeune épouse ; celle-ci, quoique amoureuse d’un jeune fermier, refuse ses avances et pense à se suicider ; le mari finit par reconnaître l’honnêteté de son épouse
LA CONTESA DEI NUMI
représenté à Rome, le 26 novembre 1729, par le cardinal de Polignac dans son palais
DIDONE ABBANDONATA
LE DOJE LETTERE
représenté au teatro dei Fiorentini de Naples, le 9 juillet 1719
DON CICCIO
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, le 6 septembre 1721
ELPIDIA
livret d’Apostolo Zeno – représenté à Londres, au Haymarket, le 11 mai 1725 – en collaboration avec G.F. Haendel
ERACLEA
représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples en 1724 – avec Carlo Broschi, dit Farinelli, dans le rôle de Damiro
ERIGHETTA E DON CHILONE
ERNELINDA
livret de Francesco Silvani – représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples, le 4 novembre 1726
FARNACE
dramma per musica – livret d’Antonio Maria Lucchini, d’après Vite parallele de Plutarque et Mitridate d’Apostolo Zeno – représenté au Teatro Alibert, à Rome, le 8 janvier 1724, avec Carlo Broschi dit Farinelli dans un rôle plutôt inhabituel pour lui, celui de la vieille reine despotique Bérénice – reprise durant la même saison après l’échec du Scipione de Luca Antonio Predieri – seconde version au Teatro San Bartolomeo de Naples, le 28 août 1729
LA FESTA DI BACCHO
comédie pastorale héroïque en dialecte napolitain – livret de Francesco Antonio Tullio maquillé en Col’Antuono Feralintisco – représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, le 29 août 1722
FLACCO E SERVILIA
intermezzo – joué en même temps que La Caduta de Decemviri, le 1er octobre 1727, au Teatro San Bartolomeo de Naples, avec Celesta Resse (Servilia) et Giocchino Corrado (Flacco)
FLAVIO ANICIO OLIBRIO
livret de Pietro Pariati et Apostolo Zeno – représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples, le 11 décembre 1728
GISMONDO, RE DI POLONIA
dramma per musica en trois actes – représenté au Teatro Alibert de Rome, le 11 janvier 1727
IFIGENIA IN TAURIDE
livret de Benedetto Pasqualigo sous le nom de Merindo Fesanio – représenté au Teatro San Giovanni Grisostomo de Venise, durant le carnaval 1725, dans des décors de Giuseppe et Domenico Valeriani – avec Faustina Bordoni dans le rôle-titre
LO LABBERINTO
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, durant le Carnaval 1723
MASSIMINIANO
représenté en 1729 – en collaboration avec A. Marchesi
MEDO
livret de Carlo Innocenzo Frugoni – représenté au Teatro Nuovo Ducale de Parme, en 1728, à l’occasion des noces d’Antonio Farnese avec Enrichetta d’Este – décors de Pietro Righini – avec les castrats Carlo Broschi, dit Farinelli, (dans le rôle de Giasone) et Antonio Bernacchi
LA MOGLIERA FEDELE
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, le 14 mai 1724
PARTENOPE
LO SCAGNO
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, en 1720
LO SCASSONE
représenté au Teatro dei Fiorentini de Naples, en hiver 1720
PUBLIO CORNELIO SCIPIONE
livret d’A. Salvi – premier dramma per musica de Vinci, représenté au Teatro San Bartolomeo de Naples, le 4 novembre 1722 – avec Faustina Bordoni dans le rôle d’Anagilda, le castrat Andrea Pacini, et le ténor Annibale Pio Fabri – Le livret fait référence à Publius Cornelius Scipio Africanus (235 – 183 av. J.-C.) qui mit fin victorieusement à la Deuxième guerre punique
ROSMIRA FEDELE
livret de Silvio Stampiglia – représenté au Teatro San Giovanni Grisostomo, à Venise, durant le Carnaval 1725, dans des décors de Giuseppe et Domenico Valeriani – avec Faustina Bordoni dans le rôle de Rosmira
SEMIRAMIDE
représenté à Rome, en 1723
SEMIRAMIDE RICONOSCIUTA
SILLA DITTATORE
Silla dictateur – livret de A. del Po – représenté au Teatro del Parazzo Reale, à Naples, le 19 octobre 1723 – le livret fait référence à Lucius Cornelius Silla, qui se fit nommer dictateur en 82 av. JC, après avoir repris Rome aux partisans de Marius
SIROE RE DI PERSIA
IL TRIONFO DI CAMILLA
livret de Carlo Innocenzo Frugoni (1692, Gênes – 1768, Parme) – représenté au Teatro Ducale de Parme, au printemps 1725, dans des décors de Pietro Righini – avec Faustina Bordoni dans le rôle de Camilla
TURNO ARICINO
représenté au teatro San Bartolomeo de Naples, en 1724, avec Carlo Broschi, dit Farinelli, dans le rôle de Geminio
LI ZITE ‘N GALERA

 

La date de naissance de Leonardo Vinci n’est pas connue de façon certaine. Le fait qu’il soit né vers 1690 à Strongoli, dans la province de Catanzaro, longtemps admis, a été contesté sur la base d’une admission au Conservatoire des Enfants Pauvres à Naples, le 14 novembre 1708, ainsi que d’un certificat de décès – enterrement le 29 mai 1730, à Santa Maria a Fornelli, à Naples – précisant qu’il avait alors trente-quatre ans.

Entre au Conservatoire des Enfants Pauvres de Jésus le 14 novembre 1708, où il est lélève de Gaetano Greco. Il en sort en 1718, pour être embauché par le prince Paolo di Sangro pour donner des leçons à son fils Raimondo, futur Prince de Sansevero. Il commence sa carrière de compositeur pour le théâtre avec Lo cecato fauzo et Le doje lettere, en dialecte napolitain (1719). Il en composera onze de 1719 à 1724, dont Le zite ‘n galera en 1722, qui obtient un grand succès. Il se tourne ensuite vers l’opéra seria, avec Publio Cornelio Scipione, en 1722, puis Farnace, à Rome, en 1724.

Il meurt – peut-être d’un chocolat empoisonné – à trente-quatre ans, si rapidement que Guezzi raconte qu’il n’eut même pas le temps de se confesser, et pauvre, ruiné – dit-on – par son goût pour le jeu et les femmes.

“Leonardo Vinci, successeur d’Alessandro Scarlatti à la Chapelle Royale de Naples, composa Partenope en 1725 pour le Carnaval de Venise. A la tête de la nouvelle génération de compositeurs d’opera seria italiens, Vinci se différencia du style d’Alessandro Scarlatti en simplifiant les mélodies, introduisant davantage de récitatifs accompagnés, mettant plus en valeur le caractère émotionnel des sentiments musicaux ou des personnages. Son écriture musicale à la fois pleine de fraîcheur, de vivacité, d’invention et de grâce, est très souvent mise au service de l’extraordinaire technique des castrats comme Farinelli ou Carestini dans les quelques 36 opéras qu’il composa avec succès pour Venise, Rome, Padoue et bien sûr Naples. Pergolèse (qui fut son élève) et Vivaldi imitèrent largement ses principes de compositions et Haendel s’inspira de la Partenope de Vinci pour créer à Londres sa propre Partenope, en 1730 sur le même livret de Stampaglia.” (Festival de Beaune – 2004)Charles Burney disait de Vinci en 1770 : «Vinci semble avoir été le premier compositeur d’opéra qui, sans dégrader son art, en a fait l’ami, mais non l’esclave, de la poésie en simplifiant et en polissant la mélodie, en attirant l’attention des auditeurs principalement sur la partie vocale, qu’il a désenchevêtrée de la fugue, de la complication…»