Armida

COMPOSITEUR Tommaso TRAETTA
LIBRETTISTE Giacomo Durazzo et Giovanni Ambroggio Migliavacca

 

Action théâtrale en un acte et vingt scènes, sur un livret de Giacomo Durazzo (*) (acte I) , et Giovanni Ambroggio Migliavacca, d’après l’Armide de Philippe Quinault, représenté au Burgtheater de Vienne, le 3 janvier 1761.

(*) Giacomo Durazzo, né à Gênes le 27 avril 1717, mort à Venise le 15 septembre 1794, diplomate, envoyé extraordinaire de Gênes à Vienne, puis directeur du théâtre de cour de l’impératrice Marie-Thérèse à partir de 1752 ; introducteur de l’opéra comique à Vienne. Victime d’une cabale, il démissionne en 1764, et revient à la diplomatie.

Giacomo Durazzo et son épouse

La distribution réunissait : Caterina Gabrielli dite la Coghetta, soprano (Armida), Francesca Gabrielli, soprano (Fenicia), Teresa Giacomazzi, soprano (Argene), Giovanni Manzoli dit Succianoccioli, castrat soprano (Rinaldo), Antonio Priori, castrat soprano (Artemidoro), Carlo Carlani, ténor (Idraote), Carlo Nurtola, ténor (Ubaldo).

Une nouvelle version fut représentée au teatro San Carlo de Naples le 30 mai 1763, et au théâtre San Salvatore, à Venise, le 28 mai 1767.

 

Personnages : Armida (soprano), Rinaldo (soprano), Idraote (ténor), Artemidoro (soprano), Ubaldo (ténor), Fenicia (soprano), Argene (soprano)

 

L’argument est tiré de la légende d’Armide, du Tasse, et plus directement de l’Armide de Philippe Quinault. La magicienne Armide est amoureuse de Renaud, le seul homme resté insensible à ses charmes. Renaud est près de succomber aux sortilèges d’Armide, qui le retient dans une île enchantée. Lorsque ses compagnons viennent l’exhorter à rester dans la voie de l’honneur et de la gloire, il se ressaisit et part avec eux. Armide, abandonnée, est engloutie dans la mer avec toute son île.

Cet opéra, l’un des plus réussis du compositeur, eut grand succès et marqua le début de la célébrité de Traetta. G. Durazzo y contribua en présentant le musicien à la cour de Vienne et dans les milieux cultivés, où il rencontra notamment Gluck.

 Marie-Caroline d’Autriche (*) possédait un manuscrit qui est aujourd’hui conservé à la Biblioteca del Conservatorio di musica S. Pietro a Majella de Naples.

 (*) Marie-Caroline d’Autriche (1752 – 1814), fille de l’empereur François Ier et de Marie-Thérèse, archiduchesse d’Autriche, épousa Ferdinand Ier, roi des Deux-Siciles

 

Représentations :

Martina Franca- Palazzo Ducale – juillet 2014 – Festival della Valle d’Itria – édition critique de Luisa Cosi – première exécution moderne – Orchestra Internazionale d’Italia – Coro della Filarmonica di Stato “Transilvania” di Cluj-Napoca – dir. Diego Fasolis – chef de choeur Cornel Groza – mise en scène Juliette Deschamps – décors Nelson Willmotte – costumes Vanessa Sannino – avec Roberta Mameli (Armida), Marina Comparato (Rinaldo), Federica Carnevale (Fenicia), Maria Meerovich (Artemidoro), Leonardo Cortellazzi (Idraote), Leslie Visco (Argene), Mert Süngü (Ubaldo)