CD La Senna Festeggiante (direction Martin Gester)

L’oeuvreLe compositeur

LA SENNA FESTEGGIANTE

La Senna festeggianteRéédition août 2003

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI

LIBRETTISTE

Domenico Lalli

 

ORCHESTRE Le Parlement de Musique
CHOEUR
DIRECTION Martin Gester

L’Age d’or Delphine Collot soprano
La Vertu Katalin Karolyi soprano
La Seine Stephan McLeod baryton

DATE D’ENREGISTREMENT juin 1997
LIEU D’ENREGISTREMENT Eglise Sainte-Geneviève – Versailles
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

EDITEUR Accord
DISTRIBUTION Universal
DATE DE PRODUCTION 1997 / juillet 2003 (collection “Rond-Point des Musiciens”)
NOMBRE DE DISQUES 2
CATEGORIE DDD

Critique de cet enregistrement dans :

Opéramag – septembre/octobre 2003

“En tant qu’oeuvre de célébration (représentée en plein air) commanditée (probablement ?) par l’ambassadeur de France à Venise pour marquer le début du règne de Louis XV, cette sérénade éveille avec une régularité constante (au disque du moins !) l’intérêt de nombreux interprètes familiers du Prêtre roux. Claudio Scimone en 1978 (Fonit Cetra), Rinaldo Alessandrini en 2001 (Opus 111), et plus récemment Robert King en 2002 (Hyperion) sont tombés sous le charme de cette allégorie baroque.

Le livret, qui relate l’errance de l’Age d’Or et de la Vertu retrouvant la félicité sur les rives accueillantes de la Seine, dépeint leurs sentiments délicats au fil d’un dialogue policé propre au genre de la Serenata, A l’instar de ses collègues (excepté Scimone, avec Lelia Cuberli et Siegmund Nimsgern), Martin Gester, qui effectue ici avec un effectif restreint un très remarquable travail sur la couleur instrumentale, est confronté à la difficulté maîtresse de l’ouvrage distribuer un trio vocal capable d’insuffler à cette partition sans intrigue un réel abattage. Stephan MacLeod (la Seine), malgré une vocalisation alerte, n’a ni la profondeur ni l’amplitude du rôle “fleuve “, le soprano tendre et svelte de Delphine ColIot (l’Age d’Or) frôle le contre-emploi, quant à Katalin Kàrolyi (la Vertu), elle semble avoir du mal à épanouir son timbre attendrissant mais instable. En dépit de son prix attractif, cette frêle Senna de 1997 aura du mal à tenir tête aux séduisantes et néanmoins imparfaites versions d’Alessandrini et de King !”

Répertoire – septembre 2003 – appréciation 7 / 10