Livietto e Tracollo

COMPOSITEUR Giovanni Battista PERGOLESI
LIBRETTISTE Tommaso Mariani
ENREGISTREMENT EDITION DIRECTION EDITEUR NOMBRE LANGUE FICHE DETAILLEE
1956 Giuseppe Morelli Period 1 italien
1995 Ennio Gerelli Fonit Cetra 1 italien
1994 1999 Massimo Zanetti La Bottega Discantica 1 italien
1996 1997 Sigiswald Kuijken Accent 1 italien
1996 2009 Sigiswald Kuijken Accent 1 italien

DVD

ENREGISTREMENT ÉDITION DIRECTION ÉDITEUR FICHE DÉTAILLÉE
1986 2002 Sigiswald Kuijken TDK
2010 2011 Ottavio Dantone Opus Arte

 

Intermezzo à deux personnages, représenté en même temps que l’opéra Adriano in Siria, le 25 octobre 1734, au Théâtre San Bartolomeo de Naples.

Cet intermède suscita de nombreuses adaptations, jouées sous des noms divers :

Il ladro finto pazzo, au Teatro Regio de Milan, en 1739 ; Il finto pazzo, sur un texte revu par Carlo Goldoni, au teatro San Samuele de Venise, en mai 1741 ; repris, en 1742, à Venise, avec des airs de Chiarini sous le titre Amor fa l’uomo cieco ; Il Tracollo, au teatro San Moisè de Venise, à l’automne 1744; Livietta, au San Moisè de Venise, durant le carnaval 1746 ; La finta polacca, à Rome, le 2 février 1748 ; Il ladro convertito per amore, à Venise, en 1750 ; Tracollo, medico ignorante, à l’Académie royale de Paris, le 1er septembre 1753, suivi du Médecin du village, avec Pietro Manelli (Tracollo, médecin ignorant), Anna Tonelli (Livie, jeune fille qui s’est sauvée de la maison de son père), Giuseppe Cosimo, basse (Sulpice, apothicaire), Nérine, bergère (rôle muet) ; Le Charlatan, parodie de Tracollo, medico ignorante.

 

Argument (Livietta e Tracollo)

Livietta jette son dévolu sur Tracollo, un brigand dont elle a décidé de se venger pour avoir volé et à moitié tué son frère.

 

Représentations :

Jesi – Festival – 10, 12 juin 2010 – Ensemble de l’Accademia Bizantina – dir. Ottavio Dantone – mise en scène Ignacio García – en intermède d’Adriano in Siria

 

Bologne – Teatro Communale – 29, 30 juillet 2010 – dir. Nicola Marasco – mise en scène Stefania Panighini – avec Mattia Campetti, Mariangela Sicilia

 

Jesi – Festival – 10, 12 juin 2010 – Ensemble de l’Accademia Bizantina – dir. Ottavio Dantone – mise en scène Ignacio García – décors Zulima Memba del Olmo – costumes : Patricia Toffolutti – lumières Ignacio Garcia et Fabrizio Gobbi – avec Monica Bacelli (Livietta), Carlo Lepore (Tracollo)

Forum Opera

“Intrigue apparemment simpliste, travestissement burlesque, roueries et allusions triviales, voire obscènes, rien ne manque à Livietta et Tracollo. Bien décidée à se venger de Tracollo, la crapule qui pour le voler a failli tuer son frère, Livietta se déguise en spadassin français. Avec l’aide d’une complice, elle réussit par une ruse à démasquer le malfaiteur. Ses supplications n’y changeront rien : il est promis à la prison et à la potence. Ainsi finit le premier intermède.

Après le deuxième acte d’Adriano in Siria, voici le second. Tracollo a échappé à la peine capitale en feignant d’être fou. Déguisé en astrologue il cherche des pigeons. Mais Livietta le reconnaît et prétend le faire arrêter. Alors que Tracollo se demande comment se débarrasser de cette enragée, elle feint d’être morte. Il commence par se réjouir, puis s’attriste, enfin se lamente. Alors elle reprend vie ; il jure de changer de vie et ils se promettent amour et fidélité.

Ce résumé ne peut évidemment pas donner la moindre idée de la saveur de cet entremets. Manifestement plus inspiré que par l’opéra seria, Ignacio Garcia tire tout le parti possible de l’espace disponible, l’avant-scène devant le rideau, des praticables en bord de fosse, des escaliers qui y descendent et même de l’allée centrale du parterre par laquelle Tracollo et son acolyte font une entrée des plus spectaculaires, le second en Sparafucile balafré et bossu qui essaie de rouler des mécaniques, le premier en souillon obèse berçant un poupon et cachant mal sa barbe derrière un voile. Dans la lumière a giorno du théâtre, la fantaisie des costumes colorés de Patricia Toffolutti ajoute au plaisir. Même le mur en ruine du décor de l’opera seria joue son rôle : Tracollo y prélève un crâne à qu’il interroge. Inutile de dire l’impact de cet effet référentiel !

Dans la peau de ces ennemis qui finissent par s’aimer – mais la quête de Livietta était – elle seulement, et vraiment guidée par l’esprit de famille ? – on applaudit deux interprètes vraiment excellents, par leur abattage vocal et scénique. Tant Monica Bacelli que Carlo Lepore se montrent ébouriffants, de drôlerie, de justesse, d’à propos : donner une telle impression de vie et de naturel, c’est vraiment du grand art ! D’autant que les parties ne sont en rien faciles, Pergolesi n’a pas écrit de la musique au rabais, bien au contraire, et son raffinement malicieux – le rythme chaloupé de l’entrée de Livietta, la déploration de Tracollo – est évidemment à la source de cette vie théâtrale.”

Prague – Kolowrat Theatre – 24 septembre 2005

Palma de Mallorca – Capella de La Misericordia – 15, 16, 17 avril 2005 – Solistes et Orchestre de Chambre de la Fundació Teatre Principal de Palma

Nice – Eglise Saint Martin – Saint Augustin – 8 et 10 février 2002 – dir. Gilbert Bezzina – avec Isabelle Poulenard, Philippe Cantor

Bruxelles – La Monnaie – Lunatheater – 12, 13, 14, 16, 17, 19, 20, 21, 22 et 23 novembre 1996 – La Petite Bande – dir. Sigiswald Kuijken – mise en scène Feruccio Soleriavec Nancy Argenta (Livietta), Werner van Mechelen (Tracollo), Enrico Maggi (Faccenda), Marie Kuijken (Fulvia)

Livietta e Tracollo

“Nancy Argenta, charmante Livietta, vocalisant joliment”…”le baryton belge Werner van Mechelen en Tracollo, au timbre plaisant et chantant avec musicalité”…”Patrizia Biccire brûle les planches en piquante Serpina, tandis que Donato Di Stefano fait preuve de souplesse vocale” (Opéra International – janvier 1997)
Opéra de Longbeach – 1994 – dir. Laurence Gilgore – mise en scène David Schweizer – décors Eugenie Krager, Adam Silverman – avec Patricia Prunty (Livietta), John Atkins (Tracollo)

 

Florence – Teatro Comunale – 3 novembre 1987 – mise en scène Roberto De Simone – avec R. Colosimo (Livietta), Pietro Spagnoli (Tracollo)

Mai Musical Florentin – 14, 16, 18 juin 1985 – dir. Marcello Panni – mise en scène Roberto De Simone – décors Mauro Carosi – costumes Odette Nicoletti – avec Valeria Baiano (Livietta), Silvano Pagliuca (Tracollo), Virgillio Villani (Faccenda), Rino Marcelli (Fulvia)

“De Simone a laissé libre cours à son imagination, et a traduit la truculence du langage populaire et l’invention de tout un peuple à son zénith culturel…Valeria Baiano et Silvano Pagliuca ont conjugué dons scéniques et musicaux avec beaucoup de métier.” (Opéra International – septembre 1985)

Sienne – 1946 – mise en scène Ines Alfani Tellini – décors et costumes Franco Zeffirelli