CD Orpheus ou Die wunderbare Beständigkeit der Liebe

COMPOSITEUR Georg Philipe TELEMANN
LIBRETTISTE d’après Michel du Boulay

 

ORCHESTRE Orfeo Barockorchester
CHOEUR
DIRECTION Michi Gaigg

 

Orasia Dorothee Mields
Orpheus Markus Volpert
Eurydice Ulrike Hofauer
Eurimedes Christian Zenker
Ismene Barbara Kraus
Pluto Reinhard Mayr
Cephisa Marelize Gerber

 

DATE D’ENREGISTREMENT 2012
LIEU D’ENREGISTREMENT
ENREGISTREMENT EN CONCERT

 

EDITEUR Deutsche Harmonia Mundi
DISTRIBUTION
DATE DE PRODUCTION 4 janvier 2013
NOMBRE DE DISQUES 2
CATEGORIE DDD

 

 

Critique de cet enregistrement dans :

Classica – février 2013 – appréciation 2 / 4

“À l’opéra de Hambourg, la plus grande ville de l’Empire germanique, le multilinguisme était de règle. L’italien – langue par excellence de l’opéra – se trouvait privilégié dans les arias, mais on conservait l’allemand dans les récitatifs afin de perrmettre au public de commprendre aisément l’intrigue. Dans son Orpheus, Telemann utilise également le français pour une petite partie des airs (souvent d’un caractère désesspéré) suite aux origines parisiennes du livret, lequel étoffe l’histoire simple du mythe en ajoutant le rôle d’Oresia, reine de Thrace prête à tout pour obtenir la main d’Orphée, et à l’origine des malheurs qui s’abattent sur lui. Le tropisme naturel du compositeur pour l’esthétique des « goûts réunis» répond à ce polyglottisme par une partition d’une grande innvention orchestrale.
La sécheresse des timbres insstrumentaux, des chanteurs corrrects – mais sans plus – et l’absence de traduction française du livret pénalisent cette intégrale. Michi Gaigg suit plus qu’il ne dirige les chanteurs. On aurait aimé une Orasia plus tragédienne que Dorothée Mields – même si elle possède toutes les notes du rôle – et un Orpheus plus rayonnant que Markus Volpert qui joue à fond la carte de l’ingénu inhibé. Tirent leur épingle du jeu la pétulante Cephisa de Marelize Gerber et la touchante Eurydice d’Ulrike Hofbauer. Vendu à prix moyen, c’est suffisant pour faire de cette nouveauté un deuxième choix honnête, mais trop peu pour surclasser l’enregistrement de référence dû à René Jacobs (Harmonia Mundi), entouré alors des plus grandes étoiles du firmament lyrique baroque (Roschmann, Trekel, Güra, Poulenard … ).”