Jupiter y Semele o El estrago en la fineza (zarzuela)

COMPOSITEUR Antonio de LITERES
LIBRETTISTE José de Cañizares
DATE DIRECTION EDITEUR NOMBRE LANGUE FICHE DETAILLEE
2003 Eduardo López Banzo Harmonia Mundi 2 espagnol

 

“Avant que l’opéra italien n’occupe le devant de la scène, la zarzuela est au début du XVIIIe siècle la forme de théâtre musical la plus appréciée en Espagne. Mi-parlés, mi-chantés, ces spectacles s’inspirent de la tradition scénique du Siècle d’or (d’où le mélange de comique et de sérieux), mais les influences musicales italiennes s’y font déjà sentir. Ce ne sont pas des chanteurs mais des comédiens (ou plutôt des comédiennes) qui jouent et chantent ces ouvrages dont le ton à la fois populaire et savant attire un public rebuté par le ton guindé de l’opéra italien.

Trois compositeurs incarnent cette tradition : Sebastian Duron, José de Nebra et Antonio de Literes, qui compose vers 1718 ce Jupiter y Semele, dont l’argument ne sera pas étranger à ceux qui connaissent la Semele de Haendel. Suivant la tradition, tous les rôles, sauf un, sont écrits pour des femmes et celui de Semele est exclusivement parlé.” (Le Monde de la Musique – septembre 2003)

 

“La zarzuela “Jupiter y Semele” fut d’abord créée le 9 mai 1718 au Teatre de la Cruz a Madrid. Elle est attribuée (Harmonia Mundi aurait dû souligner un peu plus ce fait) au majorquin Antonïo de Literes (1673-1747), qui fit ses études à l’école de la chapelle royale espagnole et devint son maître en 1706. Comme Acis, l’action centrale est tirée de la Métamorphose d’Ovide. Elle concerne l’amour fatal de Jupiter pour Sémélé, la fille de Cadmos, un amour détruit par la jalousie de Junon, la femme de Jupiter, ici aidée par un Cupidon courroucé. Tout en restant proche de la plupart des zarzuelas du début du XVIIIe siècle, la musique combine des influences espagnoles et italiennes, en fermant un mélange de récitatifs et d’airs do cape avec des dialogues parlés parsemés d’idiomes populaires espagnols. De manière générale, la musique est directe, attrayante et simple, bien que certaines parties musicales de Jupiter effleurent une veine plus émotive, notamment dans le chant funèbre qu’il chante a la suite de la mort de Semelé.” (Goldberg – décembre 2003)
Représentations :

Théâtre de Poissy – 11 mars 2006 – dir. Eduardo Lopez Banzo – avec Raquel Andueza, Nuria Rial, Lola Casariego (Cupido), Virginia Ardid (Semele, rôle parlé), Marina Pardo, Jordi Ricart (Cadmo, Satiro), José Hernandez Pastor

Caja de Las Flores – Palacio de la Granja – 28 juin 2003 – Al Ayre Espanol – dir. Eduardo Lopez Banzo

La Corogne – Teatro Rosalia Castro – Festival Mozart – 17 mai 2003 – Al Ayre Espanol – dir. Eduardo Lopez Banzo – mise en scène Carlos Martin – avec Ardiz, Almajano, Casariego, Rial