


| COMPOSITEUR | Jean-Philippe RAMEAU |
| LIBRETTISTE | Louis Fuzelier |
| ORCHESTRE | Orchestre Jean-François Paillard |
| CHOEUR | Ensemble Vocal A Coeur Joie de Valence |
| DIRECTION | Jean-François Paillard |
| Hébé, Emilie, Zaïre | Gerda Hartmann | |
| Bellone, Osman, Huascar, Ali, Don Alvar | Philippe Huttenlocher | |
| L’Amour, Phani, Fatime, Zima | Jennifer Smith | |
| Valère, Carlos, Damon | Louis Devos | |
| Tacmas, Adario | John Elwes |
| DATE D’ENREGISTREMENT | 1974 |
| LIEU D’ENREGISTREMENT | |
| ENREGISTREMENT EN CONCERT |
| EDITEUR | Erato |
| COLLECTION | |
| DATE DE PRODUCTION | 1974 (4 LP) /août 1994 / réédition 27 mai 2013) |
| NOMBRE DE DISQUES | 3 (version originale, d’après la reconstitution de Paul Dukas) |
| CATEGORIE | ADD |
Critique de cet enregistrement dans :
Opéra International – novembre 1994 – appréciation 1 / 5
« A l’évidence, Jean-Français Paillard n’a rien compris à ce divertissement qu’est le ballet héroïque. Son seul souci semble être de faire de la musique une simple bande sonore cinématographique, alors destinée à nous faire goûter l’intrigue au strict premier degré événementiel. Ce que nous entendons devient tout simplement du théâtre de boulevard, même pas de l’opéra de boulevard, car la musique en est absente. L’oreille n’a rien à savourer. Sans parler d’un orchestre aux cordes grasses et inertes, d’un choeur pachydermique et d’un plateau fort terne : Gerda Hartman bien serrée, Louis Devos hurlant ses aigus et bien souvent engorgé, Philippe Huttenlocher poussif comme à l’habitude. Heureusement, Jennifer Smith et John Elwes ont le mérite de submerger d’un tel naufrage. »
L’Avant-Scène Opéra – décembre 1982 – Les Indes galantes
« La version de Paillard moins inégale, plus nuancée que sa rivale (la version Malgoire, ndlr) est indéniablement plus « confortable » sur le plan musical, plus complète aussi. Elle replace Les Indes galantes dans la perspective somptueuse, un rien compassée parfois, du grand spectacle de cour. Les contours de cette musique souvent nerveuse et véhémente se trouvent adoucis, les contrastes dynamiques sont marqués, mais en revanche ils sont auréolés de façon persistante par la mélancolie qui imprègne les bosquets du parc de Versailles à la fin de l’été. Nul ne peut nier aujourd’hui que cette version élégante et nuancée fixe avec beaucoup de qualités une conception de l’interprétation de Rameau qui se trouve aujourd’hui dépassée mais qui garde musicalement et pour longtemps bien des charmes…Il faut écouter également la version de Paillard pour tout ce qu’elle récapitule et magnifie. »