CD Les Indes Galantes 1974

Edition 33 toursLes Indes Galantes
Réédition mai 2013

COMPOSITEUR Jean-Philippe RAMEAU
LIBRETTISTE Louis Fuzelier

 

ORCHESTRE Orchestre Jean-François Paillard
CHOEUR Ensemble Vocal A Coeur Joie de Valence
DIRECTION Jean-François Paillard

 

Hébé, Emilie, Zaïre Gerda Hartmann
Bellone, Osman, Huascar, Ali, Don Alvar Philippe Huttenlocher
L’Amour, Phani, Fatime, Zima Jennifer Smith
Valère, Carlos, Damon Louis Devos
Tacmas, Adario John Elwes

 

DATE D’ENREGISTREMENT 1974
LIEU D’ENREGISTREMENT
ENREGISTREMENT EN CONCERT

 

EDITEUR Erato
COLLECTION
DATE DE PRODUCTION 1974 (4 LP) /août 1994 / réédition 27 mai 2013)
NOMBRE DE DISQUES 3 (version originale, d’après la reconstitution de Paul Dukas)
CATEGORIE ADD

 

 

Critique de cet enregistrement dans :

Opéra International – novembre 1994 – appréciation 1 / 5

“A l’évidence, Jean-Français Paillard n’a rien compris à ce divertissement qu’est le ballet héroïque. Son seul souci semble être de faire de la musique une simple bande sonore cinématographique, alors destinée à nous faire goûter l’intrigue au strict premier degré événementiel. Ce que nous entendons devient tout simplement du théâtre de boulevard, même pas de l’opéra de boulevard, car la musique en est absente. L’oreille n’a rien à savourer. Sans parler d’un orchestre aux cordes grasses et inertes, d’un choeur pachydermique et d’un plateau fort terne : Gerda Hartman bien serrée, Louis Devos hurlant ses aigus et bien souvent engorgé, Philippe Huttenlocher poussif comme à l’habitude. Heureusement, Jennifer Smith et John Elwes ont le mérite de submerger d’un tel naufrage.”

L’Avant-Scène Opéra – décembre 1982 – Les Indes galantes

“La version de Paillard moins inégale, plus nuancée que sa rivale (la version Malgoire, ndlr) est indéniablement plus “confortable” sur le plan musical, plus complète aussi. Elle replace Les Indes galantes dans la perspective somptueuse, un rien compassée parfois, du grand spectacle de cour. Les contours de cette musique souvent nerveuse et véhémente se trouvent adoucis, les contrastes dynamiques sont marqués, mais en revanche ils sont auréolés de façon persistante par la mélancolie qui imprègne les bosquets du parc de Versailles à la fin de l’été. Nul ne peut nier aujourd’hui que cette version élégante et nuancée fixe avec beaucoup de qualités une conception de l’interprétation de Rameau qui se trouve aujourd’hui dépassée mais qui garde musicalement et pour longtemps bien des charmes…Il faut écouter également la version de Paillard pour tout ce qu’elle récapitule et magnifie.”