Solimano

COMPOSITEUR Johann Adolf HASSE
LIBRETTISTE Giovanni Ambrogio Migliavacca

 

Dramma per musica, sur un livret en trois actes de Giovanni Ambrogio Migliavacca, d’après Prospero Bonarelli, représenté à Dresde, au Hoftheater, le 5 février 1753.

Une reprise eut lieu le 7 janvier 1754 dans une version remaniée.

Personnages : Narsea (soprano), Emira, jeune perse prisonnière des Turcs (soprano), Osmino, fils de Solimano et de Rosselane (castrat soprano), Selim, fils de Solimano, d’un premier mariage (castrat alto), Solimano, Grand sultan de Turquie (ténor), Acomate (ténor), Rusteno, Grand vizir (basse)

 

Livret (en italien) : http://www.karadar.com/Librettos/hasse_solimano.html (plus disponible)

 

Représentations :

Dresde – Dresdner Musikfestspiele – 22 mai 1999 – dir. René Jacobs – mise en scène Georg Quander – décors Herbert Kapplmüller – avec Vivica Genaux (Selimo), Thomas Randle (Solimano), Camelia Stefanescu, Graciela Oddone, Ana Camelia Stefanescu, Eirian James, Timothy Robinson, Hanno Müller-Brachmann

Berlin – Staatssoper unter den Linden – 7, 9, 11, 13, 16, 18 février 1999 – Paris – Théâtre de la Ville – 16 mai 1999 – dir. René Jacobs – mise en scène Georg Quander – décors et costumes Herbert Kapplmüller) – chorégraphie Astrid Erlach – avec Vivica Genaux (Selimo), Ana Camelia Stefanescu (Narsea), Francesca Provvisionato (Osmino), Thomas Randle (Solimano), Robert Crowe (Acomate), Christopher Maltman (Rusteno), Gemma Bertagnolli (Emira)

 

“Ce Solimano, coproduction avec le Festival de musique ancienne d’lnnsbruck, où il fut antérieurement monté, fut dirigé avec la même enthousiaste et enthousiasmante maestria par René Jacobs, auteur de la réalisation musicale de la partition. Georg Quander suggère la sensualité orientale dans la scénographie abondamment figurative d’Herbert Kapplmüller, évocatrice d’une luxuriance et d’une oisiveté baudelairiennes…Originaire de l’Alaska, Vivica Genaux étonne certes par son timbre presque viril et son impétuosité, mais sa technique du chant orné semble encore plutât rudimentaire. Elle est cependant la seule à appor-er la fougue dramatique, la folie baroque, dans un ensemble de jeunes artistes essentiellement appliqués à l’exécution d’airs souvent fort ardus. Leur incapacité à insuffler vie aux longs récitatifs est responsable de la monotonie qui se dégage de nombreux passages. Les airs sont par contre passablement maîtrisés, et la soprano roumaine Ana Camelia Stefanescu rempotte un vif succès personnel dans le dernier, hérissé de difficultés, de ceux de Narsea. Les limitations compréhensibles de la distribution n’empêchent cependant pas de jouir de la pulsation baroque que la direction de René Jacobs maintient sans relâche. On lui est reconnaissant, à lui comme à Gilbert Deflo et Georg Quander, de l’intégrité d’une approche dénuée de vanité personnelle, respectant et faisant revivre l’esprit même de musiques trop longtemps négligées.”

Innsbruck – Festival de Musique ancienne – 16, 18, 20 août 1997 – Concerto Köln – dir. René Jacobs – mise en scène Georg Quander – décors Herbert Kapplmüller – avec Iris Vermillion (Selim), Judith Howarth, Thomas Randle (Solimano), Stephen Wallace (Osmino)

Berlin – 5 février 1753 – Berlin Radio Symphony Orchestra – RIAS Chamber Chorus -dir. Hanns-Martin Schneidt  extrait audio (Marcia alla turca, Viva il prode, viva il forte)