CD La Guirlande (2000)

LA GUIRLANDE

COMPOSITEUR Jean-Philippe RAMEAU
LIBRETTISTE Jean-François Marmontel

 

ORCHESTRE Les Arts Florissants
CHOEUR Choeur des Arts Florissants – Cappella Coloniensis (dir. Hiro Kurosaki)
DIRECTION William Christie

 

Zélide Sophie Daneman dessus
Myrtil Paul Agnew haute-contre
Hylas François Bazola basse

 

DATE D’ENREGISTREMENT 16 au 20 janvier 2000
LIEU D’ENREGISTREMENT Westdeutscher Rundfunk Köln
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

 

EDITEUR Erato
COLLECTION
DATE DE PRODUCTION avril 2001
NOMBRE DE DISQUES 2 ( Zéphyre)
CATEGORIE DDD

 

Critique de cet enregistrement dans :

Ramifications – juillet 2001

“La place de choix accordée au ballet dans l’opéra français qui s’affirme vers 1670, explique sans doute qu’au XVIIIème siècle, l’on parle encore de “ballets héroiques”, d'”opéras-ballets” ou, dans le cas qui nous occupe, d'”actes de ballets” où le chant l’emporte pourtant sur la danse. C’est en 1748 que Rameau représente avec succès son premier acte de ballet, Pygmalion, très prisé à l’opéra comme à la Cour de Louis XV. Ce succès l’encourage à la récidive, surtout à la fin de sa vie où il signe avec son complice, Jean-François Marmontel, plusieurs oeuvres d’une habile et efficace dramaturgie, d’une action simple et unique, propices à la fête et aux danses multiples, tant musettes, tambourins que contredanses. La Guirlande, donnée en 1751, raconte de façon typique une agréable pastorale : berger et bergère se sont jurés fidélité en tressant des guirlandes magiques qui ne se faneront qu’à l’incartade de leur artisan. Myrtil ne résiste pas à Amaryllis ; Zélide soulève l’imposture en découvrant la guirlande que son amant a déposée sur l’autel de Cupidon dans l’espoir qu’elle refleurisse. Amoureuse magnanime, elle y subtilise la sienne et avoue à Myrtil une trahison qu’elle n’a pas commise. Comme celui-ci refuse de la condamner, Cupidon sauve leur amour : les fleurs de la guirlande fanée s’épanouissent. De nombreux airs égaient les soliloques du poème tandis que danses légères en accélèrent plaisamment le rythme…La version enlevée de ces deux oeuvres sous la direction de William Christie réhabilite de subtils et inventifs morceaux de musique injustement méconnus ou dédaignés jusqu’ici. On regrettera pourtant l’incompréhensible diction des interprètes, peu convaincus des textes qu’ils prononcent. On y perd le sel et le charme suranné de cette époque à redécouvrir pourtant.”

Crescendo – été 2001 – appréciation 10 – Joker

“Un régal des plus rares”…”Les voix sont délicieuses, le choeur se tire à merveille de tâches ici asez limitées, et la Cappella Coloniensis prend le relais des Arts florissants”.

Opéra International – juillet 2001 – appréciation 5 / 5

“La distribution vocale est idéale, à commencer par Paul Agnew, dont le timbre clair et charmeur a gagné en densité et en expressivité. Sophie Daneman est ici fort intéressante : son style s’est enrichi de couleurs sensibles et humaines”

Répertoire – juillet 2001 – appréciation 10 – Recommandé

“On se demande quel chef français saurait actuellement défendre avec autant d’élégance et de profondeur le génial compositeur”…”Ici l’équilibre orchestral rend merveilleusement compte de la richesse harmonique et rythmique”…”On reste saisi par le naturel de l’émotion de Sophie Daneman et de Gaëlle Méchaly, et par la grâce de Paul Agnew. Le reste de la distribution ne mérite que des éloges et le choeur des Arts Florissants est en parfaite adéquation avec ce style alternant plénitude harmonique et noble vaillance. Une superbe découverte.”

Diapason – juillet 2001 – appréciation 4 / 5

 “Même si William Christie dirige un ensemble instrumental allemand, la légèreté gracieuse des danses, la fluidité des tempos, la saveur des tempos, la verve de la basse continue et le brio des choeurs ne peuvent que servir ces partitions délicates et naïvement féériques. Sophie Daneman et Paul Agnew (phrasés clairs, mélismes et ornements judicieux, prononciation acceptable) sont à leur affaire…”