DVD King Arthur

COMPOSITEUR Henry PURCELL
LIBRETTISTE John Dryden

 

ORCHESTRE Le Concert Spirituel
CHOEUR
DIRECTION Hervé Niquet
MISE EN SCÈNE Corinne & Gilles Benizio (Shirley & Dino)
COSTUMES Catherine Rigault
LUMIÈRES Jacques Rouveyrollis

 

Ana Maria Labin soprano
Chantal Santon-Jeffery soprano
Mélodie Ruvio mezzo-soprano
Mathias Vidal haute-contre
Marc Mauillon ténor
João Fernandes basse

 

DATE D’ENREGISTREMENT Opéra National de Montpellier
LIEU D’ENREGISTREMENT mars 2009

 

EDITEUR Glossa
DISTRIBUTION Harmonia Mundi
DATE DE PRODUCTION 5 novembre 2009
NOMBRE DE DISQUES 1
FORMAT NTSC Colour 16:9 – PCM Digital Stereo + DTS 5.0
DISPONIBILITE toutes zones
SOUS-TITRES EN FRANCAIS oui

 

 

Critique de cet enregistrement dans :

Opéra Magazine – janvier 2010 – appréciation 4 / 5

Classica – janvier 2010 – appréciation 4 / 5 et 1 / 5

“Pour : Oui, l’opéra peut être comique … Il arrive même que le public soit pris d’un fou rire général… Comme, par exemple, à l’Opéra de Montpelllier, en mars 2009, où fut capté ce spectacle ! Créé à Londres, en 1691, King Arthur d’Henry Purrcell est un divertissement, comme le rappelle le chef d’orchestre Hervé Niquet, qui connaît bien son sujet pour être déjà l’auteur d’un enregistrement audio de référence, pour le même éditeur (Glossa). Un tiers de muusique pour deux tiers du livret de John Dryden. Fantaisie, allégorie, danse, comédie, argument sans queue-ni-tête : il n’en fallait pas plus au chef et à son ennsemble Le Concert Spirituel pour traiter cet ouvrage à la façon d’une comédie musicale – genre anglo-saxon par excellence -, mais avec un savoir-faire à la frannçaise, entre opérette, théâtre de foire, caf conc’ et autres joyeuusetés à la Pierre Dac. Que se passe-t-i1 quand les Monthy Pyython rencontrent les Branquignols? Le Moyen-Âge du Roi Arthur devient une féerie déésopilante sous la baguette magique de Corinne et Gilles Benizio (alias Shirley & Dino), qui réalisent un coup de maître avec cette première mise en scène lyrique. Rien ne les arrrête, aucun temps mort. Tout virevolte et enchante: quelle bonne idée eut le chef d’orchestre d’aller leur proposer ce spectacle ! Du coup, Hervé Niiquet est propulsé lui aussi sur la scène, commentant le livret, poussant la chansonnette avec Monsieur Gilbert, un régisseur très « Gaston Lagaffe » ! On est éberlué par sa prestation et celle de ses musiciens. Comédien à part entière, il change de tenue à vue, fait chanter la salle et occcupe les intermèdes par de mulltiples facéties … Pourtant, rien de déplacé dans cet humour déchaîné, ces calembours à l’emporte-pièce et cette verve insensée. Tout s’enchaîne à merveille, grâce à une troupe de chanteurs et d’acteurs triés sur le volet. Filmé avec soin par Olivier Simonnet, cet extravagant et délicieux King Arthur- en soi, l’anthologique « scène du froid » justifie l’acquisition de ce DVD … -, réjouira petits et grands. Hautement recommandé, interdit aux grincheux et autres tristes sires.
Contre : Cela aurait pu durer cinq longues heures, annonce, l’air abattu, Hervé Niquet au public de l’opéra-comédie de Monttpellier. La musique de Purcell (une heure et demie maximum) s’inscrit en effet dans le théâtre de Dryden mais elle ne réserve pas une note aux rôles principaux et ne convoque que des personnnages secondaires (Grimbald et Philidel exceptés). Par ailleurs les liens entre les différents épisodes chantés ne permettent pas de suivre un récit cohérent. Fort de ce constat, les responsables de ce spectacle ont décidé de présenter une « version quelque peu colorisée » comme l’indique le chef. « Adaptation, conception et mise en scène : Corinne et Gilles Benizio (alias Shirley & Dino) » puis « Adaptation et direction musicale : Hervé Niquet » mentionne le verso de l’emballlage qu’il vaut mieux lire attentivement sous peine de douloureuses surprises. King Arthurn’est plus l’objet artistique mais devient le prétexte à une accumulation de gags tendance Benny Hill (les séquences en accéléré en moins). Entre chaque air, Hervé Niquet qui révèle un talent d’acteur et une verve comique jusque lors insoupçonnés, apostrophe Monsieur Gilbert, régisseur additionnant les bévues. Si la réussite de certaines séquences est évidente, l’univers si riche du King Arthur (la tendresse, la magie, la mélancolie, la fierté, le patriotisme) disparaît sous le rouleau compresseur du déconnage obligatoire. Quitte à compter parmi les « deux ou trois talibans » que René Koering, surintendant de la musique à Montpellier, veut « ignorer» comme il l’affirme dans le bonus, on reste très dubitatif. Qui veut découvrir la musique de Purcell par Niquet écoutera son disque publié par le même éditeur, bien mieux dirigé et mieux chanté.”

Diapason – février 2010 – appréciation 4 / 5

“C’est l’année Purcell, place aux cérémonies ! Dans un cimetière breton, un régiment de conscrits fait allégeance et s’en va bouter le Saxon. Entracte : le chef saute sur le plateau montrer son kilt. Tant qu’il y est, il va vous chanter L’Auberge du Cheval blanc. ” On a l’béguin, on a l’béguin pour ma silhouette, mon élégance, ma souplesse et mon maintien. On a l’béguin pour la couleur de mes chaussettes, mon frais sourire et mon profil athénien “. C’est bien lui. Acte II. Près d’un feu, les potes du Larzac qui ont fumé le rideau chantent du Dylan Tudor. A présent, le chef, avec Gilbert, technicien de surface qui signe aussi la mise en scène, va vous interpréter un duo montagnard de Georges Milton, le beau-frère de John: ” On aime le Tyrol, quand on est tyrolien “. Acte III, dit acte du Frigidaire. Poursuivi par l’innfirmière Roselyne, le roi gelé cherche un peu de chaleur humaine. Le Père Noël tombe de son caribou (© J. Savary inc.), on ne peut pas compter sur lui. Pas non plus sur deux skieurs scandinaves qui font surtout du ski. Acte IV. Pendant ce temps, Madame Arthur languit. Coup de veine, voilà le comte Ory et son valet Matti qui attise le barbecue (kiou, en breton). Le Pic Saint-Loup coule à flots. Chanson à boire. Quand le bataillon est gris, on salue sur un air de chaconne. En préambule, le chef avait annoncé que l’ouvrage provenait d’une époque merveilleuse où il n’y avait ni Internet ni Franck Dubosc “. Bon, c’est juste le contraire. La farce d’une époque merveilleuse qui adore Internet et Franck Dubosc. Shirley et Dino vous ont gagué ça au millimètre, tellement qu’on ne voit pas le temps passer. Leur show est à peu près à King Arthur ce qu’Une nuit à l’Opéra est au Trouvère ou Sacré Graal à Parsifal, et alors? Le Concert Spirituel a déjà gravé, sans image, une formidable version de la même œuvre pour le même éditeur (Glossa 2003). Et puis ça pétille là-dessous. Chœur, orchestre, solistes, machines rivalisent d’entrain. Harvey Nickey, en particulier, montre l’étendue de ses dons : animateur, acteur, bretteur, chanteur, chercheur, gobeloteur, distillateur, inspirateur, réducteur, communicateur, émulateur … Dans le genre fichez-moi la paix je fais ce qui me plaît, tout ça – navré de le dire – est bien moins pesant que l’Arthur étripé par messieurs Flimm et Harnoncourt à Salzbourg, seule alternative en DVD. Cocorico ! – Sorry. Cock-a-doodle-do !”