Il Palazzo incantato di Atlante, ovvero La Guerriera amante

COMPOSITEUR Luigi ROSSI
LIBRETTISTE Giulio Rospigliosi

 

Attione in musica en un prologue et trois actes, sur un livret inspiré d’Orlando furioso de L’Arioste, – représenté – avec grand succès – à Rome, au palazzo Barberini, le 22 février 1642.

Les cardinaux Francesco et Antonio Barberini avaient « débauché » Rossi, jusque là attaché aux Borghèse, en lui offrant une fonction de familiaris.

La représentation fit intervenir dix-huit chanteurs – dont les castrats Marc’Antonio Pasqualini (1614 – 1691), qui tenait le rôle de Bradamante, Loreto Vittori, qui tenait celui d’Angelica, Mario Savioni, de la Chapelle papale – pour tenir les vingt-quatre rôles, et dura sept heures. Le public admira la mise en scène d’Andrea Sacchi, assisté du peintre Gagliardi, les costumes, les machines théâtrales d’Appolonio Guidoni, les ballets et jeux de lumière.

L’œuvre présenta une nouveauté qui suscita de violentes discussions : un duo d’amour (Dopo l’ombra, ecco il sereno) que Francesco Barberini voulait voir chanter par un homme et une femme, et qui le fut finalement par le ténor Bianchi et le castrat Marc’Antonio Pasqualini.

Ce fut la production la plus ambitieuse montée par les Barberini, ceux-ci devenant persona non grata après la mort de leur oncle, le pape Urbain VIII, en juillet 1644, remplacé par Innocent X, de la famille – rivale – des Pamphili.

Reprise au Teatro del Sole de Pesaro en 1670.
Personnages : Gigante, le même que Atlante, sous diverses formes (basse) ; Angelica, éprise d’orlando (soprano) ; Orlando, épris d’Angelica (ténor) ; Atlante, maître du palais enchanté (contralto) ; Damigelle ; Bradamante, éprise de Ruggiero (soprano) ; Marfisa, magicienne (soprano) ; Ferrau (ténor) ; Sacripante (basse) ; Ruggiero, épris d’Angelica (ténor) ; Alceste (contralto) ; Fiordiligi, épouse de Brandimarte (soprano) ; Prasildo (soprano) ; Mandricardo, épris de Doralice (basse) ; Brandimarte (alto) ; Gradasso (basse) ; Olimpia (soprano) ; Choeur des Nymphes ; Choeur des Fantômes ; Doralice, éprise de Mandicardo ; Iroldo (ténor) ; Astolfo (ténor) ; un Chasseur (ténor) ; Nano (soprano), Eco, Finardo, Fioralba (soprano).

Prologue : le Peinture (soprano), la Poésie (soprano), la Musique (soprano), la Magie (soprano)

 

Synopsis

Le prologue fait intervenir la Peinture (soprano), la Poésie (soprano), la Musique (soprano) et la Magie (soprano)

Dans le palais magique du sorcier Atlante, chevaliers et dames païens et chrétiens cherchent leurs amants et compagnons perdus. Orlando cherche son Angélique, enlevée par le sorcier, alors que Bradamante cherche son amoureux captif Ruggiero. Lui, cependant, a rencontré Angélique et ainsi réveillé la jalousie de Bradamante. Les choses se compliquent encore par l’apparition de l’ anglais Astolfo, imperméable à l’amour, et, à l’instigation d’Atlante, objet de l’hostilité générale. Finalement, il y a une rencontre entre Atlante, déguisé en faux Ruggiero et Ruggiero lui-même, menant à la destruction des puissances magiques et du palais d’Atlante.
Livret (en italien)

http://www.intratext.com/IXT/ITA1605/

http://www.librettidopera.it/zpdf/palinc.pdf

 

Représentations :

Ludwigsburger Schlossfestspiele – 7, 8, 9 juillet 2011 – L’Arpeggiata – dir. Christina Pluhar – mise en scène Mimmo Cuticchio – avec Raquel Andueza (Angelica), Cyril Auvity (Ruggiero), Fulvio Bettini (Gigante), Luciana Mancini (Bradamante)

 

 

Théâtre de Poissy – 7 juin 2008 – L’Arpeggiata – Choeur de l’Arpeggiata et Maîtrise d’enfants de Versailles – dir. Christina Pluhar – avec Nura Rial, Deborah York, Dorothee Mields, Mayuko Karasawa, John Mark Ainsley, Philippe Jarrousky, Joao Fernandes, Christophe Dumaux, Amel Brahim Djelloud

  Torre Maggiore (Foggia) – Teatro Comunale – Conservatorio Statale di Musica « Niccolò Piccinni » – 1er novembre 1998 – direttore Annibale Cetrangolo – mise en scène Panaro – costumes Faur, Servili – avec Naviglio, Toma, Bucci, Potenza.