CD Il Combattimento di Tancredi e Clorinda (direction Aapo Häkkinen)

IL COMBATTIMENTO DI TANCREDI E CLORINDA

COMPOSITEUR

Claudio MONTEVERDI

LIBRETTISTE

Torquato Tasso (Le Tasse)

 

ORCHESTRE Helsinki Baroque Orchestra
CHOEUR
DIRECTION Aapo Häkkinen

Clorinda Monica Groop
Tancredi Ian Honeyman
Testo Petteri Salomaa baryton

DATE D’ENREGISTREMENT 2003
LIEU D’ENREGISTREMENT
ENREGISTREMENT EN CONCERT

EDITEUR Alba Records
COLLECTION
DATE DE PRODUCTION 11 octobre 2004
NOMBRE DE DISQUES 1 ( Motets – Monteverdi : Io son ferito ahi lasso passegiato, Lamento d’Arianna, Nigra sum, Currite populi – Cavalli : O quam suavis – pièces instrumentales de Francesco Rognoni, Aurelio Bonelli, Marco Uccellini, Giovanni Picchi, Giovanni Salvatore)
CATEGORIE DDD

 Critique de cet enregistrement dans :

Goldberg – février 2005 – appréciation 4 / 5

Pièce maîtresse du présent enregistrement, ce Combattimento importé du Nord surprend par un engagement qu’on n’attendait pas d’interprètes venus de latitudes aussi élevées. Lorchestre d’abord, à loisir visionnaire, enfiévré, endeuillé, et témoignant d’une latinité puisée aux meilleures sources (Alessandrini, Garrido). Ensuite le testa du Finnois Petteri Salomaa, conforté par un timbre de baryton qui fait paraître éprouvantes les voix de ténor trop souvent entendues dans le rôle. Outre une intuition dans la peinture du mot et des affi~tti guerriers ou affligés qui eût comblé le Crémonais lui-même (le necto tony au passage e resta e senza voce e moto”). A ses côtés, le Tancrède de Ian Honeyman et la Clorinde de Monica Groop – qui, deux plages plus loin, est impliquée dans un Lamento d’A nianna préférant la courbe lyrique au vertige des sens

– sont un peu en retrait, mais sans pour autant démériter.

Quant au reste du programme, partagé entre petits motets solistes (séduisante incarnation de Ian Honeyman dans le Nigra sum du Vespro de 1610, entre autres) et incises instrumentales, il nous permet surtout de goûter le savoir-faire de l’orchestre d’Helsinki dans une guirlande de Toccate, Sonate, Baili et Riccrcani où ses initiatives rythmiques, avec le don d’une vraie couleur baroque, font merveille (Sonata Nana de Marco Uccellini). D’autant que le chef Aapo Hàkkinen se montre claveciniste plein de ressources dans le Passe Mezzo virtuose du Vénitien Picchi. En tout état de cause, cet album est une révélation qui ne sera boudée ni des monteverdiens, ni des autres.