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IL COMBATTIMENTO DI TANCREDI E CLORINDA |

| COMPOSITEUR |
Claudio MONTEVERDI |
| LIBRETTISTE |
Torquato Tasso (Le Tasse) |
| ORCHESTRE | Concerto Italiano |
| CHOEUR | |
| DIRECTION | Rinaldo Alessandrini |
| Il Testo | Roberto Abbondanza | |
| Tancredi | Gianluca Ferrarini | |
| Clorinda | Rosa Fernandez |
| DATE D’ENREGISTREMENT | 1998 |
| LIEU D’ENREGISTREMENT | |
| ENREGISTREMENT EN CONCERT |
| EDITEUR | Opus 111 |
| DISTRIBUTION | Harmonia Mundi |
| DATE DE PRODUCTION | octobre 1998 |
| NOMBRE DE DISQUES | 1 ( Il Ballo del Ingrate) |
| CATEGORIE | DDD |
Critique de cet enregistrement dans :
Opéra International – mars 1999 – appréciation 5 / 5
“Cet enregistrement d’Il Combattimento et d’Il Ballo delle Ingrate est fort intéressant. A ceôé des deux grandes versions déjà existantes (celle, impérieusement et violemment dramatique, de Nikolaus Harnoncourt, et celle, inscrite dans l’art instrumental italien des débuts du baroque Italien, de Gabriel Garrido), elle apporte un regard novateur. Rinaldo Alessandrini prend réellement au pied de la lettre. l’appartenance de ces deux ouvrnges à un livre de madrigaux. Jamais il ne franchit la ligne jaune qui les éloignerait totalement du creuset musical et expressif dans lequel évolue le madrigal, si on l’entend dans toute son acception un genre unique qui a d’abord été polyphonique et illustratif, avant de gagner les rives de l’art monodique et représentatif. Le choix des timbres vocaux, l’énonciation déclamatoire et l’agogique laissent toujours percevoir une continuité avec les précédentes oeuvres de Monteverdi. Alessandrini n’envisage rien sous l’angle de la rupture, mais sous celui d’une irréversible et têtue évolution intérieure qui anima Monteverdi.
Dans Il Combattimento, Roberto Abbondanza est un réel narrateur ; il ne s’engage plus profondément dans l’expression que lorsque la figuration de l’écriture instrumentale l’y pousse (là où, par exemple, dans la version d’Harnoncourt, Werner Hollweg exprimait, du début à la fin et à s’en rompre la voix, la violence paroxystique de l’histoire qu’il racontait). Avec un timbre qui n’a pourtant rien d’exceptionnel, il maintient toujours l’auditeur en éveil par la subtilité et l’adéquation de se musicalité.”
Goldberg – été 1998 – note 5 / 5
“Ce qui frappe immédiatement dans ce Combattimento, en comparaison avec les versions de Harnoncourt (Teldec) et surtout de Christie (HM), c’est le flamboiement plastique d’Alessandrini. Une efficacité sobre, une économie qui cible l’essentiel. Le chef italien saisit l’urgence exaspérée du poème du Tasse où tout bascule et se précipite en une course inéluctable vers l’embrasement final et tragique. Le Combattimento du Concerto Italiano est une apocalypse, une hallucination collective où se joue tout le destin de l’humanité. La rage martiale atteint ici un embrasement grâce à la précision fiévreuse de l’orchestre, à l’implication remarquablement intelligible des chanteurs. Ce parti extrémiste s’appuie sur la création dans l’oeuvre, du stile concitato, style agité, véhicule de la passion paroxystique. Brûlures, vertiges, évanouissements, pâmoisons, et pour finir, horreur, solitude et misère. Le testo de Roberto Abbondanza est idéal: il raconte, témoigne, commente, s’engage. La vocalità est naturelle, l’articulation précise, dense, tendue, captivante. Il laisse à de rares occasion s’échapper l’extrême intensité du propos.”
Le Monde de la Musique – janvier 1999 – CHOC
“La réussite d’Alessandrini est d’abord celle de Roberto Abbondanza dans le rôle du narrateur. Celui-ci refuse le pathos mais pas l’émotion : superbe par sa diction et sa virtuosité, il incarne ce rôle avec une infinie noblesse”.