CD Tancréde (direction Malgoire)

TANCREDE

COMPOSITEUR

André CAMPRA

LIBRETTISTE

Antoine Danchet

 

ORCHESTRE Grande Ecurie et Chambre du Roy
CHOEUR The Sixteen
DIRECTION Jean-Claude Malgoire

Tancrède François Le Roux
Clorinde Daphné Evangelatos
Hermine Catherine Dubosc
Argant Pierre-Yves Le Maigat
Isménor Georges Reinhart
La Paix, Une Guerrière, Une Dryade Cathrine Alliot-Lugaz
Un Sylvain Dominique Visse
Une Bergère Alison Wells
Un Guerrier, un Magicien Andrew Murgatroyd
Un Magicien Christopher Royall
Un Magicien Jeremy White

DATE D’ENREGISTREMENT 1986
LIEU D’ENREGISTREMENT Festival d’Aix en Provence
ENREGISTREMENT EN CONCERT oui

EDITEUR W.E.A.
COLLECTION Erato
DATE DE PRODUCTION 1990
NOMBRE DE DISQUES 2
CATEGORIE
DISPONIBILITE oui

Critique de cet enregistrement dans :

Goldberg – octobre 2006 – appréciation 5 / 5

“Attention, chef d’oeuvre ! En 1702, à peine quinze ans après la mort dc Lully, plus de trente ans avant les premiers opéras de Rameau, Campra, avec sa troisième tragédie lyrique, fait oublier le premier, annonce le second et, même, anticipe sur Gluck par l’emploi bouleversant qu’il fait du recit accompagné, mêlant finesse française et pathos italien. La mort d’Argant, le monologue final de Tancrède comptent ainsi parmi les pages les plus puissantes du genre, tandis que la verve mélodique et le sens pictural du compositeur aixois lui permettent, par ailleurs, d’évoquer les bruissements sylvestres dans ‘Sombres forêts’, qui ouvre le prodigieux acte IV, tout comme le trajet erratique des larmes dans le ‘Cessez mes yeux’ d’Herminie. Si la partition regorge d’enchantements, elle renonce pourtant aux descentes divines comme au lieto fine. Autre originalité : les deux rôles principaux sont réservés a des voix graves, baryton et contralto. En Tancrède, Le Roux déploie la diction parfaite et les riches inflexions qui en font un incomparable interprète de mélodies ; son rival (Le Maigat), moins bien disant, n’est pas moins émouvant et Reinhart impose sa terrifiante présence au cours des rites démoniaques de l’acte I. Les dames sont hélas moins convaincantes – Evangelatos assez débraillée, Dubosc plutôt tendue – le choeur peu soigné, le continuo terne, et Malgoire, saisi en public, s’il réussit les pages pathétiques, fait moins d’étincelles dans les scènes d’action. Néanmoins, en dépit des coupures, l’un des fleurons incontournables de l’opéra français.”

Diapason – décembre 2001

“Le chef d’oeuvre de l’Orphée aixois, malgré une distribution hétérogène”.

Répertoire – octobre 2001 – appréciation : 6 / 10

“Cette interprétation n’est pas ce que l’on a fait de plus exceptionnel dans le genre, mais cette équipe a le mérite de révéler l’un des opéras les plus baroques et les plus colorés de l’après-Lully”.

 Opéra International – mars 1990 – appréciation 4 / 5

“Le rôle de Clorinde a été conçu pour Mlle de Maupin, à la voix rare de contralto. Seul le personnage d’Herminie se voit attribuer une tessiture de soprano, tandis que Tancrède correspond à un actuel baryton, les deux seconds rôles masculins devenant des basses…Cette couleur sonore, très particulière au regard des usages de la tragédie lyrique est ici parfaitement illustrée et soutenue par le timbre plein et coloré de Daphné Evangelatos, au vibrato intense. Du coup le Tancrède de François Le Roux infléchit quelque peu le climat guerrier et violent de l’intrigue en l’amenant à une dimension de sensibilité plus humaine. Le résultat final n’en est pas moins convaincant…Catherine Dubosc est une très émouvante Herminie…La Grande Ecurie et la Chambre du Roy ainsi que l’ensemble vocal The Sixteen donnent ce qu’il faut de liant et de décorum…”

 Guide de la musique ancienne et baroque

“La version publiée par Musifrance est celle que Jean-Claude Malgoire dirigeait au festival d’Aix-en-Provence fin juillet 1986, captée à cette occasion. Un compositeur aixois dans sa ville par un chef provençal : nous étions en droit d’attendre de cette rencontre une résurrection un peu plus idiomatique. Force est de constater que le style et l’art vocal des participants sont fort hétérogènes, que la basse continue court avec une regrettable monotonie sous certaines pages qu’on espérait plus émouvantes. Mais les chanteurs ont de beaux moments, l’orchestre est vivant, actif, et l’oeuvre ‘ au demeurant amputée de nombreuses pages et des rôles du Plaisir et de la Vengeance ‘ capitale.”