CD Perrica e Varrone

PERICCA E VARRONE

COMPOSITEUR

Alessandro SCARLATTI

LIBRETTISTE

 

ORCHESTRE

Orchestre Baroque de Savaria

CHOEUR
DIRECTION

Pal Németh

Pericca

Bernadett Wiedemann

mezzo-soprano

Varrone

Laszlo Jekl

basse

DATE D’ENREGISTREMENT

2008

LIEU D’ENREGISTREMENT
ENREGISTREMENT EN CONCERT

EDITEUR

Hungoroton

DISTRIBUTION

Abeille Musique

DATE DE PRODUCTION

2009

NOMBRE DE DISQUES

1 ( Leonzio ed Eurilla)

CATEGORIE

DDD

Critique de cet enregistrement dans :

 Diapason – septembre 2009 – appréciation 3 / 5

  “Bien que conntemporains des intermezzi de Hasse ou de Pergolèse, Perricca e Varrone (1714) et Leonnzio ed Eurilla (1724) ressortissent davantage que ces derniers aux saynètes ancillaires des opéras vénitiens du XVIIe : non seulement en qui concerne leur livret (faisant sans cesse allusion à l’action de l’opéra principal ») et leur structure (six brèves scènes intercalées entre les tableaux de Scipione nelle Spagne pour le premier, une seule insérée dans le troisième acte d’Attilio Regolo pour le second), mais encore en ce qui regarde la musique qui, malgré l’usage dominant du da capo, reste constamment tributaire des mouvements de la parole. C’est d’ailleurs ce qui gêne nos interprètes. Les chanteurs affichent des voix plutôt belles (le timbre de Wiedmann rappelle souvent celui de Banditelli) et, au moins dans les récits, font de louables efforts de diction. Mais, anticipant sur Rossini, Scarlatti exige ici un chant syllabique précipité, mêlé d’onomatopées, doublé d’incessants changements de rythme, tempo, champ lexial, autant d’idiomatismes qui semblent exiger des gosiers italiens – dans ce registre bouffe, seuls Antonio Florio et sa troupe en ont jusqu’ici triomphé.

Se fiant à la noblesse trompeuse des mélodies (par exemple, celle de« Col bastone »), Pal Németh joue les éteignoirs dans les airs, qui perdent leur scintillant caractère improvisé. Motivés l’un par l’autre et par le jeu du contrepoint, les chanteurs sauvent les duos, mais des instrumentistes bien pâles se chargent d’affadire le reste. Dommage, car, en plus d’être rare, ce répertoire apparaît des plus modernes…”