CD Orlando Furioso (direction Federico Maria Sardelli – 2002)

ORLANDO FURIOSO

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI

LIBRETTISTE

Gazzio Braccioli, d’après L’Arioste

 

ORCHESTRE Modo Antiquo
CHOEUR Coro da Camera Italiano
DIRECTION Federico Maria Sardelli

Orlando Anne Desler mezzo-soprano
Angelica Nicki Kennedy soprano
Alcina Mariana De Liso mezzo-soprano
Bradamante Lucia Sciannimanico mezzo-soprano
Ruggiero Thiéry Grégoire contre-ténor
Astolfo Martin Kronthaler baryton
Medoro Luca Dordolo ténor

 

DATE D’ENREGISTREMENT 14 au 24 juin 2002
LIEU D’ENREGISTREMENT Barga – Eglise del Santissimo Crocifisso
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

EDITEUR CPO
DISTRIBUTION Codaex
DATE DE PRODUCTION 29 mai 2008
NOMBRE DE DISQUES 3 (*)
CATEGORIE DDD

(*) version réduite éditée en 2003 sur 2 CD par la revue Amadeus

 Critique de cet enregistrement dans :

Diapason – juillet/août 2008 – appréciation 3 / 5 – technique 6 / 10

« Enregistré dans la foulée des représentations de juillet 2002 au festival Opera Barga, cet Orlando furioso est chronologiquement antérieur à la version Spinosi, référence actuelle qui révéla les talents dramatiques irrésistibles de Marie-Nicole Lemieux. La partition est dans les deux cas scrupuleusement respectée dans son intégralité, à ceci près que le personnage de Medoro, alto masculin chez Vivaldi, est transposé par Sardelli pour ténor (le modeste Luca Dordolo), seule entorse vénielle au matériel original.

Comme l’a confirmé se récente Atenaide, le chef florentin est un vivaldien savant et distingué, soignant un travail exceptionnel de finesse musicale et d’intelligence dramatique. Hèles, ce magnifique écrin ne présente qu’une gemme sans éclat. La frêle mais courageuse Anne Desler mobilise avec peine l’armure écrasante du paladin fou. Opéra singulier dans l’univers du Rosso, l’Orlando ‘ avec sa scène de la folie exigeant une vraie comédienne et les extensions faramineuses demandées à un mezzo-soprano doté d’un souffle inépuisable ‘ ne se construit pas, comme Griselda ou La fida ninfa, sur un plateau vocal équilibré, mais sur le rôle-titre. Dommage ! Thierry Gregoire croque un Ruggiero sensible et Lucie Sciannimanico une Bradamante délicieuse. L’Astolfo de Martin Kronthaler a de l’allure et même la fragile Angelica de Nicki Kennedy sait émouvoir. Mais supporter à la fois une Alcina ectoplasmique et un Orlando anémique est une tâche bien rude… « 

 

 

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