Psyche (Psyche, or the English Opera)

COMPOSITEUR Matthew LOCKE
LIBRETTISTE Thomas Shadwell
DATE DIRECTION EDITEUR NOMBRE LANGUE DISPONIBLE FICHE DETAILLEE
1995 Philip Pickett Oiseau Lyre 1 anglais oui

 

Masque pour la tragédie de Shadwell, en cinq actes, créé dans le théâtre de Dorset Garden de Londres, le 27 février 1675. Locke en composa toute la musique sauf les airs de fin d’acte, de Giovanni Battista Draghi. Il s’inspira de la tragédie-ballet de Lully, le livret intégrant toutefois des passages parlés, conformes au goût anglais.

La musique comporte onze morceaux, dont six liés à l’action, avec un accompagnement orchestral.

 

“Les musicologues demeurent fort indécis quand il s’agit d’identifier le premier opéra britannique. A en croire les initiateurs de cet enregistrement, ce Psyché de Locke serait l’heureux élu : le premier ouvrage scénique anglais à ne pas être qu’une succession de fragments théâtraux et d’une musique de scène. Il n’est toutefois pas né spontanément. L’empreinte française y est nette : il procède de la comédie-ballet Psyché, réalisée par un fameux trio de “librettistes” (Molière, Quinault et Corneille) et par le surintendant de la musique, Lully. Ayant assisté à ce spectacle en France et porté par une vague francophile, l’impresario anglais Betterton commanda donc un ouvrage similaire au poète Thomas Shadwell, et aux deux compositeurs Matthew Locke et Giovanni Battista Draghi.Locke eut la bonne idée de faire publier sa partie musicale, mais pas Draghi, dont la contribution a bel et bien disparu.” (Opéra International – juillet/août 1996)

 

“Décrit de façon significative par Locke comme un « opéra anglais en cinq actes », Psyche a été interprété pour la première fois par le somptueux théâtre de Dorset Garden le 27 février 1675. Locke s’est inspiré directement de la tragédie-ballet du même nom montée en 1671 par Lully, succès spectaculaire s’il en fut. Toutefois, afin de respecter le goût anglais, le livret de Thomas Shadwell intégrait des dialogues parlés.

Malgré la présence de Charles II et de sa cour à la première, malgré une production spectaculaire, une distribution énorme et une musique somptueuse (comprenant des instruments à vent, des trompettes et des percussions), le succès n’a pas été au rendez- vous pour cette œuvre qui imbrique musique et drame d’une façon tout à fait inhabituelle dans le théâtre musical anglais du XVIIe siècle. Après seulement huit représentations, Psyche a disparu du répertoire.” (Goldberg – printemps 2002)

 

Représentations :

dir. Anthony Rooley – première exécution moderne