Xerxes

DVD_Xerxes

COMPOSITEUR Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE Nicolato Minato

 

ORCHESTRE Orchestre et Choeur de l’English National Opera
CHOEUR
DIRECTION Charles Mackerras
MISE EN SCENE Nicholas Hytner
DÉCORS et COSTUMES David Fielding
LUMIÈRES Paul Pyant
Xerxès Ann Murray
Romilda Valerie Masterson
Arsamena Christopher Robson
Atalante Lesley Garrett
Elviro Christopher Booth-Jones
Ariodate Rodney Macann
DATE D’ENREGISTREMENT juin 1988
LIEU D’ENREGISTREMENT Coliseum – Londres
EDITEUR Arthaus
DISTRIBUTION Naïve
DATE DE PRODUCTION 3 octobre 2000 – réédition 19 juin 2012
LANGUE anglais
SOUS-TITRE EN FRANCAIS oui
DISPONIBLE toutes zones

Xerxes - réédition 2012

Critique de cet enregistrement dans :

  • Diapason – décembre 2001 – appréciation 5 / 5

“La couleur, la chaleur, la rondeur des mots italiens manquent cruellement…Musicalement, le travail est digne de l’ENO. Pas de stars mais des chanteurs solides, stylés, impliqués, Ann Murray en tête…La direction de Charles Mackerras, fluide, légère, semble aujourd’hui un peu maniérée…La production de Nicholas Hytner, fut créée en 1985 pour le tricentenaire de la naissance de Haendel. Reprise dix ans plus tard, elle déborde de jeunesse…L’arme absolue de Hytner, c’est l’humour et les spectateurs ne s’y trompent pas.”

  • Classica – septembre 2001 – appréciation : Recommandé

“Un des interprétations les plus convaincantes d’Ann Murray. Les autres voix sont autant de fleurs dans un jardin de délices : Valerie Masterson et Lesley Garrett rivalisent de sensualité, Christopher Robson fascine par l’éclat de son timbre et Jean Rigby ensorcelle par par la chaleur du sien”…” La scénographie est un enchantement, restituant avec le meilleur goût dans un cadre arcadien du XIIIe siècle quelques éléments de l’antiquité orientale.”

  • Répertoire – juillet 2001 – appréciation : à éviter

“Si on peut sauver du naufrage une partie de la distribution, la direction musicale et la pauvreté visuelle laissent perplexes”…”L’Opéra National Anglais ronronne mollement, aussi lourd dans l’élégie que dans les airs furieux du troisième acte, tandis qu’un clavecin ferraillant assène avec componction trilles et accords dans le plus pur style des années cinquante”…”Ann Murray tire son épingle du jeu…investissant l’espace scénique avec aisance et un sens théâtral puissant”…”La mise en scène…hésite constamment entre le second degré épuré, la référence à un dix-huitième siècle faussement badin à la Goldoni, ou les rires forcés d’un Cosi de troisième zone…Les protagonistes manquent cruellement de direction, et chacun se débrouille”…”Pleurage permanent, bande passante tronquée et stéréophonie sommaire…”

  • Le Monde de la Musique – juillet 2001 – appréciation 2 / 5

“Après avoir balayé l’intrigue (“monceau d’absurdités”) dans un texte accompagnant l’ouverture, Hytner se livre à une inénarrable parodie de film en costumes à l’anglaise”…”L’ouvrage est traduit en anglais par un plateau impeccable mais au style aussi peu italien que possible. On appréciera davantage le talent dramatique d’Ann Murreay ou de Valérie Masterson que leurs qualités vocales. Charles Mackerras dirige un orchestre un peu mou mais efficace et sans faille”.

  • Forum Opéra – août 2012

“Bien plus galant qu’héroïque, Serse se prêtait à merveille au second degré pratiqué par Hytner, sans doute mieux que tant d’autres opéras baroques où d’autres metteurs en scène rechercheraient désormais le gag à tout prix. Et le spectacle de l’ENO brillait aussi par l’extrême élégance de ses costumes – même si les perruques semblent aujourd’hui un peu démodées – et par le raffinement de ses décors associant les jardins anglais du XVIIIe siècle aux ruines de Persépolis (notamment un magnifique taureau ailé taillé dans un if). Scéniquement, le résultat n’a pas vieilli.Musicalement, en revanche, l’orchestre de l’ENO sonne bien vieillot. Dans ce répertoire, nos oreilles ont perdu l’habitude des instruments modernes, et d’une direction aussi tristounette. Bien que pionnier de l’exploration de la musique baroque dès la fin des années 1950, Charles Mackerras ne se fatigue guère pour donner vie à cette partition. Et il faut bien dire que la prise de son n’est pas des meilleures (ce DVD laisse également à désirer en matière de qualité de l’image, sans doute à cause du report à partir d’une vidéo captée par Thames Television, et aussi sur le plan du découpage, puisqu’il n’y a en tout et pour tout que trois plages correspondant à chacun des trois actes).Heureusement, il y a la distribution vocale ! Si l’on excepte le gros point noir que constitue Christopher Robson, contre-ténor au timbre ingrat, grand émetteur de notes fixes, les principaux rôles ne sont qu’enchantement. Avant de se prendre au piège du vedettariat Outre-Manche, Lesley Garrett était encore une délicieuse soprano légère dont le tempérament convenait parfaitement au personnage de petite sœur pimbêche qu’est ici Atalanta. Jean Rigby prêtait son beau timbre sombre et sa fougue à une déchirante Amastre. Et au sommet se rejoignaient deux générations de chanteuses anglaises : l’éblouissante Valerie Masterson, l’une des meilleures sopranos britanniques de l’après-guerre, trouvait avec Romilda un de ses derniers grands rôles ; dans les années 1970, la France l’avait applaudie à Aix-en-Provence dans de nombreux rôles, et à Garnier en Marguerite dans la production Lavelli, et elle serait Cléopâtre à Garnier en 1987. Sa cadette Ann Murray était, elle, à son zénith : voix glorieuse, assurance scénique, c’est pour elle qu’en 1993 l’ENO devait monter Ariodante et Covent Garden Mitridate. L’autre DVD de Serse actuellement disponible (EuroArts) a de tout autres arguments musicaux à faire valoir : la version originale en italien, d’abord, les Talens Lyriques et la direction de Christophe Rousset ensuite, l’excellent Arsamene d’Ann Hallenberg enfin, mais mieux vaut y oublier la mise en scène de Michael Hampe, alors que c’est l’esprit de Nicholas Hytner qui fait tout le prix de ce DVD Arthaus, qui continuera sans doute à être régulièrement réédité tant qu’aucun autre Serse ne réussira à charmer à la fois l’œil et l’oreille.”