CD Giulio Cesare Melodram

COMPOSITEUR
Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE
Nicola Haym

 

ORCHESTRE
Die Münchner Philharmoniker
CHOEUR
Chor des Bayerischen Rundfunks (dir. Wolfgang Schubert)
DIRECTION
Ferdinand Leitner

Julius Caesar Walter Berry contralto
Curio Hans Bruno Ernst basse
Cornelia Christa Ludwig contralto
Sextus Pompeius Fritz Wunderlich ténor
Cleopatra Lucia Popp soprano
Ptolemäus Carl Christian Kohn basse
Achillas Hans Gunther Nocker basse
Nirenus Max Pröbstl basse

DATE D’ENREGISTREMENT 1er juillet 1965
LIEU D’ENREGISTREMENT Radio bavaroise – Hercules Hall, Munich
ENREGISTREMENT EN CONCERT oui

EDITEUR Melodram
COLLECTION
DATE DE PRODUCTION 1989
NOMBRE DE DISQUES 3 (en allemand)
CATEGORIE AAD

Critique de cet enregistrement dans :

  •  L’Avant-Scène – Jules César – 1992

“Pour ce “live” qui fut l’un des derniers concerts de Fritz Wunderlich, il faut inscrire un préalable qui chercherait-là la vérité de Jules Caesar en est à cent lieux: la version est aIlemande de langue et “traditionnelle” de partition comme d’approche : la distribution respecte les schémas romantiques, l’orchestre et la direction de Ferdinand Leitner sont à l’opposé de la légèreté, du ton qui conviennent, et rappelent, en un peu moins carné peut-être, les fastes parallisantes de Richter. Mais sur tant d’irrémédiable contresens s’expose l’une des distributions les plus éblouissantes qu’on puisse concevoir pour ce chef-d’oeuvre qui les exige : on est même en fait un cran plus haut que chez Richter par le seul fait que Walter Berry a une voix de tribun et non d’intellectuel, et fait donc de Caesar un être de chair bien plus présent que Fischer-Dieskau. A ses côtés, une Cléopâtre de rêve par la chair, la lumière du timbre, le rire contenu, le plaisir évident de chanter : Lucia Popp. Un peu immature pour le personnage, elle règne de toute sa radieuse jeunesse d’alors. Christa Ludwig est évidemment une Cornelia superbe, aux moyens énormes, et à la sensibilité bouleversante. Et son fils expose, avec l’une des plus belles voix de ténor du siècle, la réelle impossibilité à être Sesto de tout ce registre justement. Le reste est parfaitement “abominable” car pas vraiment défendu par le même niveau de compétence artistique. Et il conviendra d’éviter soigneusement les récitatifs, bétonnés. Mais pour le plaisir du quatuor vocal dans ses oeuvres, le coffret est indispensable à tout amateur de chant.”