Bibliographie 2012

Naples en fête – Théâtre, musique et castrats au XVIIIe siècle Patrick Barbier – Grasset – 8 novembre 2012 – 315 pages – 19 €

“Au XVIIIè siècle, la vie bat son plein dans les ruelles de Naples. Du fond des théâtres, des opéras, de la Cour du roi et des Conservatoires, la musique des plus grands compositeurs se mêle en une infinie rumeur. C?est le beau siècle napolitain. Celui des arts, de la création et des chantiers grandioses. La fête est partout. De la rue aux institutions, l’art n’est jamais cloisonné, mais toujours vivant. Carnaval et bals populaires fleurissent aux côtés des prestigieux opéras buffa et des sensationnelles divas du seria. C’est aussi et surtout la période glorieuse des castrats, fleur de la production musicale italienne, qui connaissent alors leur apogée.
Il faudra au Roi Charles Bourbon peu de temps pour exacerber la splendeur de cette terre nouvellement libre après des siècles de soumission à des puissances étrangères, et lui offrir une renommée culturelle extraordinaire.
Avec ce livre lyrique qui est aussi un hommage, Patrick Barbier compose à Naples l’insoumise son plus bel écrin.” (Présentation éditeur)
“Au fait des rapports entre musique et histoire, Paatrick Barbier – qui s’est déjà penché, entre autres, sur une histoire des castrats – retrouve l’Italie, son sujet faavori. Cette fois, c’est l’apogée artistique du royaume de Naaples au XVIIIe siècle qu’il aborrde: intronisation du roi Charles de Bourbon le 10 mai 1734, compositeurs de renom (Pergolèse, Caldara, Cavalli, Haendel, Leo, Durante, Porpora … ), interprètes adulés, puissance de l’opéra buffa et seria, de la musique religieuse (près de 400 églises en activé à Naples à l’époque !), mais aussi carrnavals et bals populaires incessants constituent le théâtre grandiose et quotidien d’une Naples redorée par la plume de l’auteur.” (Classica – décembre 2012)


Directeur de l’Opéra après Lully Mémoires imaginaires de Jean-Nicolas de Francine (1687 – 1692)Claude-Jean Nébrac – BoD – mai 2012 – 232 pages – 15 €

“Curieux destin que celui de Jean-Nicolas de Francine, issu d’une famille de fontainiers florentins, appelés en France pour embellir les jardins royaux !
Devenu le gendre de Jean-Baptiste Lully, il se retrouva, à la mort de ce dernier, à la tête de l’Académie royale de musique.
Une charge prestigieuse, mais exposée aux jalousies, aux critiques, aux cabales, sans compter d’inextricables difficultés financières, qu’il devait pourtant assumer avec habileté pendant plus de quarante ans.
L’auteur confie à Jean-Nicolas de Francine lui-même le soin de raconter, sous forme de Mémoires imaginaires, sa jeunesse, la mort de Jean-Baptiste Lully, et la vie de l’Opéra durant les cinq années qui s’ensuivirent (1687 – 1692).” (Présentation)
“Claude Jean Nébrac continue son bonhomme de chemin en nous proposant une nouvelle fiction historique, cette fois en imaginant les mémoires de Jean-Nicolas de Francine, qui, à la mort de son beau-père, Jean-Baptiste Lully, lui succéda, avec des hauts des bas, des éclipses, à la direction de l’Académie royale de musique (l’Opéra).
À la manière des anciens historiens, l’auteur a rassemblé une abondante documentation, qu’il a « judicieusement » disposée, en imaginant jointages et articulations, dans un souci de crédibilité.
Jean-Nicolas de Francine appartient à une famille de serviteurs de la couronne, spécialisée dans les fontaines et l’aménagement des jardins et des parcs.
C’est une charge difficile, parce que l’Opéra, vitrine idéologique, n’est pas une entreprise rentable, d’autant que le système des privilèges commence à figer toute la société.
Mais en bon romancier, c’est plutôt dans les jalousies, les cancans, dans le petit opéra de la vie de cour que Claude-Jean Nébrac va chercher les leviers de sa plaisante narration.” (Musicologie.org)


La Camargo, 1710-1770 Gabriel Letainturier-Fradin – Ernest Flammarion – 1908 – 386 pages – réédition en fac simile – Ulan Press – 23 septembre 2012

La Camargo - réédition Ulan Press


La Maupin, 1607 – 1707, sa vie, ses duels, ses aventures Gabriel Letainturier-Fradin – Ernest Flammarion – 278 pages – 1904 – réédition en fac simile – Ulan Press – 23 septembre 2012