CD Armida Abbandonata

ARMIDA ABBANDONATA

Armida Abbandonata

COMPOSITEUR

Niccolo JOMMELLI

LIBRETTISTE

F. Saverio De’Rogati

 

ORCHESTRE Les Talens Lyriques
CHOEUR
DIRECTION Christophe Rousset

Armida Ewa Malas-Godlewska soprano
Rinaldo Claire Brua mezzo-soprano
Tancredi Gilles Ragon ténor
Rambaldo Laura Polverelli mezzo-soprano
Erminia Véronique Gens soprano
Ubaldo Patricia Petibon soprano
Dano Claire Perrin soprano

DATE D’ENREGISTREMENT 24 juillet au 2 août 1994
LIEU D’ENREGISTREMENT
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

EDITEUR Fnac Music
COLLECTION
DATE DE PRODUCTION janvier 1995
NOMBRE DE DISQUES 3
CATEGORIE DDD

  Critique de ce disque dans :

http://perso.wanadoo.fr/alexandre.s/baroque.htm

 « une interprétation fort honorable d’une oeuvre par trop méconnue »

Opéra International – mars 1995 – apréciation 2 / 5

« Christophe Rousset a eu raison de sortir de l’oubli cet autre visage de la magicienne Armide…Mais cet acte de culture…ne sert malheureusement pas la cause d’une éventuelle résurrection de l’immense répertoire lyrique de Jommelli…Comment croire en cette succession d’airs baroques, conçus pour l’une des écoles de chant les plus flamboyantes de l’histoire, quand on les confie à des solistes à peine acceptables ? Lorsque l’essence même de la musique n’est pas respectée, lorsque l’auditeur ne peut plus identifier le style de l’ouvrage, il devient difficile de comprendre la portée du message musical de l’auteur…En 1995, peut-on encore, par exemple, négliger les récitatifs ?..Lorsque l’on passe à l’air proprement dit, les chanteurs qui ont, malgré tout, fait un petit effort pour soigner leur prononciation jusque-là, perdent soudain le contrôle de leur émission et, gênés par leurs tessitures respectives, s’expriment dans une langue parfaitement inintelligible, qu’ils soient français ou ita-liens d’ailleurs, comme Laura Polverelli…Gilles Ragon est celui que l’on comprend le mieux ; même si son Tancredi manque d’incisivité, de mordant et de fierté, il sait par moments vocaliser avec une certaine aisance et un aplomb indéniable, en dépit d’une absence d’assise dans le médium parfois flagrante. Véronique Gens, voix pauvre en harmoniques, campe une bien pâle Erminia, Claire Brua n’émergeant du brouillard que par la mauvaise qualité de son timbre et ses sonorités rigides, rêches, souvent « dans les joues ». Laura Polverelli (Rambaldo) possède une jolie voix, sombre et ample dans le médium, malheureusement affligée de duretés imputables à une émission un peu trop gutturale. Ewa Malas-Godlewska, très présente dans les récitatifs, recrée par instants la personnalité complexe et ambigue de la magicienne ; mais sa manière fort peu orthodoxe de vocaliser, ses sonorités fixes plutôt gênantes dans ce type de répertoire, retirent beaucoup d’impact à son incarnation. Réellement modestes, le Dano de Cécile Perrin, voix hésitante et fragile, dépourvue du moindre sens du phrasé, et l’Ubaldo incertain et instable d’une Patricia Petibon très limitée sur le plan technique. »

Le Monde de la Musique – mars 1995 – appréciation 4 / 5 – technique 8,5

« On admire la lecture parfaitement maîtrisée de Christophe Rousset : tempos toujours judicieux, exploration habile et systématique de l’écriture orchestrale, intelligence à privilégier le métier des chanteurs. Le choix de la distribution vocale est une réussite…Dans une parfaite cohérence de style, le couple Ewa Malas-Godlewska et Claire Brua brille par une totale identification dramatique avec les personnages. Gilles Ragon est un intelligent Tancredi et la plaisante Véronique Gens trouve le ton juste pour Erminia. »