CD Armide (1983)

ARMIDE

Armide

COMPOSITEUR

Jean-Baptiste LULLY

LIBRETTISTE

Philippe Quinault

 

ORCHESTRE Ensemble Vocal et Instrumental de la Chapelle Royale
CHOEUR
DIRECTION Philippe Herreweghe

Armide Rachel Yakar soprano
Renaud Zeger Vandersteene ténor
Phénice, la Gloire Danièle Borst soprano
Sidonie Suzanne Gari soprano
La Sagesse, une Nymphe des Eaux Greta de Reyghere soprano
Hidraot Ulrich Cold basse
Ubalde, Artémidore Martin Egel baryton
Le Chevalier danois, un Amant fortuné Guy de Mey ténor
Aronte, la Haine Ulrich Studer baryton
Une Bergère héroïque Isabelle Poulenard soprano

DATE D’ENREGISTREMENT janvier 1983
LIEU D’ENREGISTREMENT Studio 103 – Radio France – Paris
ENREGISTREMENT EN CONCERT non

EDITEUR Erato
COLLECTION RCA
DATE DE PRODUCTION 1983
NOMBRE DE DISQUES 2
CATEGORIE 30 cm

Actes I, II, III et V

 

Critique de cet enregistrement dans :

Le Monde de la Musique – novembre 1992 – interview de Philippe Herreweghe

« Ma rencontre avec Armide remonte à 1983. Radio France désirait produire une tragédie lyrique de Lully en version de concert. Il se trouvait que le Président de la Chapelle royale, Philippe Beaussant, avait réalisé une partition d’Armide…La musique ancienne, particulièrement en France, était plutôt marginale…Les chanteurs baroques n’étaient pas habitués à se produire dans de grands espaces…Aussi le résultat fut-il décevant. Sans parler du disque qui suivit qui est sans doute mon plus mauvais. »

L’Avant-Scène Opéra« Atys » – 1987

…une résurrection que Philippe Herreweghe et la Chapelle Royale placent sous le signe du faste sonore et des exigences de la musicologie. Les qualités qui ont fait la réputation de l’ensemble s’y retrouvent certes. Mobilité des tempi, plasticité et vigueur du choeur (dont la fonction est essentielle ici), sensibilité de l’orchestre, justesse de style des solistes, enfin, à l’aise dans cette déclamation lullyste qui faisait problème, peu d’années plus tôt, pour plus d’un chanteur de l’Alceste enregistré par Malgoire : tous les atouts semblent a priori réunis pour faire de ce scrupuleux travail une manière d’idéal pour le petit monde des baroqueux. Demeure pourtant, l’audition terminée, comme une curieuse impression de distanciation, comme si la ferveur du chef belge s’était banalisée et, du même coup, l’émotion qui dit l’amour, le drame, la haine. Ceci posé, il faut connaître cet album où l’on retrouve le coup de patte de l’artisan Herreweghe, son aisance à faire vivre les rythmes et les sons. Avec un autre atout majeur, l’homogénéité d’une distribution dominée par Rachel Yakar, belcantiste virtuose, mais surtout crédible, tout ensemble guerrière et fragile…Au-delà du mythe revisité de la diva (l’air fameux : »Enfin,il est en ma puissance… »), l’interprète nous prouve que le classicisme n’est jamais, en définitive, « que la corde la plus tendue du baroque ».

Opéra International – octobre 1983 – appréciation 3 / 5

« Nouvelle première mondiale consacrée à la plus parfaite oeuvre lyrique de ce grand créateur de l’opéra lyrique en France »… »La distribution est dominée par l’Armide de Rachel Yakar dont la voix ample, au timbre chaleureux et à la diction parfaite, convient à merveille à la magicienne prise au piège de l’amour. Dans Renaud, Zeger Vandersteene déploie une voix souple »… »Le reste de la distribution nombreuse est du même niveau artistique…