ULISSE ALL'ISOLA DI CIRCE

Ulysse dans l'île de Circé

COMPOSITEUR

Gioseffo ZAMPONI
LIBRETTISTE

Ascanio Amalteo
     

Dramma musicale sur un livret d'Ascanio Amalteo.

Ce fut le premier opéra italien représenté à la cour de Bruxelles, dans la grande salle du palais, le 24 février 1650, pour célébrer le mariage de Philippe IV d’Espagne avec Marie-Anne d’Autriche.

Il avait été commandé par l'archiduc Léopold Guillaume, dont Marie Anne était la nièce.

Il incluait le Ballet du monde, de Giovanni Battista Balbi. Ce dernier, après avoir chorégraphié la repésentation de l'Orfeo de Rossi à Paris, en 1647, avait été appelé à Bruxelles par l'archiduc Léopold-Guillaume, en tant que ingeniero de perspectivas y danzas.

La partition est conservée à Vienne, transcrite par la musicologue Sigrid T’Hooft.

L’oeuvre compte neuf changements de décors et de nombreuses machines impressionnantes, dont les chars de Neptune et de Vénus, les nuées de Mercure, d’Apollon, de Mars, de Pallas et de Vénus, le vaisseau d’Ulysse, le vol de Mercure, l’aigle de Zeus et les statues qui se transforment en hommes. A la fin du prologue, le premier ballet représente les nations d’Europe : entre d’abord un groupe de Suisses précédé de Bacchus, puis des Vénitiens accompagnés de Thétis, enfin Saturne escorte une troupe de Finlandais. Après le premier acte, le second ballet figure les nations d’Amérique : Junon introduit un groupe de mineurs péruviens, Zéphir accompagne des Mexicains et Flore escorte des habitants de la Floride. Le troisième ballet représente les nations d’Afrique : les Egyptiens sont guidés par Pallas, Prométhée conduit une troupe de pirates mauritaniens et Apollon escorte un groupe d’Ethiopiens. A la fin du troisième acte, c’est au tour des nations d’Asie de danser : Cupidon introduit une troupe d’Amazones, des Chinois sont précédés de Protée et Pomone guide un groupe d’Ottomans. Le grand ballet final est interprété par les héros de toutes les nations, conduits par Jupiter. Ce spectacle somptueux fut redonné deux jours plus tard.

 

L'ouvrage connut un grand succès, et cinq ans après, en 1655, la reine Christine de Suède le fit représenter à l'occasion de son séjour à Bruxelles où elle était venue abjurer la foi protestante et se convertir au catholicisme.

Oublié, il fut exhumé à l'initiative de Philippe Beaussant par l'Ensemble Clématis, dirigée par Stéphanie de Failly, qui fit appel à Leonardo Garcia Alarcon pour la reconstitution de la partition, l'instrumentation et le choix du continuo.

 

 Représentations :

 

 

 

 

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