ULISSE ALL'ISOLA DI CIRCE

Ulysse dans l'île de Circé

COMPOSITEUR

Gioseffo ZAMPONI
LIBRETTISTE

Ascanio Amalteo
     

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE

2014

Leonardo Garcia Alarcon

Ricercar

italien

Dramma musicale sur un livret d'Ascanio Amalteo.

Ce fut le premier opéra italien représenté à la cour de Bruxelles, dans la grande salle du palais, le 24 février 1650, pour célébrer le mariage de Philippe IV d’Espagne avec Marie-Anne d’Autriche.

Il avait été commandé par l'archiduc Léopold Guillaume, gouverneur des Pays-Bas, dont Marie Anne était la nièce.

Il incluait le Ballet du monde, de Giovanni Battista Balbi. Ce dernier, après avoir chorégraphié la repésentation de l'Orfeo de Rossi à Paris, en 1647, avait été appelé à Bruxelles par l'archiduc Léopold-Guillaume, en tant que ingeniero de perspectivas y danzas.

La partition est conservée à Vienne, transcrite par la musicologue Sigrid T’Hooft.

L’oeuvre compte neuf changements de décors et de nombreuses machines impressionnantes, dont les chars de Neptune et de Vénus, les nuées de Mercure, d’Apollon, de Mars, de Pallas et de Vénus, le vaisseau d’Ulysse, le vol de Mercure, l’aigle de Zeus et les statues qui se transforment en hommes. A la fin du prologue, le premier ballet représente les nations d’Europe : entre d’abord un groupe de Suisses précédé de Bacchus, puis des Vénitiens accompagnés de Thétis, enfin Saturne escorte une troupe de Finlandais. Après le premier acte, le second ballet figure les nations d’Amérique : Junon introduit un groupe de mineurs péruviens, Zéphir accompagne des Mexicains et Flore escorte des habitants de la Floride. Le troisième ballet représente les nations d’Afrique : les Egyptiens sont guidés par Pallas, Prométhée conduit une troupe de pirates mauritaniens et Apollon escorte un groupe d’Ethiopiens. A la fin du troisième acte, c’est au tour des nations d’Asie de danser : Cupidon introduit une troupe d’Amazones, des Chinois sont précédés de Protée et Pomone guide un groupe d’Ottomans. Le grand ballet final est interprété par les héros de toutes les nations, conduits par Jupiter. Ce spectacle somptueux fut redonné deux jours plus tard.

 

L'ouvrage connut un grand succès, et cinq ans après, en 1655, la reine Christine de Suède le fit représenter à l'occasion de son séjour à Bruxelles où elle était venue abjurer la foi protestante et se convertir au catholicisme.

Oublié, il fut exhumé à l'initiative de Philippe Beaussant par l'Ensemble Clématis, dirigée par Stéphanie de Failly, qui fit appel à Leonardo Garcia Alarcon pour la reconstitution de la partition, l'instrumentation et le choix du continuo.

 

 

"Le spectacle fut somptueux et l’œuvre grandiose, demandant pas moins de neuf changements de décors et des machines impressionnantes pour parvenir à rendre les chars de Neptune, les nuées de Mercure, d’Apollon, le vaisseau d’Ulysse ou les statues qui se transforment en hommes. L’opéra écrit sur un livret d’Ascanio Amalteo s’inspire de l’Odyssée d’Homère. Il n’a jamais été publié et n’existe que sous la forme de manuscrit : l’un complet est conservé à la Bibliothèque nationale de Vienne, l’autre incomplet est également à Vienne mais sa copie est conservée au Conservatoire de Bruxelles. La partition s’accompagne de quinze gravures qui nous montrent les décors et les changements de scène de cette œuvre qui connut un grand succès et qui est représentative de l’opéra tel qu’il se développait au milieu du XVIIème siècle." (Musiq3)

 

Le livret impirmé à Bruxelles par Hubert Antoine-Velp, est intitulé : Ulisse nell'isola di Circe : drama musicale in applauso alle nozze Augustissime della Maesta´ di Filippo Re´ di Spogna et Maria Anna di Austria, rappresentato nella sala regia di Brusselles, l'anno 1650.

 

 Représentations :

 

 

"Bruxelles, Festival du Sablon, 29 avril 2006. À la tête de "son" Ensemble Clematis et d'un petit groupe de chanteurs, Leonardo García Alarcón dirige - pour la première fois depuis l'unique reprise de 1655 - ce qui fut le premier opéra joué dans la capitale brabançonne, Ulisse all'isola di Circe, écrit par l'assez obscur Gioseffo Zamponi (c.1600/1610-1662) le 24 février 1650, en l'honneur des noces de Philippe IV d'Espagne et Marie-Anne d'Autriche. 1650, ce n'est après tout que neuf années après l'Incoronazione di Poppea, et treize après l'ouverture du premier "théâtre lyrique" à Venise, ce qui n'attribue pas aux Pays-Bas un si honteux bonnet d'âne... d'autant que l'ouvrage en impose ! Marqué par les styles vénitien (Zamponi venait manifestement de séjourner sur la Lagune) et romain, il a pour lui une matière abondante (plus de deux heures et demie) et de très haute qualité - ce qui n'a pas échappé au chef argentin, dès lors désireux de le remettre sur le métier, nanti d'une équipe plus pléthorique.

L'occasion vient de lui en être fournie par l'infatigable Jérôme Lejeune, dans la perspective bien sûr d'un report discographique auprès du label Ricercar (1) : c'est à l'issue des séances d'enregistrement, à la Salle Philharmonique de Liège, qu'Alarcón a pu, le 26 février dernier, proposer cette fois Ulisse avec l'effectif conséquent que les sources ont relevé lors de la création. C'est ainsi qu'y ont été réunis la Cappella Mediterranea, des solistes du Chœur de Chambre de Namur et l'Ensemble Clematis. Parmi les chanteurs, du beau linge venu en droite ligne du Vespro a San Marco et du Diluvio Universale : Mariana Flores, Fernando Guimarães, Caroline Weynants, Matteo Bellotto... aux côtés des mêmes Ulysse et Circé qu'en 2006, Furio Zanasi et Céline Scheen. S'y associent des pointures telles que Sergio Foresti et Dominique Visse ; et encore, une jeune pousse du nom de Zachary Wilder."

 

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