1900 : la desserte de Porquerolles est assurée par le Jean d'Agrève.
1900 (novembre) : dans la nuit du 26 au 27, le Michel C, petit caboteur à vapeur français, de 40 mètres, construit en Irlande en 1866, transportant de la bière et de la farine, est abordé dans le brouillard par l'Amphion, autre caboteur de la même compagnie. Il coule en mois d'une minute et demie, juste au sud de l'île du Grand Ribaud, par - 39 mètres. Onze des douze hommes d'équipage ont le temps de passer sur l'Amphion qui parvient à rejoindre Toulon en dépit d'une voie d'eau.
1901 : Port Cros compte 95 hts.
1901 : Henry Bordeaux (1870 - 1963) publie La Voie sans retour, dédié à Paul Bourget qui possède une villa à Costebelle.
1902 : Port Cros est ravagée à son tour par le feu attisé par le mistral.
1902 (janvier) : un monument en forme d'obélisque est édifié dans le cimetière de Porquerolles, en souvenir des armées coloniales (Afrique, Crimée, Tunisie, Tonkin). On transfère les restes des rapatriés de Crimée ensevelis dans un cimetière provisoire, près du fort Ste Agathe. On y ensevelit également les marins de l'Arromanche qui avait fait naufrage sur l'île.
1903 (juillet) : un soldat découvre sur la plage de la Courtade une urne contenant des débris d'ossements, un petit vase lacrymatoire et une monnaie de bronze à l'effigie d'Antonin.
1903 : le navire scaphandrier Mistral se perd au Sud de Port Cros. Un vapeur norvégien s'échoue de nuit sur la Gabinière.
1904 : Port Cros compte 80 hts.
1905 : M. de Roussen revend Porquerolles à une société anonyme parisienne, la Compagnie foncière de l'île de Porquerolles, filiale du Groupe Suez, pour le prix de 1 500 000 francs. Ce qui ne met pas fin au problème des concessions, les terrains correspondants étant exceptés de la vente et transférés à la belle-mère de M. de Roussen. La Compagnie foncière fait exécuter d'importants travaux : construction de la maison La Ferme, comportant laiterie, four de boulanger, vacherie, porcherie, trois écuries pour 20 chevaux, deux selleries, menuiserie, forge, maréchalerie, chai, cave, salle pour le foulage. On installe une usine électrique, dotée d'une chaudière de 60 chevaux. 7 serres en maçonnerie de 80 mètres de long sur 6 de larges sont destinées à la culture de fleurs et primeurs, avec trois bassins en ciment de 4 millions de litres chacun. La Compagnie foncière crée un service rapide avec la Tour Fondue, par un bateau à vapeur rapide. La liaison avec Toulon est également assurée par un vapeur, le Courrier des Iles.
1905 : la Société des Ardoises de l'Ariège installe une scierie pour exploiter les schistes du Vallon de la Solitude.
1905 : Emile Jahandiez, botaniste, zoologue, géologue, publie la première édition des Iles d'Hyères.
1906 : des dallages anciens sont démolis à l'occasion de travaux de terrassement près du sanatorium militaire à Porquerolles.
1907 : le dragage du port de Porquerolles est en question, les navires ne trouvant du fond qu'en tête de jetée.
1907 : on envisage à nouveau de reconstruire le môle de Port Cros, sans suite car la ville de Hyères refuse de financer les travaux.
1908 (juillet) : le 7, le vapeur Vizzavone, de la Compagnie Fraissinet, s'échoue en plein brouillard sur l'écueil de Jean-de-Maugaigne (2 morts).
1908 : La Princesse des Iles d'Or, de Henry Bordeaux, paraît en feuilleton dans Le Figaro.
1909 : Porquerolles compte 400 hts.
1909 (février) : après la mort du marquis de Beauregard, ses héritières, la duchesse de Broglie-Revel, la comtesse de Landemont et la marquise Costa de Beauregard conservent l'île de Port Cros durant une douzaine d'années. Le jour-même de sa mort, le marquis signe un bail de 16 ans, avec promesse de vente, à un spéculateur lyonnais, le Dr Crotte. Celui-ci cherchera à vendre l'île à un syndicat américain qui l'aurait transformée en station hivernale de luxe. On prévoyait alors de construire un hôtel de 36 étages dans le vallon de la Palud, un champ de courses dans celui de Port Man (en rasant les collines alentour), ainsi qu'un grand port dans la baie de la Palud. Le Dr Crotte exploite l'île jusqu'à sa mort, en avril 1919.
1909 : l'abbé Julien Bozon publie le Guide du Touriste aux Iles d'Hyères et l'Histoire abrégée des Iles d'Hyères.
1909 (mars) : la Compagnie foncière de Porquerolles est mise en liquidation judiciaire.
1910 : le Touring Club de France construit le débarcadère de Port Man.
1910 : l'édition de Hyères ancien et moderne d'Alphonse Denis, sert de base à des rééditions régulières par Laffitte Reprints.
1912 (22 février) : 1142 ha de l'île de Porquerolles, répartis en cinq lots, sont acquis aux enchères pour 1 million et 100 francs par François-Joseph Fournier, de nationalité belge, âgé de 54 ans, qui avait épousé en novembre 1911, Sylvia Johnston-Lavis, d'origine écossaise. François-Joseph Fournier avait fait fortune au Mexique en exploitant la mine d'or et d'argent de Las Dos Estrellas, dont il était devenu le principal actionnaire. Seule est exclue de la vente une parcelle au lieu dit La Prairie, vendue à M. Maubert, masseur-magnétiseur. Il rachètera également les terrains des concessions du Génie Militaire. François Fournier fait immédiatement faire d'importants travaux d'exploitation agricole, et emploie jusqu'à 150 ouvriers. La vigne est la culture principale, et occupe 200 hectares, avec l'avoine, les légumes, les fruits. Les serres abritent des fleurs et des primeurs. Il introduit des cultures exotiques (pomélo, mandarines, kumquats).
1912 (juillet) : le 28, un paquebot autrichien, le Zvir, aborde la pointe du Langoustier, sans faire de victime.
1913 (mai) : naissance de Monita, première enfant de François et Sylvia Fournier.
1913 : on compte 250 visiteurs à Port Cros, qui est à nouveau ravagée par un incendie, au mois d'août.
1913 : l'île du Levant ne compte plus qu'une vingtaine d'habitants, Port Cros plus que 35 hts.
1914 : le fort de la Repentance est déclassé.
1914 : Porquerolles compte alors 800 civils et 300 militaires.
1914 (septembre) : des prisonniers allemands sont internés dans le fort de l'Eminence.
1914 : Emile Jahandiez publie la deuxième édition des Iles d'Hyères, préfacée par Charles Richet (1850 - 1935), physiologiste, prix Nobel 1913.
1915 : Doria, deuxième enfant du couple Fournier, naît en octobre.
1915 : le fort de l'Eminence est déclassé.
1915 : la garnison de Porquerolles, comprenant environ 300 militaires, est supprimée. Les nombreux bâtiments, souvent en tôle, qui, près du village, abritaient soldats et convalescents, sont désaffectés.
1917 : Bénédic naît en mars, seul garçon parmi les enfants du couple Fournier.
1917 : le Britannia, barque de sauvetage anglaise venue s'échouer à Porquerolles, est baptisé sur la plage de Porquerolles.
1918 : les Américains laissent un appontement métallique fermant le port du Langoustier, à Porquerolles.
1919 : le fort de Bréganson est déclassé.
1919 : Viviane est la troisième fille et le quatrième enfant de François et Sylvia Fournier.
1920 : le personnel de la Ferme de Porquerolles compte 200 personnes. La population de Porquerolles double pendant l'été. La maison des Roussen est transformée en Grand Hôtel des îles d'Or.
1920 : François Fournier aménage le port du Langoustier.
1920 : l'armée réduit sa subvention pour un seul trajet hebdomadaire entre Porquerolles et Hyères.
1920 (vers) : le cuirassé Iéna, qui avait explosé dans le port de Toulon en 1907, est amarré en baie d'Alycastre et sert de cible de tir pour la Marine.
1920 : le Pojet de Programme de l'Armement littoral en artillerie prévoit une nouvelle batterie principale de quatre pièces à Porquerolles, à construire sur le Mont des Salins, appuyée par deux batteries d'artillerie secondaire mobile.
1920 : les phoques moines sont encore présents autour des îles d'Hyères.
1921 (7 mars) : Port Cros est acquise par M. Marcel Henry, notaire honoraire à Hyères, et sa femme, qui découvre l'île en compagnie du poète Claude Balyne qui recherche l'air marin pour ses bronches fragiles. Les nouveaux propriétaires créent un hôtel, ouvrent de nouveaux chemins, prennent en location toutes les anciens ouvrages militaires, de façon à les protéger, et font réparer les fermes abandonnées. L'Auberge Pascal devient l'Hostellerie Provençale.
1921 : dans le cadre des premiers essais français de bombardement aérien d'un navire de guerre, le dirigeable AT-19 lance 18 bombes sur le cuirassé autrichien Prinz Eugen en rade d'Hyères. Touché, ce dernier doit s'échouer avec une voie d'eau sous le fort d'Alycastre. Il sera renfloué et emmené à Toulon pour réparation.
1921 : à la suite de trois télégrammes envoyés au préfet du Var et au ministre de l'Intérieur, un service régulier quotidien est ouvert depuis les Salins, par une vedette à moteur, la Rose-Adrien, pouvant emporter 80 personnes.
1921 : parmi les visiteurs fréquentant Port Cros, on compte des hommes de lettres et des artistes, tels Paul Valéry (1871 - 1945), le peintre André Lhote (1885 - 1962), Jean Paulhan (1884 - 1968), secrétaire du directeur de la Nouvelle revue française, Jacques Rivière, des savants, tels que Charles Richet, et des personnalités politiques, telles qu'Aristide Briand (1862-1932).
1921 : François Fournier reboise Porquerolles sur 6 hectares, en plantant 40 000 plants d'eucalyptus, de mimosas et de pins pignons. Des grillages sont placés dans toute l'île pour protéger le cultures des déprédations du gibier.
1921 : l'abbé Bozon fait construire l'Hôtel Ste Anne, sur la place de l'église à Porquerolles, qui sera racheté par François Fournier.
1921 : le sanatorium militaire, sous le fort Sainte-Agathe, est remplacé par un Institut Marin, créé par l'abbé Joissant, précédemment installé dans le fort.
1921 : naissance de Lélia, cinquième enfant du couple Fournier.
1921 : Porquerolles compte 417 habitants.
1922 : André Gide rejoint Roger Martin du Gard (1881 - 1958) pour un séjour dans la maison de ce dernier à Porquerolles.
1922 : la Commission chargée de l'Etude des Projets de Batterie de Côte opte pour l'implantation de deux batteries de quatre pièces sur la colline des Mèdes et sur la presqu'île du Langoustier.
1923 : Henry Bordeaux, académicien depuis 1919, publie à nouveau La Voie sans retour sous le nom de La Fée de Port Cros, avec une nouvelle préface.
1924 : les Hospices d'Avignon acquièrent le fort Ste Agathe et ses dépendances, et y installent un préventorium qui accueillera jusqu'à 400 enfants, remplaçant l'Institut marin.
1924 : Mireille, sixième enfant des enfants du couple Fournier, naît en avril.
1924 : le fort du Bon Renaud est loué au Génie par M. Lafitte, homme de lettres, qui le fait réparer et meubler.
1924 (décembre) : le fort de Brégançon est classé site pittoresque.
1925 : le Château de Port Cros et les forts de l'Estissac et de Port Man sont classés monuments historiques.
1925 : Georges Simenon (1903 - 1989) découvre Porquerolles ; il loue les Tamaris à la famille Fournier. Après le journalisme, il entame alors une carrière d’écrivain.
1926 : l'île de Bagaud est louée par l'Etat à des Parisiens, MM. Valentin Smith et Grandjean, qui l'habitent l'été. Ils transforment les batteries du Sud et de l'Est en habitations, et font construire une petite maison près de la batterie de l'Est.
1926 : Edvard Benes (1884 - 1948) séjourne un mois à Port Cros, et rédige une partie de ses “Mémoires de guerre”, publiées en 1928. Il est alors ministre des Affaires étrangères de Masaryk depuis 1918, date de l’indépendance de la Tchécoslovaquie, et les restera jusqu’en 1935. Il siège alors au conseil de la Société des Nations, et en sera le Président en 1935. Il sera Président de Tchécoslovaquie de 1935 à 1938, puis à nouveau de 1946 à 1948, date de sa démission devant la prise de pouvoir des communistes.
1926 : des voeux sont émis pour améliorer le port de Port Cros, qui se limite à un petit môle de maçonnerie de 20 mètres de long, avec peu de profondeur.
1926 : la Société Immobilière du Rhône rachète aux héritiers de M. Otlet les 65 hectares de la batterie de l’Arbousier que ce dernier détenait à l'ouest du Levant.
1926 : le téléphone arrive à Porquerolles.
1927 : l'abbé Bozon, aumônier de Porquerolles, meurt.
1927 : naissance de Floria, cadette des sept enfants de François et Sylvia Fournier.
1927 : Porquerolles enregistre 280 passages de bateaux, contre 45 avant la 1ère guerre.
1927 : le fort du Bon Renaud et le fort de Lequin sont loués par la ville d'Hyères qui les utilise pour des colonies de vacances.
1927 (octobre) : une pétition des habitants de Porquerolles est remise au sous-préfet de Toulon, demandant l'érection de l'île en commune.
1927 : Joseph Conrad (1857 - 1924), publie Le frère de la Côte, dont il situe l'action sur la presqu'île de Giens.
1928 : le projet de construction d'une seconde batterie de quatre pièces au Langoustier est abandonné pour raison budgétaire. Quoique décidée dès 1922, la batterie des Mèdes n'en est qu'au stade d'avant-projet.
1928 : la Société Immobilière du Rhône, devenue Société Immobilière des Iles d’Or, obtient la location par l'Etat du reste de l'île du Levant, pour 42 000 francs par an. Celle-ci a été complètement abandonnée, et ne compte que 14 habitants, une famille de pêcheurs à l'Avis, celle du gardien dans l'ancienne colonie pénitentiaire, deux autres au phare du Titan.
1928 : Saint-John Perse (1887 - 1975) vient mouiller à Port Cros. Né à la Guadeloupe, poète et diplomate, il est alors directeur de cabinet d’Aristide Briand. Il sera démis par le gouvernement de Vichy et s’installera aux Etats Unis. Il est alors invité par Jules Supervielle (1884 - 1960), né en Uruguay, poète et romancier, très friand de voyages.
1928 : Henry Bordeaux publie Le Calvaire de Cimiez chez Plon, dont une partie de l'action se passe à Port Cros;
1929 : Port Cros compte 51 habitants, Bagaud 3. L'île ne possède plus d'instituteur, sa garnison a été réduite à un sergent téléphoniste et un planton télégraphiste, installés au fort de l'Eminence. Il existe toutefois une poste auxiliaire. Le port se réduit à une petite jetée et à deux coffres dans l'anse. On compte alors 280 passages de bateaux, essentiellement de plaisance. L'île est reliée aux Salins d'Hyères par un service quotidien par la vedette à moteur Rose-Adrien, de 80 passagers. Port Cros accueille 10 000 visiteurs, parmi lesquels Jules Supervielle qui passe l'été au Château du Moulin, de 1925 à 1938, dans lequel Marcel Henry a fait aménager des chambres, et Jean Paulhan (1884 - 1968), directeur de la Nouvelle Revue Française depuis 1925 et jusqu’en 1940, qui passe l'été dans le fort de la Vigie.
1929 : Claude Balyne, compagnon de Marceline Henry, publie l'Ile Fée chez Gallimard, livre poétique sur Port Cros.
1929 : Emile Jahandiez, Vice-Président de la Société d'Histoire Naturelle de Toulon, publie la troisième édition des Iles d'Hyères.
1929 : Jean d'Agrève, d'Eugène-Melchior de Vogüé, paraît chez Nelson.
1929 : la Marine entreprend l'expropriation des terrains appartenant à François Fournier, en vue de la construction de la batterie haute des Mèdes, soit 6 hectares. L'indemnité offerte, 95 000 francs, est portée après enquête à 300 000 francs.
1929 : le village de Porquerolles revient à la commune d'Hyères. Une liaison tri-quotidienne est assurée avec la Tour Fondue par une grande chaloupe, le Cormoran. Il n'y a plus qu'une liaison hebdomadaire avec Toulon.
1929 : la Marine exproprie 6 hectares autour du cap des Mèdes. Il y a alors 90 hommes en garnison aux Mèdes et au Galéasson.
1930 : la batterie du Galéasson est réactivée et dotée de 2 canons de 75 éclairants, destinés à faciliter le tir de nuit de la batterie haute des Mèdes. Le parapet supérieur est démoli.
1930 (vers) : la Marine construit à Porquerolles, en arrière de la Plage d'Argent, une balise en forme de derrick, dite Parapluie, servant à étalonner les instruments des navires.
1930 : Jane Sandelion publie L'âge où on croit aux îles chez La Renaissance du Livre, dont l'action se situe à Port Cros.
1931 : les docteurs Gaston et André Durville achètent les 60 ha à l'ouest de l'île du Levant pour y construire le premier centre naturiste. Ils le conçoivent comme une cité rustique pour les amateurs d'air et de soleil, avec un idéal élevé et le souci d'un santé robuste. La société naturiste est propriétaire du Domaine de l'Aiguade, et locataire de l'île, où circulent des voitures. Le fort de l'Arbousier, ou Napoléon, est transformé en habitation.
1931 : le cargo Kilbane s'échoue sur l'écueil de Jean-de-Maugaigne. Sans attendre les secours, le mécanicien et le mousse se jettent à l'eau. On retrouve le corps du mousse dans le calanque qui prend le nom de calanque du Mort (ou du Maure).
1931 : le fort du Galéasson, est réaménagé. La terrasse crénelée est arasée afin de réduire la visibilité depuis le large.
1932 : la Marine achève la batterie haute des Mèdes. Le coeur est constitué de 4 cuves en béton armé abritant chacune un canon de 164 mm (modèle 1893-96) portant à 20 km, et des magasins souterrains reliés par des voies de chemin de fer de type Decauville. Les quatre canons proviennent du croiseur Amiral Aube. Chacune nécessite un effectif de 10 hommes. Le poste de direction de tir principal est situé sur la crête, 500 mètres au nord, un poste secondaire au Mont des Salins. La section éclairante (canons de 75 tirant des obus éclairants) s'installe au Galéasson. Enfin une batterie de semonce est installée en contrebas du sémaphore (deux canons de 95, de modèle 1888 Lahitolle). Le camouflage est particulièrement étudié et réalisé par un peintre de marine, Pierre Gatier
1934 : la batterie basse des Mèdes est remise en état pour l'installation de projecteurs destinés à éclairer la Grande Passe et loger des matelots.
1934 : on construit la balise de la Jaume Garde, sur l'écueil dit de Jean-de-Maugaigne.
1934 : le château Sainte-Agathe est classé monument historique.
1934 (juillet) : le bureau de Poste du Levant est inauguré.
1935 (janvier) : François-Joseph Fournier meurt à Porquerolles, après avoir pris froid au cours d'un réveillon dans sa propriété de Saint-Pré. Sylvia s'installe près de Brignoles, où elle a racheté l'Abbaye de la Celle, transformée en hôtel.
1935 : l'abbé André Bresson, curé de Porquerolles de 1932 à 1941, publie le Guide de Porquerolles et des Iles d'Or.
1937 : Port Cros est acquise par Madame Combe-Desmarais au cours d'une licitation judiciaire. La famille Desmarais conserve encore la propriété de près des deux-tiers de la surface.
1939 : Sylvia Fournier rachète au professeur Cunéo ce qui devient la Villa Fournier, belle maison en bordure de la route de la plage d'Argent.
1939 : une partie de la flotte française est mouillée en baie d'Hyères, protégée par des barrages de filet, dont un allant de Bagaud au cap des Mèdes, un allant du cap Bénat jusqu'à la pointe de la Galère à Port Cros, un fermant la Petite Passe. Les bateaux utilisent la passe entre Bagaud et Port Cros, contrôlée par le Polyphème. Un dispositif de détection sous-marine est composé de micros mouillés au Langoustier et à la Galère.
1939 : la défense de Porquerolles est confiée au 54eme régiment d'infanterie coloniale.
1939 : l'écrivain Marcel Arland (1899 - 1986) passe l'été à Port Cros en compagnie des Schlumberger et des Paulhan.
1940 (octobre) : la batterie haute de Porquerolles, après l'armistice, est désarmée.
1941 : la batterie haute des Mèdes est occupée, l'été, par l'Ecole de Santé Navale.
1942 (14 novembre) : après l'opération Torch de débarquement des Alliés sur les côtes du Maroc et d'Algérie, Porquerolles, comme le Var, à l'exception de Toulon, devient zone d'occupation italienne. La batterie des Mèdes reste sous commandement français.
1942 (28 novembre) : le lendemain de l'attaque de Toulon par les Allemands, les Italiens investissent Porquerolles. Le Fresnel, ravitailleur du phare, s'enfuit en Afrique du Nord, emportant les marins alsaciens qui occupaient le poste de détection du Langoustier. Le Mont Caumes se saborde au bout de la jetée du port. Undouzaine de marins sont faits prisonniers. D'autres marins se cachent au domaine des Fournier, et réussissent à saboter les installations de la batterie haute des Mèdes.
1942 : La fée de Port Cros ou la voie sans retour, d'Henry Bordeaux, paraît dans une nouvelle édition agrémentée de planches en bois de Rennefer.
1943 (septembre) : après la signature de l'armistice par l'Italie, le 8 septembre, 800 Allemands occupent Porquerolles et font les Italiens prisonniers.
1943 (octobre) : les îles d'Hyères sont occupés par deux régiments d'infanterie composés d'Arméniens. 300 hommes organisent la défense de Porquerolles, sous le commandement du Hauptmann Bôhm.
1943 (novembre) : les Allemands décident l'évacuation des îles, qui intervient à partir du 15 novembre. Seul des 500 Porquerollais restent les deux gardiens du phare, M. Pellegrino, gardien-chef , et M. Léonard. Les Allemands coupent des arbres pour dégager les champs de tir, posent des mines et des barbelés, détruisent les haies de cyprès, démolissent certaines maisons, dont celles qui dominent le port, celles qui se trouvent au Nord-Est de la place et la maison des Fournier.
1944 (juillet/août) : les îles sont occupées par deux compagnies allemandes du 917ème régiment de grenadiers, dont 90 hommes au Levant et 150 à Port Cros.
1944 (12 août) : préalablement à l'opération Dragoon, de débarquement sur les côtes varoises, les forces amricaines bombardent les batteries côtières. Le fort de la Repentance, quoique inoccupé, reçoit 210 tonnes de bombes.
1944 (14 août) : le débarquement a lieu sur l'île du Levant, en vue de neutraliser la batterie du Titan et ses quatre canons de 164. L'opération est confiée à deux régiments canadiens et américains, de la First Special Service Force du Colonel Walker. Débarqués sur la côte Sud-Est, ils s'emparent de l'île, découvrent que la batterie du Titan est factice, et prennent le contrôle du port.
A Port Cros, le 1er régiment débarque dans la calanque du Tuf, s'empare du poste de garde de Port Man, puis du fort de la Vigie. Les Allemands se retranchent dans les forts de l'Estissac, qui tombe le 16 août, et dans celui de l'Eminence, qui, avec 46 hommes et 2 officiers, tient jusqu'au 17 août, après des bombardements aériens et navals, notamment du croiseur Augusta.
Porquerolles est bombardée du 18 au 22 août, notamment les forts de la Repentance (121 obus) et la batterie haute des Mèdes (25 obus), mais aussi le mont des Salins(15 obus), la batterie du Lion (298 obus) et la pointe du Langoustier (40 obus). Les Allemands se rendent à la marine américaine le 22 août. Les troupes sénégalaises du 18ème RTS en prennent le contrôle, avant d'aller débarquer à la Tour Fondue dans la nuit du 22 au 23. Le premier Porquerollais à remettre le pied sur l'île est l'abbé Le Cuziat qui hisse un drapeau tricolore sur l'église.
1944 : Sylvia Fournier et trois de ses filles rentrent à Porquerolles. La maison familiale est en ruines, détruite par les Allemands le 14 juillet. La Maison de la Marine, sur le port, a été également détruite. Le Cormoran a été coulé.
1945 : le sémaphore de Porquerolles, détruit en août 1944, est remis en service.
1945 (novembre) : les locaux du Préventorium sont rendus à la Marine qui y installe une Ecole de Transmissions. Deux immeubles sont construits au dessus du port et du village.
1945 (novembre) : le garde-champêtre de Porquerolles est condamné par la cour de Justice à 5 ans de prison.
1945 : André Bresson, curé de Porquerolles de 1932 à 1941, meurt.
1945 (novembre) : le 10, le Prosper Schiaffino, ou le Donator, cargo long de 78 mètres, transformé en pinardier, revient de Mostaganem, avec chargement de vin. Il passe au sud de Porquerolles, en serrant les Sarraniers, et heurte une mine à 1,5 km à l'Est/Sud-Est du Petit Sarranier. L'avant est arraché, et le navire coule en 4 minutes. L'équipage s'accroche à des radeaux de liège, et est recueilli par le Chasseur 111. Le naufrage fait au total 5 victimes sur un équipage de 30 hommes.
1945 (décembre) : le 3, le Sagona, dit le Grec, cargo de 53 mètres, construit en 1912 à Dublin, pinardier panaméen, heurte une mine et coule également près du Sarranier, par - 47 mètres, faisant 2 morts et un disparu parmi l'équipage grec.
1946 : Porquerolles compte 266 hts.
1946 : le gardien du phare du cap d'Armes, qui avait réussi à sauver le phare de la destruction, reçoit la Légion d'Honneur.
1948 : le Polyphème est coulé devant l'Ayguade, au Levant, pour servir de brise-lames.
Vers 1950 : les derniers phoques moines sont vus aux îles d'Hyères.
1950 : la Marine s'installe sur l'île du Levant, construit sur l'emplacement du pénitencier, et met fin à la location au profit de la société naturiste. Un clôture métallique est élevée pour séparer le village d'Heliopolis de la zone militaire.
1950 : trois appontements sont construits à Porquerolles, s'appuyant sur la jetée. La longueur des quais et appontements disponibles passe de 205 à 460 mètres.
1950 : un chaland surmonté d'une grue chavire au cours d'une tempête, et coule à 250 mètres de la pointe Montrémian de Bagaud. L'épave (- 48 mètres) est connue sous le nom de la barge aux congres en raison de l'abondance et de leur familiarité avec les plongeurs.
1952 (juin) : le phare du cap d'Armes est électrifié, de même que le radiophare. Il est équipé du téléphone.
1952 : Georges Simenon publie Mon ami Maigret, dont l'action se situe à Porquerolles. Le personnage de Maigret a été créé en 1932.
1952 : Philippe Hériat publie Les Grilles d'Or à la Librairie Jules Taillandier, repris en 1957 chez Gallimard, puis en Livre de Poche. Une partie de l'action de ce troisième tome du cycle de la Famille Boussardel se passe à Port Cros, dans une propriété nommée le Cap Baïou.
1953 (juillet) : Marcel Henry meurt, et est enterré dans le cimetière de Port Cros.
1954 : Porquerolles compte 361 habitants, et 661 en comptant l'Ecole de la Marine.
1954 : Port Cros compte 59 hts, pêcheurs et personnel de l'Hostellerie Provençale.
1954 : le Levant compte 143 habitants, non compris 73 marins.
1955 : Une seconde édition du Guide de Porquerolles et les Iles d'Or de l'abbé Bresson est publié par sa soeur.
1955 : Porquerolles est alors dotée d'un adjoint spécial de la mairie, d'un Bureau de Police, d'un curé résident, d'un médecin-pharmacien, d'un instituteur, d'un receveur des Postes, d'un bureau de tabac, d'un dépôt de journaux. L'hôtellerie est représentée par l'Hôtel des Palmiers, tenu par Mlle Bonnaure, l'Hôtel Ste Anne, l'Hôtel de la Poste, tenu par M. Chiglion, L'Esquinado, le Grand Hôtel des Iles d'Or, dirigé par M. Meissonnier, l'Hôtel Miramar, le Mas du Langoustier.
1955 : les vedettes L'Oiseau des Iles et La Fée des Iles de la Compagnie Provençale de Tourisme Maritime, assurent la liaison de Porquerolles avec Toulon, les Iles d'Or avec Le Lavandou, L'Epervier et le Corail Rouge avec la Tour Fondue. Les Iles d'Or assurent également les liaisons de Port Cros et du Levant avec Le Lavandou, la Notre-Dame de l'Aghet et La Belle Hélène la liaison de Port Cros avec les Salins.
1957 : la succession de François-Joseph Fournier est définitivement réglée. Monita reçoit la plaine de la Courtade, Floria celle de Notre-Dame, Lélia la ferme du Brégançonnet et l'Hôtel du Langoustier, Viviane la propriété de la Doultre et Mireille celle de Saint-Pré. Les vignes sont arrachées.
1957 : Louis Viale, pêcheur du Levant, découvre l'épave du Slava Rossii, qui avait naufrage au sud de l'île du Levant.
1957 : Gérard Prévôt publie Les Chemins de Port Cros chez Denoël.
1958 : le commandant Tailliez fouille l'épave du Titan. Il remonte 500 amphores et une partie de la coque.
1960 : l'église Ste Anne reçoit de nouveaux vitraux, les anciens ayant été endommagés pendant la guerre.
1960 : Mystère à Porquerolles, bande dessinée du héros Ric Hochet, est publiée dans le journal Tintin.
1961 : liée à la Société Nationale de Protection de la Nature, inspirée par la loi du 22 juillet 1960, Mme Henry décide de léguer à l'Etat la partie de l'île dont elle est propriétaire, soit 213 ha sur un total de 700 ha, sous réserve que l'île soit érigée en Parc National, dans le but d'assurer la conservation et le développement de sa flore et de sa faune. La famille conserve le manoir et dix hectares alentour. Le Château du Moulin reste occupé partiellement par les neveux de Mme Henry.
1961 : Pierre Lyautey publie chez Julliard Magdelaine de Médicis, la corsaire des Iles d'Or.
1962 : M. Pellegrino achève sa 32ème année comme gardien du phare du cap d'Armes.
1963 14 décembre) : le Parc National de Port Cros est créé. Il couvre Port Cros, la Gabinière et le Rascas, et une zone marine de 600 mètres de large tout autour.
1963 : un recensement de la flore de Porquerolles conduit à 628 espèces.
1963 : Claude Martine publie La Preuve par l'île chez Gallimard, dont l'action se situe à Port Cros, dénommé Port Bec.
1963 : Saint-Marcoux, écrivain pour la jeunesse, publie Le Jardin sous la mer à la Société nouvelles des Editions G.P.
1964 (juillet) : construite en 1934 aux Chantiers de France, à Dunkerque, débaptisée en avril 1962, la Puissante, gabarre de 45 mètres, devenue cible pour sous-marin, est torpillée, à proximité imédiate de la Pointe Rousse, sur la côte nord de l'île du Levant.
1964 (août) : le général de Gaulle, venu en Provence pour commémorer le débarquement allié en Provence, dort de façon improvisée à Brégançon.
1965 : Porquerolles compte un total de 651 hts.
1965 (décembre) : par arrêté ministériel, Porquerolles est inscrite à l'Inventaire des sites.
1965 : Jean-Luc Godard tourne les scènes finales du film Pierrot le Fou devant la Maison de la Treille, sur la face Est de la baie d'Alycastre, avec Jean-Paul Belmondo et Anna Karina.
1966 (mars) : Marceline Henry meurt, 6 ans après son legs à l'Etat, et est enterrée avec son mari dans le cimetière de Port Cros.
1967 : le pétrolier Benzène est coulé devant l'Ayguade, rejoignant l'épave du Polyphème.
1967/68 : on construit le nouveau port de Porquerolles, protégé par une digue de 515 mètres de long. Une jetée intérieure prolongée par une terre-plein et donnant accès à 6 appontements offre une capacité de 450 postes. La longueur des quais et appontements passe à 1880 mètres. On compte également 7 appontements privés.
1968 (janvier) : sous les efforts de M. Laurin, député du Var, un décret institue Brégançon résidence officielle du Président de la République. 3 millions de francs sont investis pour le remettre en état.
1968 (mai) : la Chambre de Commerce de Toulon devient concessionnaire du port de Porquerolles pour 50 ans.
1968 : le Centre d'Essais de la Méditerranée est créé, dépendant de la Direction des Recherches et Moyens d'Essais de la Délégation Ministérielle pour l'Armement, dont le Levant est la base principale.
1968 : l'Hostellerie Provençale, ancienne Auberge Pascal, est transformée en appartements.
1969 : l'approvisionnement en eau douce de Port Cros s'effectue par dessalement de l'eau saumâtre à partir de deux puits proches de la mer.
1969 : Georges et Claude Pompidou séjournent pour la première fois à Brégançon.
1971 : des fouilles menées par F. et J.-N. Turcat mettent à jour une jarre funéraire d'une tombe à incinération sur la plage de la Courtade.
1971 : Sylvia Fournier meurt à Marseille.
1971 : Porquerolles est menacée par un projet de réalisation d'un pont la reliant au continent, et d'une vaste opération touristique à l'initiative du Club Méditerranée, soutenu par le baron Empain.
1971 : la Société des Transports maritimes et terrestres du littoral varois - TLV, est créée par rachat de deux anciennes compagnies (Michel et Richet), qui exploite la flotte des Amours des Iles.
1972 : l'Etat rachète 1000 ha de Porquerolles (sur un total de 1250) aux héritiers de François Fournier pour 30 millions de francs. Floria Fournier conserve la ferme Notre Dame, avec la Maison Carrée. Doria conserve puis revend la propriété de la Courtade. Lélia conserve la ferme du Brégançonnet avec ses vignes, 30 hectares de bois, 30 hectares autour du mas du Langoustier, et 4 hectares de vignes au dessus de la plage d'Argent. Monita cède la totalité du domaine de la Ferme.
1972 : L'ensemble immobilier du Pré des Palmiers est construit à Porquerolles, en bordure de la rade du port.
1972 : un Centre de Perfectionnement des Gendarmes Auxiliaires succède à l'Ecole de Transmissions de la Marine.
1972 : le service régulier desservant Porquerolles représente plus de 5 000 rotations, soit 135 000 passagers.
1974 : le Guide des Ports de Plaisance publié par Arthaud décrit Port Cros en indiquant que "trois espèces rares d'oiseaux de mer y sont solidement établies : le goéland argenté, le puffin anglais et le pétrel des tempêtes". "Les dauphins et marsouins fréquentent volontiers les eaux de Port Cros", "la tortue de mer et le phoque moine y sont également présents".
1974 : Gustave Roux, membre du Félibrige, publie Pages d'histoire d'Hyères.
1974/75 : on compte 5 133 bateaux de passage à Porquerolles.
1975 : Porquerolles compte 347 résidents permanents et 1 800 résidents saisonniers. On compte 8 655 bateaux de passage.
1976/77 : la Société des Transports Maritimes et Terrestres du Littoral Varois dispose de 5 bateaux, dont les Amour des Iles V et VII. Le trafic portuaire de commerce de Porquerolles atteint 8 000 tonnes. Il n'y a plus à Porquerolles que 2 pêcheurs professionnels.
1976/77 : on compte dans le port de Porquerolles 376 bateaux de plaisance résidents, dont 223 voiliers. On compte 10 287 bateaux de passage.
1977 (juin) : le Centre d'Essais de la Méditerranée est rattachée à la Direction Technique des Engins.
1977 : Les Iles d'Hyères, d'Emile Jahandiez, sont republiées par Laffitte à Marseille, dans la troisième édition de 1929.
1979 (janvier) : le Conservatoire Botanique est installé à Porquerolles pour conserver les plantes méditerranéennes menacées ou disparues. Il ne reste plus alors que 20 ha de vignes à Porquerolles. Le Hameau Agricole est construit.
1979 : Louis Giraud publie Le Général Estancelin à Port Cros. Robert L.M. Ghiglion publie chez Aris De 1900 à nos jours - L'Ile de Porquerolles, recueil de cartes postales
1979 : les éditions Rivages publient un guide des Iles d'Hyères par Michèle Dard et Bernard Pesce, avec la liste de tous les commerces présents à Porquerolles. Parmi eux, 5 hôtels autour de la place d'Armes : l'hôtel-restaurant le Relais de la Poste (2 étoiles), l'hôtel-restaurant Ste Anne (2 étoiles), l'hôtel-restaurant les Glycines (1 étoile), l'hôtel-restaurant les Palmiers (1 étoile), l'hôtel-restaurant l'Arche de Noé (1 étoile), ainsi que le Mas du Langoustier (3 étoiles). Des restaurants : l'Alycastre, l'Aventure, l'Orée du Bois, la Pâtisserie, la Grillade, l'Ardéchois ; des bars : l'Oustaou, l'Escale. Le côté Est de la rue de la Douane est alors dépourvue de commerces.
1979 : l'école primaire de Port Cros accueille 3 élèves.
1979 (novembre) : un plongeur, Christian Péron, découvre l'épave de La Baleine, flûte française de 35 mètres, coulée dans l'anse de Port Cros, en août 1710.
1980 (avril) : une équipe de plongeurs de la Marine Nationale reconnaît le site de l'épave de la flûte La Baleine.
1980 (juillet) : un incendie ravage le côte Nord de l'anse de la Palud, à Port Cros.
1980 : Caroline Gayet publie Le Marquis des Iles d'Or chez Denoël.
1980/81 : de l'épave du Slava Rossii, le Groupe de Recherche en Archéologie Navale retire des icônes, des armes, des pièces de bronze.
1983/84 : A. Hesnard fouille l'épave d'un pinardier coulé en 15 à 20 après J.-C., à l'Ouest du Grand Ribaud. Il en retire des dolia, jarre destinées aux liquides.
1983 : Le Parc National de Port Cros, par Liliane Birman, est publié aux Editions Créer.
1984 : le phare du Titan est automatisé, sous le contrôle de Porquerolles.
1984 : un navire de transport, le Porquerolles II est mis en service par la société T.L.V.
1984 : le Centre de documentation archéologique de Toulon entreprend, en collaboration avec le Parc National de Port Cros, l'inventaire archéologique des îles d'Hyères. 27 sites seront recensés à Porquerolles.
1985 : l'Amour des Iles XI est mis en service.
1985 : Alphonse Canessa, ancien Directeur départemental de l'agriculture du Var, publie Rue du Phare - Ainsi vivait-on à Porquerolles chez Pages Nouvelles.
1985 : Raymond Lasserat (1916 - 1997), ancien professeur de lycée parisien, écrit Les Iles d'or, brochure s'ajoutant à d'autres sur la région d'Hyères.
1985 : l'église Ste Anne est restaurée.
1986 : l'épave du Polyphème, devant l'Ayguade, est dégagée et remplacée par une digue en pierre.
1986 : Didier-Philibert Geney autoédite A la découverte de Porquerolles - Guide du Promeneur.
1987 : lors de la construction de la galerie Côté Port, à Porquerolles, une des maisons romaines occupée au début du Vème siècle, est détruite, livrant des éléments de thermes (briques) et des céramiques.
1987 : Simone de Galard-Pépin et Thierry Dumont publient A la découverte de Porquerolles - Iles d'Hyères et d'Aujourd'hui aux Editions Aris.
1989 : un câble amène l'électricité à Port Cros et à Heliopolis.
1989 : Claude Gritti autoédite Des Maures aux Iles d'Or.
1990 : Margot et Franz Eberssoldt publient Les Iles d'Hyères chez Naglschmidt.
1990 : Jean-Claude Brenac autoédite le Guide des îles d'Hyères pour la plaisance et le tourisme.
1993 : la chasse sous-marine est totalement interdite pour 5 ans dans le périmètre du Parc national de Port Cros. On ne compte plus que 90 mérous.
1994 : une stèle est élevée au Levant à la mémoire de la colonie agricole Ste Anne, après la découverte d'ossements.
1994 : Didier-Philibert Geney publie chez Jeanne Laffitte une nouvelle édition de son Guide du promeneur - A la découverte de Porquerolles.
1994 : Alexis Lucchesi publie Randonnées dans les Iles d'Or et la Côte Varoise chez Edisud.
1995 : le fort de la Repentance est confié à un petit groupe de moines orthodoxes du mont Athos, pour y créer un monastère. Une chapelle y est aménagée.
1995 (janvier) : Port Cros reste isolée pendant 5 jours en raison d'un fort mistral.
1995 (avril) : le ministère remet gracieusement au ministère de l'Environnement le forts de l'Estissac et de l'Eminence, s'ajoutant au fort St Agathe et à la batterie Sud de Bagaud.
1995 : un mérou bien connu des plongeurs, surnommé Gros Calin disparaît de Port Cros.
1996 : on compte 160 mérous à Port Cros, contre 90 en 1993.
1996 (mai) : William Luret, journaliste à R.M.C., publie L'Homme de Porquerolles, consacré à la vie de François-Joseph Fournier, chez Jean-Claude Lattès.
1997 : La librairie de Porquerolles Le Carré des Mèdes publie Une île en cadeau de mariage, de Lélia Fournier.
1997 (juin) : la balise dite le Parapluie est démontée.
1997 : Vincent Borel publie Porquerolles et les îles d'Hyères vers 1900.
1997 (novembre) : Actes Sud et le Parc National de Port Cros publient Les Iles d'Hyères - Fragments d'Histoire, ouvrage collectif sous la direction de Jean-Pierre Brun, Directeur du Centre Archéologique du Var à Toulon.
1998 (avril) : Claude Gritti publie Les Enfants du Levant chez Jean-Claude Lattès.
1998 (mai) : Claude-Marie Vadrot publie Parc National de Port-Cros - Iles de Port Cros et Porquerolles chez Actes Sud.
1998 (décembre) : Odile Jacquemin et Catherine Berro publient Territoires littéraires des îles à la Ville - Hyères les Palmiers, aux Editions Mémoire à lire.
1999 : Frédéric Saffroy publie Les canons de Porquerolles aux Editions Patrimoines Médias.