Saints en E

Eberhardt : voir Evrard.

Ebbon : ermite, défendit la ville de Sens, en 712, contre les Arabes conduits par le général Tarik.

Eble : nom germain « Ebulo ».

Ebremond : abbé, originaire de Bayeux, au VIIème siècle. Nom germain « Ebrenundus ».

Edern : d’origine irlandaise, débarqua en Bretagne au IXème siècle, et installa un ermitage à Edern, puis à Lannedern (Finistère), où est son tombeau, du XVème siècle. Nom issu du gallois « edyrn » (grand) ou du latin « aeternus » (éternel). Fête le 26 août.

Edèze (8 avril).

Edgar (ou Edgard) (10 juin) : Edgar le Pacifique, né en 943, fils du roi des Angles, lui-même roi des Anglo-Saxons en 959, père de sainte Edith. Sur les conseils de saint Dunstan, il combattit le paganisme. Il débarassa le pays des loups. Mort en 975, enseveli à Glastonbury. Nom issu du germain « ed » (richesse) et « gari » (lance). Fête le 8 juillet.

Edibuis : un des premiers évêques d’Amiens, participa au concile d’Orléans, en 511.

Edilbert : voir Ethelbert.

Edith (ou Edithe) (PR : Mérédith) (Edita) (16 septembre) (16 septembre) : princesse anglaise, née en 961, fille naturelle de saint Edgar, roi des Anglo-Saxons, de 959 à 975, née en 961. Moniale, elle refusa la couronne à la mort de saint Edouard le Martyr, mort assassiné en 978. Elle mourut en 984 au monastère de Wilton. Nom issu du germain « ed » (richesse). Fête le 16 septembre.

Edmond (ou Edme) (PR : Edma, Edme, Edmée, Edmondine) (Edmondo) :

. Edmond (20 novembre), né en 840 à Nuremberg, roi d’Est-Anglie en 855, fut vaincu à Thetford et mis à mort, en 870, par le prince danois Hinguar. Sa tête aurait été jetée dans un fourré et retrouvée intacte entre les pattes d’un loup. Son tombeau à Bury-Saint-Edmons devint un lieu de pèlerinage. Fête le 20 novembre.

. Edmond Rich (16 novembre), né à Abingdon en 1190 (1175), étudia puis enseigna à Oxford et à Paris, prêcha la croisade en Angleterre, archevêque de Cantorbéry. Il entra en conflit avec les moines dont ils contestaient les privilèges, ainsi que le roi Henri III et le pape Grégoire IX. Il se réfugia en France, à l’abbaye de Pontigny (Yonne), créée en 1114 par l’abbé Hugues de Mâcon et 11 moines de Citeaux, envoyés par saint Etienne, et mourut à Soisy en 1240 (1242). Sa châsse est dans le choeur de l’église de Pontigny. Nom issu du germain « ed » (richesse) et « mund » (protection). Fête le 16 novembre (ou 14 novembre ?).

Edouard (PR : Edouardine, Eddy, Teddy) (Edoardo) (5 janvier) :

. Edouard le Martyr, né en 961, roi des Anglo-Saxons en 975, à la mort du roi Edgar, mort assassiné en 978 par sa belle-mère, à 18 ans. Nom issu du germain « ed » (richesse) et « wardan » (garder). Fête le 18 mars.

. Edouard III le Confesseur (13 octobre), né en 1002, parent des ducs de Normandie, dernier roi des Anglo-Saxons de 1042 à sa mort en 1066, date de la bataille de Hastings, à l’abbaye de Westminster qu’il avait fait bâtir, après une vie de piété. Son Code des Lois est la base du droit britannique. Fête le 13 octobre.

Edwige (ou Hedwige) (16 octobre) : née vers 1174 en Bavière, fille du comte d’Andechs, en Haute-Bavière, épousa à 12 ans Henri Ier le Barbu, duc de Silésie, qui devint roi de Pologne. Elle eut deux frères évêques, une soeur abbesse, une autre, Agnès de Moravie, reine de France en épousant Philippe-Auguste, et une autre reine de Hongrie. A la fin de sa vie, elle se retira dans le monastère de Trébitz qu’elle avait fondé, près de Brslau en Pologne, et dont l’abbesse, sainte Gertrude, était la seule survivante de ses 7 enfants. Morte en 1243. Nom issu du germain « ed » (richesse) et « wig » (combat). Fête le 16 octobre.

Edwin (ou Eadwine) : roi de Northumberland, tué à Heathfield, en 633. Nom issu du germain « ed » (richesse) et « win » (ami). Fête le 4 (12) octobre.

Efflam : fils d’un roi irlandais, né en 448, marié très jeune à Enora, fit voeu de chasteté. Un ange l’aida à résister à la tentation, et il s’enfuit en Bretagne, débarquant à Plestin. Il rencontra le roi Arthur qui poursuivait un dragon, fit jaillir une source à Saint-Efflam, pour le désaltérer, puis pria devant l’antre du dragon, qui alla mourir en se précipitant dans la mer. Sainte Enora le rejoignit dans un oratoire qu’il lui avait fait bâtir. Il mourut en 512. Nom issu du breton « flamm » (brillant), ou du latin « flamen » (prêtre romain). En 994, on retrouva ses restes dans la chapelle Saint-Efflam à Plestin. Fête le 6 novembre.

Egat : vécut au Vème ou VIème siècle. Confondu avec saint Agapet. Laissa son nom à Plouagat (Côtes-d’-Armor). Nom issu du celte « cat » (combat). Fête le 20 septembre.

Egbert : abbé en Angleterre, au VIIème siècle.

Eginer (ou Guigner) : fils d’un roi irlandais, converti en 453, fut chassé par son père, vint en Bretagne et construisit un ermitage devenu Pluvigner (Morbihan). Il fut massacré en Cornouailles anglaise, avec 300 compagnons. Ses reliques furent ramenées à Pluvigner. Fête le 23 mars.

Ehouarn : moine, disciple de saint Félix à l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys, fut massacré par des voleurs, au XIème siècle. Nom issu du breton « houarn » (fer). Fête le 23 mai.

Elaphe : évêque de Châlons-sur-Marne, au VIème siècle. Son frère saint Limier lui succéda.

Eléazar : juif, martyr à 90 ans, à Antioche (Antakya) en Syrie, sous le roi Antiochus IV Epiphane, en 167 avant J.-C., pour avoir refusé de manger de la viande de porc, défendue par la loi juive. Fête le 1er août.

Elen (PR : Elena) : vécut en Bretagne au Vème ou VIème siècle. Nom issu du breton « el » (richesses).

Eléonore (PR : Aliénor, Léonor, Liénor, Lore, Nora, Norine) (29 décembre) : née en 1222, fille de Raymond Bérenger, comte de Provence, épousa le roi d’Angleterre Henri III en 1236, à Cantorbéry. Sa soeur Marguerite épousa saint Louis. Elle fit nommer des amis à des postes de responsabilité, ce qui provoqua une insurrection des Anglais. Elle se réfugia dans la Tour de Londres, en 1261, puis, son mari étant retenu par les insurgés, fut exilée en France où elle réunit une armée et revint le délivrer et reconquérir l’Angleterre en 1265. Veuve, elle se retira dans l’abbaye d’Ambresbury, se fit bénédictine et mourut en 1292. Vénérée comme sainte sans être canonisée. Nom issu du grec « eleos » (compassion) ou du latin « lenire » (calmer une douleur). Fête le 25 juin.

Eleusippe : un des trois saints jumeaux, avec saint Speusippe et saint Méleusippe, martyrisés en cappadoce, avec leur gran-mère Léonille. Leus reliques furent transférées à Langres et y sont vénérées.

Eleuthère (Géo : Lattier) :

. Eleuthère, un des compagnons de saint Denis, martyrisé avec lui. Fête le 9 octobre.

. Eleuthère, pape de 175 à 189, né en Epire. Il réglementa la fête de Pâques. Fête le 26 mai.

. Eleuthère, évêque d’Auxerre, vers 561. Fête le 16 août.

Elfried (PR : Elfi, Frida) (8 décembre) : fait partie des trois princesses, avec sainte Sabine, et sainte Edith, qui décidèrent de se consacrer à Dieu, partirent pour Rome. A Cassel, dans le nord de la France, elle furent assassinés en 819 par des envoyés de leurs prétendants abandonnés. Vénérées à Caëstre, dans le Nord, dans un chapelle objet d’un pèlerinage. Nom issu du germain « adal » (noble) et « fried » (paix). Fête le 8 décembre.

Eliboubann : mère de saint Gonéry, honorée à l’île Loaven, en Côtes-d’-Armor. Fête le 10 mai.

Elie (PR : Eliette, Hélyette) (Elia) :

. Elie, prophète juif au temps d’Achab et Jézabel, au IXème siècle avant Jésus-Christ. Monothéiste, il s’employa à détourner le peuple d’Israël du culte de Baal et Astarté. Accomplit des miracles sur le mont Carmel. Persécuté par la reine Jézabel, il se retira dans le désert. Il confia à son disciple saint Elisée le soin de continuer son oeuvre, lui laissa son manteau pour accomplir des miracles, et fut enlevé au ciel sur un char de feu. Nom issu de l’hébreu « Eliyah » (seigneur Dieu). Fête le 20 juillet.

. Elie, martyrisé à Césarée en 309. Fête le 16 février.

Elien : martyr à Sébaste, au IVème siècle. Fête le 10 mars.

Eliph (ou Elophe) : martyr à Saint-Dié, au IVème siècle, sous Julien l’Apostat. Nom latin « Eliphius ».

Elisabeth (P.R. Babette, Bettina, Betty, Eliane, Elise, Elsa, Elsy, Isabelle, Leslie, Lilian, Liliane, Lily, Lisbeth, Lise, Liselotte, Lisette, Liziane, Lizzie) :

. Elisabeth, mère de saint Jean-Baptiste, femme du grand-prêtre Zacharie, cousine de la Vierge Marie, morte en 10. Elle était très âgée lorsque son mari fut visité par l’ange Gabriel qui lui annonça qu’il aurait un fils, Jean-Baptiste. Elle était enceinte lorsqu’elle reçut la visite de Marie (fête de la Visitation) à qui l’ange Gabriel avait aussi annoncé la venue du Sauveur. Nom issu de l’hébreu « el » (dieu), « isha » (salut) et « beth » (maison). Fête le 10 février et 5 novembre.

. Elisabeth de Hongrie (17 novembre) (19 novembre), née à Presbourg en 1207, morte en 1231, fille d’André II, roi de Hongrie de 1205 à 1235. Elle fut fiancée à 4 ans à Louis IV, landgrave de Thuringe, et l’épousa à 14 ans. Veuve à 20 ans, elle vécut en franciscaine, consacrant sa vie à la mortification et à la charité. Elle mourut en 1231, à 24 ans, dans l’hôpital de Martburg qu’elle avait fondé. Dicton : « Sainte-Elisabeth (19 novembre) nous montre quel bonhomme sera l’hiver ». Fête le 17 novembre (précédemment le 19 novembre).

. Elisabeth (ou Isabelle) de Portugal (8 juillet), reine de Portugal, née en 1271, fille de Pierre III, roi d’Aragon de 1276 à 1285, et de la bienheureuse Constance de Sicile, nièce d’Elisabeth de Hongrie. En 1283, à l’âge de 12 ans, elle épousa Denis Ier, roi de Portugal de 1272 à 1325, surnommé le Père de la Patrie, à la mort duquel elle se retira dans un monastère de clarisses qu’elle avait fondé à Coïmbre, au Portugal. Elle entreprit un voyage pour apaiser une guerre entre son fils et son petit-fils, et mourut en route à Estremoz, au Portugal, en 1336. Fête le 8 juillet (4 juillet).

. Elisabeth Bichier des Ages : vécut à Le Blanc (Indre), fonda, avec André-Hubert Fournet, la congrégation des Soeurs Saint-André, filles d ela Croix, à La Puye (Vienne).

Elise (17 août).

Elisée (ou Elysée) (Eliseo) (14 juin) (14 juin) :

. Elisée, prophète juif, disciple d’Elie, vécut au IXème siècle avant J.-C.. Il fit sacrer Jéhu roi d’Israël, après lui avoir ordonné de massacrer Jézabel, épouse d’Achab, mère d’Athalie et de Joram. Il la fit jeter par une fenêtre du palais, et traîner dans la vigne de Naboth, qu’elle avait dépossédé, où elle fut dévorée par les chiens. Fête le 14 juin.

. Elisée le Docteur, disciple de l’arménien Mesrob, évêque puis solitaire, mort vers 480.

Ella (PR : Ellénita) (1er février) : veuve de Guillaume-Longue-Epée, comte de Salisbury, fonda un prieuré de Chartreux à Hinton, et un monastère à Laycock, dont elle était abbesse à sa mort en 1226. Fête le 1er février.

Elme (ou Elne) : voir Erasme.

Elodie (PR : Mélodie, Melody, Harmonie) (22 octobre) : vécut au XIème siècle en Espagne, martyrisée par le calife Abder-Rahman, décapitée dans la province de Huesca, en 851. Nom issu du latin « alodis » (propriété). Fête le 22 octobre.

Eloi (PR : Eloïse, Héloïse, Loïc) (Géo : Eloy) (Eligio) (1er décembre) : né à Chaptelat, près de Limoges, en 588, apprenti orfèvre à Lyon, orfèvre à Paris, il rencontra Bobbon, trésorier de Clotaire II et créa pour ce dernier un trône en or, puis devint conseiller de son successeur, le roi Dagobert en 633. Encore laïc, il fonda le monastère de Solignac (Haute-Vienne), et y introduisit la règle bénédictine, puis un couvent de femmes à paris, dont la première abbesse fut sainte Aure. Il dirigea l’atelier monétaire de Marseille puis, ordonné prêtre et sacré évêque de Noyon et Tournai par saint Ouen en 641, remplaçant saint Médard. Ill créa une abbaye d’hommes et de femmes à Noyon. Il se ffit missionnaire et s’installa à Anvers pour évangélisa les Frisons, fondant de nombreux monastères. Il mourut à Noyon en 659. Au 3- de la rue de Reuilly à Paris, une église lui est dédiée sur l’emplacement de son palais, construite en 1880. L’abbaye de Chelles, fondée par sainte Bathilde, abrite la châsse de saint Eloi. Patron des bijoutiers, carrossiers, charrons, chaudronniers, ferronniers, forgerons, horlogers, laboureurs, maquignons, maréchaux-ferrants, métallurgistes, orfèvres, plombiers, selliers, serruriers, vétérinaires. Invoqué contre les chevaux malades ou méchants. Patron de la ville de Limoges. Nom latin « Eligius » (élu). Fête le 1er décembre.

Elophe : voir Eliph.

Elouarn : moine irlandais, disciple de saint Tudual, au VIème ou VIIème siècle. Son tombeau se trouve dans la chapelle Saint-Elouan, à Saint-Guen, Côtes-d’-Armor. Nom issu du breton « luh » (lumière). Fête le 28 août.

Elphège : moine, premier évêque de Winchester, en Angleterre, vers 935, mort en 951. Fête le 12 mars.

Elvire : abbesse du monastère d’Ohren, en Allemagne, vers le XIème siècle. Fête le 16 juillet.

Elzéar : Elzéar de Saban, né à Robians en 1285, marié à sainte Delphine, vécut continent dans le château de sabran, à Ansouis (Vaucluse), ambassadeur de Naples à Paris, mort en 1323 (1369). Ses reliques sont conservées avec celles de sa femme dans une chapelle de la cathédrale d’Apt. Fête le 27 septembre.

Emébert (ou Ablebert) : fils du comte Witger et d’Amelberge, évêque de Cambrai-Arras en 707, mort à Ham. Fête le 15 janvier.

Emeline (27 octobre) : née vers 1115, solitaire à Longevil-sur-la-Laines, en Haute-Marne, morte en 1178. Fête le 27 octobre.

Emeric (P.R. Aymeric, Imré, Henri) : roi des Bulgares, fils de saint Etienne, roi de Hongrie, et de la bienheureuse Gisèle. Mort prématurément à Székesféhervar, près de Budapest, en 1031. Fête le 4 novembre.

Emérentienne : romaine, soeur de lait de sainte Agnès, martyrisée près du tombeau de cette dernière. Fête le 23 janvier.

Emile (PR : Miloud) (Emilio) :

. Emile (22 mai) (22 mai), médecin, martyrisé en Afrique du Nord, en 205, par le roi des Vandales, Hilnévic. Selon d’autres sources, il fut soumis à la torture avec son compagnon saint Caste, et la douleur les rendit apostats. Ils proclamèrent à nouveau leur foi et furent brûlés vifs sous l’empereur Dèce, vers 250. Nom issu du latin « aemulus » (rival) ou du grec « haimulos » (rusé, séduisant). Dicton : « Beau temps du jour Saint Emile Donne du fruit à la folie ». Fête le 22 mai.

. Emile de Cordoue, martyrisé sous la calife Abdder-Rahman, en Espagne, en 852. Fête le 15 septembre.

Emilie (Amélie) (Emilia) :

. Emilie, nom porté par deux vierges, martyrisées à Lyon en 177, en compagnie de sainte Blandine et saint Pothin. Nom issu du grec « aimulos » (séduisant). Fête le 2 juin.

. Emilie de Rodat (19 septembre), née en 1787 à druelle, près de Rodez, fondatrice en 1815, d’une école pour les filles, puis, en 1819, des Soeurs de la Sainte-Famille de Villefranche-de-Rouergue, proche des Ursulines, mourut en 1852. Son coprs est conservé dans le couvent de la Sainte-Famille. Sa biographie fut écrite par son confesseur Pierre-Marie Fabrer, en 1858. Fête le 19 septembre.

. Emilie de Vialar, née à Gaillac en 1797, morte à Marseille en 1856, fondatrice en 1832 de la Congrégation des Soeurs de St Joseph de l’Apparition, canonisée en 1951. Elle fut active en Algérie, mais dut se retirer en raison d’une mésentente avec l’évêque d’Alger, Mgr Dupuch. Fête le 24 août.

Emilien (PR : Emiland) (Emiliano) :

. Emilien, soldat sous Julien l’Apostat, né en Mésie, dans les Balkans, mort martyr en 362, jeté dans une fournaise ardente. Fête le 18 juillet.

. Emilien de Lambèse, mort martyr en compagnie de saint Marien et de saint Jacques. Fête le 29 avril.

. Emilien, évêque de Valence, au IVème siècle. Il présida un concile à Valence en 374. Fête le 13 septembre.

. Emilien, ermite dans le Puy-de-Dôme, mort vers 538. Fête le 12 novembre.

. Emilien, né vers 474, berger joueur de cithare ou de flûte, se retira dans un ermitage près de Berceo, dans la province de Logrono, devint curé de Berceo. Dénoncé pour dilapider les biens de l’Eglise, démis de sa charge, il retourna à la solitude et mourut vers 574. Sur l’emplacement de l’ermitage se développèrent les monastères de San Millan de la Cogolla. Fête le 12 novembre.

Emilienne (Emiliana) (5 janvier) (24 décembre) : religieuse romaine du VIème siècle, tante paternelle de saint Grégoire le Grand qui la canonisa. Fête le 5 janvier.

Emilion (Géo : Emiland) : né à Vannes, intendant du comte de Vannes, moine à Saujon (Salignac), près de Saintes, fut contraint à la fuite en raison de l’afflux de pèlerins suite à ses miracles, solitaire à Combes, près de Saint-Emilion, mort en 767. Un monastère fut édifié après sa mort ainsi qu’une basilique monolithe, au XI/XIIème siècle, creusée dans la falaise, qui devint l’église paroissiale, jusqu’à la révolution. Nom latin « Emilianus ».

Emma (19 avril) (4 juin) : soeur de saint Meinwerk, cousine de l’empereur Henri II le Saint. Devenue veuve, elle fonda de nombreuses abbayes, entre autres le double monastère de Gurk, en Autriche, et distribua ses biens aux pauvres. Morte en 1045 (1040) à Brême. Fête le 29 juin.

Emmanuel (26 mars) : Emmanuel Ruiz, franciscain de Damas, martyrisé par les Turcs, en 1860. Nom issu de l’hébreu « imm-el » (dieu avec nous). Fête le 10 juillet.

Emmélie : épouse de Basile l’Ancien, mère de saint Basile le Grand, saint Pierre de Sébaste, saint Grégoire de Nysse et saint Macrine. Fête le 30 mai.

Emméran : né en Poitou, alla évangéliser la Bavière en 648, évêque de Ratisbonne, martyr en se rendant à Rome, en 652. Fête le 22 septembre.

Eneour : frère de sainte Thumette, au Vème ou VIème siècle. Il fonda trois paroisses portant le nom de Plounéour. Dans une un menhir de 4 mètres passe pour le mât du bateau qui l’aurait amené en Bretagne. Nom issu du celte « uuor ». Fête le 4 mai.

Engelbert : fils du comte de Berry, évêque de Cologne en 1215, assassiné à l’instigation du comte Frédéric son parent, en 1225. Fête le 7 novembre.

Enguerrand : moine, évêque de Metz en 768, accompagna Charlemagne dans sa campagne contre les Avars, et mourut à Königsberg, en Hongrie, en 791. Inhumé à Saint-Avold. Nom issu du germain « ango » (lance) et « hramm » (corbeau). Fête le 25 (28 ?) octobre.

Enimie : fille de Clotaire II, soeur du roi Dagobert Ier, elle contracta la lèprs pour échapper au mariage. Elle résida à Bagnols-les-Bains, puis à Burlates, devenu Sainte-Enimie (Lozère), où elle fit construire un monastère dont elle fut nommée abbesse par saint Hilaire, évêque de Mende. Morte vers 628. Nom latin « Enimia ».

Enogat : moine, puis abbé à Saint-Méen, puis 4ème successeur de saint Malo à Aleth, devenue Saint-Servan, en 628, mort en 631. Laissa son nom à Saint-Enogat, en Ille-et-Vilaine. Nom issu du celte « enor » (honneur) et « cad » (combat). Fête le 13 janvier.

Enora : princesse galloise, fiancée à saint Efflam. Elle le rejoignit à Plestin-les-Grèves, dont l’église contient sa statue. Fête le 14 octobre.

Eode : soeur de saint Tangui, naquit au château de Trémazan vers 520, perdit sa mère très jeune, resta avec sa marâtre. Elle fut décapitée par son frère vers 545, suite à des calomnies, prit sa tête et la remit à sa place, avant de pardonner à son frère et de mourir, pendant que sa marâtre mourait également en se vidant de ses entrailles. Nom issu du germain « ald » (ancien). Fête le 19 novembre.

Eolade : évêque de Nevers, assista au concile de Paris, en 570. Fête le 28 août.

Epain : nom latin « Hispanus ».

Ephrem : Père de l’Eglise et écrivain syriaque, né à Nisibe (Nusaybin) en Syrie, vers 306, diacre, poète, assista saint Jacques, puis alla à Edesse (Urfa), en Turquie, en 363, après la prise de Nisibe par Sapor II, mort en 373. Il mena l’école d’Edesse, ville de Mésopotamie, à son apogée, vers 340. Nommé docteur de l’Eglise par Benoît XV, surnommé la Lyre du Saint-Esprit. Fête le 9 juillet.

Epimaque : mort martyr à Alexandrie en 350. Fête le 10 mai (avec saint Gordien).

Epiphane (PR : Tiphaine) :

. Epiphane, né vers 315 près d’Eleuthéropolis, en Palestine, moine puis abbé d’Eleuthéropolis, évêque de Salamine en 367, combattit son ancien ami Apollinaire, mourut en 403 (413). Père et docteur de l’Eglise grecque. Nom issu de la fête de l’Epiphanie, d’origine égyptienne. Fête le 12 mai.

. Epiphane, évêque de Pavie, né à Pavie en 438, mort en 495. Il réconcilia le roi des Wisigoths avec l’empereur et soutint Théodoric, roi des Ostrogoths, dans sa lutte contre Odoacre, roi des Hérules, peuple germanique qui détruisit l’Empire romain d’Occident, en 476. Patron de Chypre. Fête le 21 janvier.

Eptade : né à Autun, se cacha pour échapper à l’épiscopat, mort vers 525.

Epvre : voir Evre.

Erasme (ou Elme ou Elne) (Erasmo) :

. Erasme, évêque en Syrie au IVème siècle, se retira dans la solitude. Il fut torturé à Antioche sous Dioclétien. Délivré par un ange , il alla en Illyrie, et mourut à Formia. Son corps fut transporté à Gaëte en 842. Fête le 2 juin.

. Erasme (le même), évêque de Formia, près de Gaëte, au Vème s., torturé à mort par les Lombards ariens. Patron des accouchées (en Italie). Fête le 2 juin (retirée).

Erbland : voir Hermeland.

Eremberg : né à Nocourt, près de Poissy, moine de l’abbaye de Fontenelle, nommé évêque par Clotaire III,mort à Fontenelle en 670. Fête le 14 mai.

Eric (ou Erik ou Erich) (PR : Erika) (18 mai) (18 mai) : Eric Jedvarsson, roi de Suède en 1150, christianisa la Suède et la Finlande. Il fut massacré en 1160 à la sortie d’une messe à Upsalla par le Danois Magnus Henriksson qui voulait s’emparer de la couronne. Patron de la Suède catholique, où il est considéré comme un saint martyr, quoique non canonisé. Nom issu du germain « ehre » (honneur) et « rik » (roi). Fête le 18 mai.

Erlé (ou Herlé) : vécut au Vème ou VIème siècle en Bretagne. il donna son nom à Ploaré, près de Douarnenez. Fête le 9 août.

Ermenfroi : né en Franche Comté, moine à Luxeuil, abbé de Cusance, mort vers 670.

Ermelinde : jeune fille belge, refusa le mariage et se retira dans un couvent. Nom issu du germain « irmin » (majesté). Fête le 29 octobre.

Ermin (Erme) : né à Laon au VIIIème siècle, disciple d’Ursmer, lui succéda comme abbé de Lobbes et évêque. Nom latin « Erminus », issu du germain « Irmin ». Fête le 25 avril.

Ernest (PR : Ernestine) (7 novembre) : abbé du monastère de Zwiefalten, près de Constance, dans le Wurtemberg, abandonna son poste pour suivre Conrad III, empereur d’Allemagne, parti pour la 2ème croisade. Mort en 1147 à la bataille de Dorylée (Eskisehir) en Turquie. Nom issu du germain « ernst » (sérieux). Fête le 7 novembre.

Erwan : voir Yves. Nom issu du gaulois « Esugenos » (de la race d’Esus, dieu gaulois).

Escobille : martyr en Vexin, au III7me siècle. Nom latin « Scubiculus ».

Espérance : voir Nadège.

Estade : prêtre de Nevers, refusa d’être évêque.

Estelle (PR : Etoile, Stella) (11 mai) : vierge et martyre au IIIème siècle, fille du roi des Saintes. Fête le 21 mai, date de création du félibrige, école littéraire provençale, qui choisit comme emblème l’étoile, en souvenir du nom de la sainte. Vénérée à Saintes. Fête le 11 mai.

Esther : juive, née à Suze, en Perse, déportée en 586 av. J.-C., devint une des épouses du roi Assuérus (ou Xerxès Ier), et sauva son peuple d’un massacre. Fête le 1er juillet.

Eterne : évêque d’Evreux vers 660, honoré comme martyr. Fête le 16 juillet.

Ethelbert (ou Edilbert) : roi de Kent en 560, païen converti par son épouse Berthe, baptisé par saint Augustin, mort en 616. Fête le 24 février.

Ethère : successeur de saint Nizier comme évêque de Lyon, s’opposa au roi Gontran, mort en 602. Fête le 8 octobre.

Etienne (PR : Esteban, Etiennette, Fanny, Stefan, Stéphane, Stéphanie, Steve) (Géo (70) : Esteben, Estèphe, Estève) (Stefano) :

. Etienne (26 décembre) (26 décembre), juif venu d’Alexandrie, jouissant d’une grande beauté, nommé diacre par les apôtres. Arrêté par le sanhédrin, premier martyr chrétien, il fut lapidé en 35 sous les murs de Jérusalem, et sous les yeux de Paul de Tarse. L’impératrice Eudoxie, épouse d’Arcadius, fit construire, à cet endroit, une église où ses restes furent déposés. Patron de Meaux, de Metz, d’Agen, de Toulouse. Patron des fondeurs, des paveurs. Représenté avec une pierre. Nom issu du grec « stephanos » (couronne). Dicton : « A la Saint-Etienne, Chacun trouve la sienne ». Fête le 26 décembre.

. Etienne Ier, pape de 254 à 257, d’origine romaine, martyrisé sous Valérien, empereur de 252 à 260. Il lutta contre saint Cyprien, évêque de Carthage. Fête le 2 août.

. Etienne III, pape de 768 à 772, d’origine sicilienne.

. Etienne Ier de Hongrie (2 septembre), né à Esztergom en 969 (977), fils du Geisa, évangélisateur et patron de la Hongrie dont il fut duc, de 997 à 1000, puis le premier roi, de 1000 à 1038. Il fut sacré par le pape Silvestre II. Pieux et charitable, il consacra son royaume à la Vierge avant de mourir en 1038. Il reçut du pape le titre de « roi apostolique ». Fête le 16 août (2 août) (2 septembre) (20 août en Hongrie).

. Etienne de Bourg : compagnon de saint Bruno lors de la ffondation de la Grande Chartreuse, en 1084.

. Etienne de Die : compagnon de saint Bruno lors de la fondation de la Grande Chartreuse, en 1084.

. Etienne de Muret (ou de Grammont), né à Thiers en 1048, fils du vicomte de Thiers, accompagna à Rome son maître Milon nommé évêque de Bénévent, rentra en Auvergne en 1080 et vécut en ermite, dans le désert de Muret, en Limousin, pendant près de 50 ans, puis à Grammont où il fonda son ordre, approuvé par Urbain III. Une châsse est conservée à Ambazac (Haute-Vienne). Mort en 1124. Fête le 8 février.

. Etienne Harding (17 avril), moine anglais, vint en France et rencontra saint Robert dans la forêt de Molesme, en Côte-d’Or. Participa à la fondation de l’abbaye de Citeaux, dont il devint abbé en 1100, mort en 1134. Fête le 17 avril.

. Etienne d’Obasine (ou d’Aubazine), prêtre, fonda une communauté religieuse dans la forêt d’Obasine, près de Tulle, puis créa une abbaye cistercienne, qui fut occupée par les cisterciens jusqu’à la révolution, et conserve son tombeau. Mort en 1154. Fête le 8 mars (à Tulle) et le 11 mars (à Limoges).

Eubert : originaire de Cambrai, compagnon de saint Piat, mort vers 300. Patron de Lille. Fête le 1er février.

Euchaire : compagnon de saint Materne, apôtre de Strasbourg.

Eucharie : martyr, dont les reliques furent recueillies dans l’église fondée en 1184 à Liverdun (Meurthe-et-Moselle), par l’évêque de Toul, Pierre de Bruxey.

Eucher :

. Eucher de Lyon, marié à Galla, dont il eut deux enfants, Véran et Salonius, moine à Lérins vers 410, évêque de Lyon vers 434, mort vers 450. Fête le 16 novembre.

. Eucher d’Orléans (20 février), moine de Jumièges vers 714, évêque d’Orléans, sa ville natale, en 721, fut exilé à Cologne par Charles Martel, puis interné à Saint-Trond, mort vers 738/743. Fête le 20 février.

Eudes (19 août) (19 août) : voir saint Jean Eudes.

Eudoxie : dame galante renommée à Héliopolis, au Liban. Se convertit en entendant chanter un vieux moine, fut dénoncée par un des ses anciens clients et décapitée. Fête le 1er mars.

Eufraise : 13ème évêque de Clermont, mort vers 515.

Eufrone : voir Euphrone.

Eugend : voir Oyand.

Eugène (Eugenio) :

. Eugène, apôtre et martyr du diocèse de Paris. Eglise dédiée St-Eugène-Ste-Cécile, construite en 1854 à la demande de Napoléon III.

. Eugène (13 juillet) (30 décembre), nommé évêque de Carthage en 477 par Hunéric, roi des Vandales, il fut exilé une première fois en 484 à Albi, dont les Wisigoths s’étaient emparés en 475, puis une seconde en 497, par les Ariens, notamment en Gaule par Trasimond, roi des Vandales, et mourut en 505 près d’Albi. Nom issu du grec « eugenios » (de race noble). Fête le 13 juillet.

. Eugène Ier, pape de 654 à 657, d’origine romaine. Il fut élu du vivant de son prédécesseur Martin Ier, mort en exil. Il combattit l’hérésie monothélite. Fête le 2 juin.

. Eugène, évêque de Tolède contre son gré, puis archevêque, musicien et poète, mort en 657. Fête le 15 novembre.

. Eugène III, de son nom Bernardo Paganelli di Montemagno, né à Pise, pape en 1145, mort en 1153. Ami de saint Bernard, il poursuivit les réformes de Grégoire VII. Béatifié. Fête le 8 juillet.

Eugénie (Géo : Eugienne, Ouenne) (15 novembre) (Eugenia) :

. Eugénie, vierge et martyre, née à Rome en 183, morte décapitée vers 260. Fête le 24 décembre.

. Eugénie d’Obernai, nièce de sainte Odile, lui succéda comme abbesse à Hohenbourg, morte en 735.

. Eugénie, martyre à Cordoue en 921, victime de la persécution musulmane. Fête le 26 mars.

. Eugénie de Smet (7 février), née à Lille en 1825. Pieuse, charitable, elle fonda en 1856, sur les conseils du curé d’Ars, une congrégation des Soeurs Auxiliaires du Purgatoire, et prit le voile sous le nom de Marie de la Providence. Morte en 1871. Fête le 7 février.

Eulalie (Géo : Araille, Aulaire, Aulais, Aulaye, Eloi, Alauzie) (Eulalia) :

. Eulalie de Barcelone, vierge et martyre, née à Barcelone en 289, morte en 303. Un poème en langue d’oïl de 28 vers retrace son martyre. Nom issu du grec « eulalia » (à la belle parole). Patronne de Perpignan. Fête le 12 février.

. Eulalie de Mérida (10 décembre), vierge et martyre, martyre à Merida, vers 304. Fête le 10 décembre.

. Eulalie (12 février) : Dicton : « Si le soleil rit à la Sainte Eulalie, Pommes et cidre à la folie ».

Euloge :

. Euloge d’Alexandrie, né en Syrie vers 540, moine, prêtre à Antioche, puis patriarche d’Alexandrie, mort vers 605. Combattit l’eutychianisme. Nom issu du grec « eulogia » (louange). Fête le 13 septembre.

. Euloge de Cordoue (11 mars), né en 800, prêtre, dirigea l’école de Cordoue, fut emprisonné avec sa compagne Marie et sainte Flora de Cordoue, fut libéré, puis à nouveau arrêté et décapité en 859 avec sainte Lucrèce. Patron des charpentiers. Fête le 11 mars.

Eumélie : mère de saint Basile, né en 329, épouse de saint Basile l’Ancien. Fête le 30 mai.

Euphémie (Géo : Offenge) (16 septembre), vierge et martyre, morte en Chalcédoine sous Dioclétien. Ses reliques furent vénérées à Sainte-Sophie jusqu’à l’arrivée des Turcs.

Euphrase : patron d’Ajaccio.

Euphrasie (Géo : Euphraise) :

. Euphrasie, une des six mille vierges qui refusèrent de sacrifier aux dieux romains, et furent noyées dans un lac de Turquie, en 300. Fête le 18 mai.

. Euphrasie, née à Constantinople, devenue veuve, se retira en Thébaïde, morte en 390.

. Euphrasie (13 mars), fille de la précédente, emmenée de Constantinople à l’âge d’un an, vécut en Thébaïde, morte en 410. Fête le 13 mars.

Euphrone :

. Euphrone, évêque de Tours, au VIème siècle, présida le conciloe de Tours en 567, mort en 573. Prédécesseur de l’historien Grégoire de Tours.

. Euphrone, évêque d’Autun, sa ville natale, correspondant de Sidoine Apollinaire, mort en 490. Nom latin « Euphronius ». Fête le 3 août.

Eurielle (PR : Ariel, Arielle, Uriel, Urielle) : soeur de saint Judicaël, vécut au VIIème siècle. Vénérée à Trédias (Côtes d’Armor). Nom issu de l’hébreu « uriel » (flamme de Dieu). Fête le 1er octobre.

Eusèbe (Géo : Huruge, Usage, Usuge, Eusoye) (Eusebio) (14 août) :

. Eusèbe, pape d’origine grecque, en 309, du 20 mai au 26 septembre. Il fut exilé en Sicile par Maxence, empereur romain de 306 à 312. Nom issu du grec « eusebes » (pieux), ou « eu » (bien) et « sébas » (crainte). Fête le 7 décembre (ou 17 août) (ou 26 septembre).

. Eusèbe : évêque de Besaançon, successeur de saint Maximin, mort vers 313.

. Eusèbe de Verceil, né en Sardaigne, en 315 (290), clerc à Rome, évêque de Verceil, dans le Piémont, en 340 (345), sous le pape Jules Ier. Il combattit l’arianisme et fut exilé en 355 par l’empereur arien Constance. Rappelé à Verceil par l’empereur Julien l’Apostat, en 363, il sacra ssaint Marcellin premier évêque d’Embrun vers 370, et finit lapidé par les Ariens en 371. Fête le 2 août.

. Eusèbe de Samosate, évêque en 361, exilé en Thrace par les Ariens, rappelé sous Gratien, tué par une tuile jetée du haut d’un toit en 380. Fête le 21 juin.

. Eusèbe de Bologne, évêque, ami de saint Ambroise, mort en 400. Fête le 26 septembre.

Eusébie : martyre au VIIIème siècle, abbesse d’un monastère près de Marseille. Elle mourut égorgée par les Sarrasins. Fête le 29 octobre.

Eusice : né à Périgueux, moine à Perccy (Manche), ermite dans le Berry, fonda un monastère à Selles-sur-Cher, dont l’église lui est dédiée, mort vers 542.

Euspice : prêtre de Verdun, refusant l’évêché de Verdun, alla fonder l’abbaye de Micy, près d’Orléans. Fête le 16 juin (à Verdun) et le 17 février (à Orléans).

Eustache (Géo : Uze) (Eustachio) :

. Eustache (20 septembre), général des armées de Trajan, appelé Placide, se convertit en voyant, alors qu’il était à la chasse, un cerf se retourner vers lui avec une croix entre les bois. Il fut ruiné, vendu comme esclave, puis redevint général, mais persécuté et martyrisé sous Adrien, en 118, enfermé avec sa femme et ses enfants dans un taureau de bronze chauffé à blanc. Invoqué contre les incendies. Nom issu du grec « eustachios » (bon épi). Fête le 20 septembre (retirée en 1969).

. Eustache, né en Beauvaisis, moine, puis abbé de Flay, aida Foulques de Neuilly à prêcher la croisade, fut légat du pape Innocent III en Angleterre. Mort en 1211.

. Eustache, guillotiné en septembre 1792. Fête le 2 septembre.

Eustase : bourguignon, disciple de saint Colomban, moine, puis abbé de Luxeuil, mort en 625. Fête le 20 mars.

Eustathe : Eustathe d’Antioche, né en Pamphylie, évêque de Bbérée, puis d’Antioche de 324 à 330, mort entre 337 et 360. Adversaire de l’arianisme, sa mort provoqua un schisme jusqu’à la fin du Vème siècle.

Eustelle : originaire de Saintes, vierge et martyre, convertit saint Eutrope. Fête le 11 mars.

Eustoche : noble auvergnat, évêque de Tours après saint Brice, mort en 461.

Eustochie (ou Eustochium) : née à Rome, en 364, fille de sainte Paule, dirigée par saint Jérôme, se retira à Bethléem en 384, devint abbesse, mourut à Bethléem, en 419. Elle entretint une correspondance avec saint Julien et fut la femme la plus instruite de son temps. Fête le 28 septembre.

Euthyme :

. Euthyme le Grand, né à Mélitène en 377, prêtre supérieur des monastères de son diocèse, alla se cacher en Palestine, dans le désert de Ziphon, détacha l’impératrice Eudoxie de l’eutychianisme, mourut en 473. Fête le 20 janvier.

. Euthyme, moine, puis évêque de Sardes, assista au 2ème concile de Nicée, fut exilé, rentra dans son diocèse e, 811, mort, flagellé en 820.

Eutrope :

. Eutrope, premier évêque de Saintes, envoyé par saint Clément de Rome, mort martyr au IIIème siècle. Patron de La Rochelle. Fête le 30 avril.

. Eutrope, évêque d’Orange, mort vers 475.

Eutropie : soeur de saint Nicaise. Nom grec (trop nourrie). Fête le 14 décembre.

Euverte : sous-diacre de Rome, puis évêque d’Orléans, mort vers 391. Fête le 7 septembre (7 mai).

Eutychien :

. Eutychien, pape de 101 à 109 ou 110. Fête le 26 octobre.

. Eutychien, né à Luni, en 220, pape de 275 à 283. Il vit les persécutions d’Aurélien, empereur romain de 270 à 276. Fête le 7 décembre.

Evariste (Evaristo) (26 octobre) :

. Evariste, pape, d’origine grecque, de 97 à 105, martyrisé sous Trajan, empereur romain de 98 à 117. Nom issu du latin « evagor » (se propager). Fête le 26 octobre.

. Evariste, martyr crétois, au IIIème siècle. Fête le 23 décembre.

Eve (ou Eva) (PR : Evelyne) (6 septembre) : martyre. Patronne de Dreux. Nom hébreu (désir). Fête le 6 septembre.

Even :

. Even, vécut en Bretagne au Vème ou VIème siècle, et laissa son nom à Ploeven et Lannéven.

. Even, abbé du monastère de Saint-Melaine à Rennes, nommé archevêque de Dol par le pape Grégoire VII en 1075. Mort en 1081, après quoi le concile de Saintes reconnut les droits de l’archevêque de Tours sur la Bretagne. Fête le 17 avril.

Evergiste : disciple et successeur de saint Séverin à Cologne, assassiné dans une église de Tongres. Fête le 24 octobre.

Evode :

. Evode, premier évêque d’Antioche, sacré par saint Pierre vers 41, mort sous Galba ou Othon. Fête le 6 mai.

. Evode (ou Yved), évêque de Rouen vers 422, mort aux Andelys, puis transféré dans la cathédrale de Rouen. Fête le 8 octobre.

Evrard (PR : Ebrard, Eberhardt) :

. Evrard (14 août), né en Souabe, prévôt à la cathédrale de Strasbourg, se retira en 934 à Einsiedeln, dans le canton de Schwyz, en Suisse, où il créa un couvent dont il fut abbé, et bâtit une église consacrée en 958, mort en 958. Fête le 14 août.

. Evrard, bénédictin de Paris, devint évêque de Salzbourg, où il s’opposa à l’empereur Barberousse. Mort en 1164. Nom issu du germain « eber » (sanglier) et « hard » (hardi). Fête le 24 octobre.

Evre (ou Epvre) : riche chrétien de Trèves, devint évêque de Toul au Vème siècle, délivra miraculeusement trois criminels. Eglise dédiée à Nancy. Nom issu du latin « aper ».

Evremond : né à Bayeux, fonda plusieurs monastères dans le Bessin, abbé de Mont-Maire, mort vers 720. Son corps fut transféré à Creil.

Evroud (ou Evroul ou Evroult) (Géo : Evroult) : né en 517, seigneur à la cour de Childebert, quitta sa femme pour se faire moine aux Deux-Jumeaux, près de Bayeux, mourut solitaire dans la vallée d’Ouche, en 596 – ou devint curé d’Ouche (Orne). Nom germain « Eberulf ». Fête le 29 décembre.

Expédit : moine de Métilène, martyr en Arménie. Patron des écoliers, des candidats aux examens, des hommes d’affaires. Invoqué, à Lyon, pour les situations difficiles. Fête le 19 avril.

Exupérance : enfant, morte martyre, vénérée à Notre-Dame de Verdelais, près de Saint-Maixant (Gironde).

Exupère (Géo : Exupéry) :

. Exupère, martyr à Vienne.

. Exupère, archevêque de Toulouse, mort vers 411. Il vendit les vases sacrés de son église pour nourrir les pauvres. Il vit Toulouse ravagée par les Goths, et termina Saint-Sernin. Nom latin « Exuperius ». Fête le 28 septembre.

. Exupère (ou Spire) : premier évêque de Bayeux, au II(IV)ème siècle. Son corps fut transféré à Corbeil au IXème siècle, après avoir été caché contre les invasions normandes. La collégiale fut créée par le comte Aymon pour y déposer sa dépouille. Eglise-cathédrale Saint-Spire, reste d’un ancien monastère et porte du XIVème siècle, du même nom, à Corbeil. Fête le 1er août.

Eynard : ami de saint Bruno, le fondateur de la Grande Chartreuse, au XIe siècle. Il s’installa dans l’ermitage de Faissia, sous le Mont Saint-Eynard, vers 1100 mètres d’altitude, dans le Grésivaudan, au dessus de Grenoble.

Ewen : Nom issu du gaulois « esugenos » (devenu Eugène). Fête le 3 mai.

Ezhvin : né à Dol en 563, disciple de saint Samson, chassé de son monastère par les Francs du roi Childebert II, se réfugia en Irlande et mourut en 642. Nom dérivé du germanique « Edwin », de « ed » (richesse) et « win » (ami). Fête le 19 octobre.