Saints en C

Cadoc : irlandais, fonda Llancarvan, au Pays de Galles, suivit saint Gildas en Armorique, au VIème siècle. Fête le 21 septembre, notamment à Vannes.

Cagnoald : seigneur d’Austrasie, moine à Luxeuil, sous saint Colomban, évêque de Laon, mort en 635.

Caïus :

. Caïus, chrétien de l’âge apostolique, évêque de Thessalonique. Fête le 4 octobre, avec Crispus.

. Caïus, pape de 283 à 296, d’origine dalmate. Fête le 22 avril.

Cajetan : voir Gaëtan.

Calais (Géo : Calez) : auvergnat, moine à l’abbaye bénédictine de Ménat (Puy-de-Dôme), puis à Micy, fonda Anisole, berceau de la ville de Saint-Calais (Sarthe), mort en 536. Nom issu du latin « carilefus ». Fête le 1er ou le 4 juillet.

Calépode : prêtre romain, convertit Palmace, Simplice, martyr avec eux vers 222. Fête le 10 mai.

Calétric (ou Caltry) : évêque de Chartres après saint Lubin, au VIème siècle.

Calixte (ou Calliste) (Callisto) (14 octobre) :

. Calixte Ier, né à Rome vers 150, esclave chrétien, fait de la prison pour dettes, diacre en 200, pape de 217 à 222, mort assassiné. Sa tombe fut retrouvée en 1961, au cimetière de Calépode, sur la via Aurelia, à Rome. Nom issu du grec « kallistes » (le plus beau). Fête le 14 octobre.

. Calixte II, pape de 1119 à 1124. Béatifié. Fête le 12 décembre.

Calmin (ou Calmery ou Carmery) : Calmeyriou Calminius, « sénateur d’Auvergne », au VIème siècle, fonda le monastère de Calminiac, près du Puy, devenu Monastier-Saint-Chaffre (Haute-Loire), mort à Mozac, près du Riom.

Camelle : vierge du Languedoc, au VIIIème, honorée à Toulouse et à Mirepoix. Nom latin « Camella ».

Camille (ou Camilla) (Camille) (14 juillet) :

. Camilla, vierge de Ravenne qui assista saint Germain d’Auxerre sur son lit de mort, morte près d’Auxerre, au Vème siècle.

. Camille de Lellis, né à Bucchianico, dans les Abruzzes, en 1550. Après une vie de mercenaire à la solde de l’Espagne, en Espagne, puis en Tunisie, et de joueur, il fut blessé, se convertit et découvrit la misère des hôpitaux. Il devint prêtre, et fonda en 1582 à Rome l’Institut des clercs réguliers, dont le signe était la croix rouge, qui devint un ordre religieux des Camilliens en 1591. Mort en 1614, canonisé en 1746. Patron des infirmiers, des infirmes, invoqué dans les Litanies des agonisants. Fête le 14 juillet (18 juillet).

Candide (ou Candres) (PR : Blanche) (Géo : Xandre) :

. Candide, martyre, enterrée sur la via de Porto, près de Rome. Fête le 3 octobre.

. Candres, évêque de Maestricht, au Vème siècle. Deux églises lui sont dédiées à Caen. Nom latin « Candidus ». Fête le 1er décembre.

Cannat : évêque de Marseille, au VIème siècle.

Canut (7 janvier) : petit-neveu de Canut, roi d’Angleterre, favorisa le christianisme au Danemark, martyr vers 1086. Fête le 19 janvier.

Caprais (Géo : Capraise, Chabrais) (20 octobre) :

. Caprais, apôtre de l’Agenais, où il était né, martyr après sainte Foy, en 303 (363). Nom latin « Caprasius ». Fête le 20 octobre.

. Caprais, abbé de Lérins, au Vème siècle.

Caradec (Géo : Carreuc) : originaire du pays de Galles, établi en Bretagne. Nom celte « Caradocus ».

Carine (PR : Karelle, Karen, Karine) (7 novembre) : martyrisée sous l’empereur Julien l’Apostat, en 362, avec son époux Mélasippe et leur fils Antoine, à Ankara. Nom issu du latin « carus » (cher). Fête le 7 novembre.

Carissime : vierge, recluse près d’Albi, morte au monastère de Viants, près de Gaillac, au Vème siècle. Fête le 7 septembre.

Carloman : fils aîné de Charles Martel, moine au Mont Cassin, mort à Vienne, en Dauphiné, au cours d’une légation, en 755. Béatifié.

Casimir (4 mars) (4 mars) : né en 1458 à Cracovie, fils du roi Casimir IV de Pologne. Il refusa, par voeu de continence, d’épouser la fille de l’empereur d’Allemagne Frédéric III. Mort de phtisie en 1484 à Grodno. Canonisé en 1521 (1552). Patron de la jeunesse, patron de la Pologne (en 1602) et de la Lithuanie. Nom issu du polonais « kas » (assemblée). Fête le 4 mars.

Cassien (Géo : Cassin) :

. Cassien (5 août), évêque d’Autun. Fête le 5 août.

. Cassien, maître d’école à Imola, abandonné aux sévices de ses élèves, vers 250. Patron des maîtres d’école, des secrétaires, des tailleurs. Fête le 13 août.

. Cassien, fondateur de l’abbaye de Lérins. Nom latin « Cassianus ».

Caste : voir saint Emile.

Castin : seulement connu par le village des Pyrénées Atlantiques qui porte son nom.

Castor : né à Nîmes, marié, puis moine avec le consentement de son épouse, fonda le monastère de Manosque (Alpes-Maritimes), puis devint le premier évêque connu d’Apt, siège d’un évêché jusqu’à la Révolution, mort en 420.

Catherine (PR : Cathel, Cathy, Katel, Kateline, Kathel, Kathia, Katy, Ketty) (Catalina) :

. Catherine d’Alexandrie (25 novembre), fille du roi d’Alexandrie, remarquablement belle et instruite, elle eut la vision de l’Enfant Jésus, porté par la Vierge, la choisissant pour fiancée, mais lui demandant d’embellir son âme. Elle se convertit, et essaya de s’améliorer pour plaire à Jésus. Jésus la trouva enfin belle et Marie leur passa la bague au doigt, scellant le mariage mystique. Elle ne pensa plus qu’au martyre pour rejoindre son époux céleste. convertit l’impératrice Faustine Elle fut martyrisée sous Maximin Daia, vers 305 ou 310, dans une machine infernale composée de quatre roues armées de pointes et de scies tourant en sens inverse. Son corps, devenu une bouillie sanglante, fut transporté par des anges au Mont Sinaï. Avant son supplice, elle convertit cinquante philosophes, ainsi que l’impératrice Faustine. Patronne des jeunes filles, des filles à marier, des étudiants, des meuniers, des modistes, des philosophes, des rémouleurs, des tanneurs, des tourneurs. Nom issu du grec « katharos » (pur). Représentée avec une roue. Dictons : « Quand Sainte-Catherine au ciel fait la moue, Il faut patauger longtemps dans la boue », « A la Sainte-Catherine, Pour tout l’hiver fais la farine », « Sainte Catherine, toute fille veut la fêter, Mais point ne veut la coiffer ». Fête le 25 novembre (retirée en 1969).

. Catherine de Sienne (29 avril) (30 avril), née à Sienne en 1347, vingt-quatrième enfant de la famille Benincasa. Chaste et pieuse, elle se fit tertiaire dominicaine. Elle s’efforça de réconcilier la république de Florence avec le pape, pensant ainsi faciliter le retour du pape à Rome, ce que fit Grégoire XI en 1377, en revenant d’Avignon s’installer au Vatican. Elle défendit son successeur Urbain VI contre les cardinaux français qui avaient proclamé un antipape Clément VII. Stigmatisée à partir de 1375, elle dicta des ouvrages mystiques. Morte à Rome en 1380, canonisée en 146, première femme nommée Docteur de l’Eglise en 1970. Patronne de l’Italie, patronne du personnel soignant. Fête le 29 avril (précédemment le 30 avril).

. Catherine de Suède (24 mars), née en 1335 (1330), 2ème fille de sainte Brigitte, imposa la continence à son mari, et, après sa mort en 1350, resta avec sa mère à Rome, l’accompagna sa mère en Terre Sainte, et ramena son corps en Suède. Nommée abbesse de Vadstena en 1380, morte en 1381. Fête le 24 mars.

. Catherine de Bologne, née en 1413, tertiaire franciscaine, puis prieure des Clarisses dans un couvent qu’elle avait fondé, morte en 1462. Fête le 9 mars.

. Catherine de Gênes, née en 1442 (1447), morte en 1510. Fille de Jacques de Fieschi, vice-roi de Naples, mariée à Julien Adorno qu’elle convertit, petite nièce d’Innocent IV. Eut des visions et mourut en 1510 après une douloureuse maladie. Fête le 14 septembre.

. Catherine de Ricci, née en 1522 à Florence, reçut le nom d’Alexandrine à son baptême, tertiaire dominicaine, pénitente, morte en 1590. Fête le 13 février (2 février).

. Catherine Labouré (25 novembre), née en 1806 à Fain-le-Moutiers (Côte-d’-Or), entra en 1830 chez les Filles de la Charité, rue du Bac, eut une apparition de la Vierge, dite de la Médaille miraculeuse, morte en 1876 à Paris, rue de Reuilly. Canonisée en 1947. Fête le 25 novembre (ou 30 décembre ou 28 novembre ?).

Cécile (PR : Célia, Sheila) :

. Cécile (22 novembre) (22 novembre), romaine de la famille des Caecilii, fiancée à Valérien qu’elle convertit, vierge et martyre romaine, vers 232, sous Alexandre-Sévère, empereur romain de 222 à 235. Selon une biographie légendaire du Vème siècle, lors de son mariage, elle chantait les louanges de Dieu et faisait voeu de chasteté en chantant, accompagnée de musique. Son corps fut retrouvé en 1599. Patronne des musiciens, des luthiers, des poètes. Nom issu du latin « caecus » (aveugle). Dicton : « Pour Sainte-Cécile, Chaque haricot en fait mille ». Fête le 22 novembre.

. Cécile, voir Clarisse.

Cédric (ou Cedde) (7 janvier) : né en Northumbrie, un des apôtres d’Angleterre, évêque des Saxons de l’Est, mort de la peste en 664. Nom issu du gallois (aimable). Fête le 7 janvier.

Célerin : disciple de saint Cyprien, vivait en Afrique au IIIème siècle. Fête le 3 février.

Céleste : 2ème évêque de Metz, vers le fin du IIIème siècle ou le début du IVème siècle (ou au IXème siècle). Ses reliques reposent, avec celles de saint Auteur, dans l’église de l’abbaye de Marmoutier (Bas-Rhin), fondée par saint Léobard, disciple de saint Colomban. Fête le 14 octobre.

Célestin (PR : Célestine) (6 avril) :

. Célestin Ier, pape de 422 à 432, originaire de Campanie. Il se fit représenter par Cyrille d’Alexandrie au concile d’Ephèse, convoqué en 431 par Théodose II et Valentinien III, qui condamna le nestorianisme, hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople d’origine syrienne, qui considérait que Jésus n’était qu’un homme ayant abrité le Verbe divin, et que la Vierge Marie n’était pas la mère d’un Dieu.

. Célestin V, ermite, né à Isernia vers 1215, de son nom Pietro-Angeliner del Morrone, fonda une congrégation d’ermites sur le Mont Majella, près de Chieti, en Italie, puis se retira en solitaire sur le Mont Morrone, près de Sulmona, pape en 1294, s’installa à Naples, abdiqua cinq mois après son élection, reprit sa vie d’ermite, et fonda l’ordre des Célestins. Il fut emprisonné par Boniface VIII, son successeur, et mourut à Castello di Fumone en 1296. Canonisé par Clément V, en 1313, sous le nom de saint Pierre Célestin. Patron des relieurs. Fête le 19 mai.

Céline (ou Célinie) (21 octobre) (22 octobre) : épouse du comte de Laon, mère de saint Rémi de Reims, et de Principe de Soissons, morte à Laon vers 458. Fête le 21 octobre.

Celse : voir saint Nazaire. Fête le 28 juillet.

Celsin (ou Soussin) : disciple de saint Rémi, prêtre de Reims au VIème siècle.

Cénéré (Géo : Céneri) : diacre au diocèse de Séez (Orne), au VIIème siècle. Nom latin « Serenicus ».

Céran (ou Céraune) : évêque de Paris après Simplice, mort vers 625, enseveli près de sainte Geneviève. Fête le 27 septembre.

Céré : martyr au IIIème siècle. Nom latin « Serenus ».

Céronne : née près de Béziers, baptisée à Bordeaux, fonda le premier couvent du diocèse de Sées, siège d’un évêché au début du VIème siècle, morte aveugle. Fête le .

Césaire(PR : César) (Géo : Cézaire) (Cesario) :

. Césaire, neveu de saint Denys, mort martyr en 304, à l’âge de 14 ans. Nom issu du latin « caesar » (né par césarienne). Fête le 12 mai.

. Césaire de Naziance (25 février), né en 329, mort en 368. Frère de saint Grégoire de Naziance, en Cappadoce, médecin. Fête le 25 février.

. Césaire d’Arles (27 août), né à Châlon-sur-Saône en 470, moine de Lérins, évêque d’Arles en 533, puis vicaire du Saint Siège pour le sud de la Gaule, combattit l’arianisme et affirma son autorité au concile d’Arles, en 529. Il fonda une communauté de femmes avec sa soeur sainte Césarie, et créa un monastère de religieuses aux Saintes-Marie-de-la-Mer. Mort en 542. Fête le 28 août (27 août).

. Césaire de Bus, né à Cavaillon en 1544, se convertit et devint prêtre, fonda les Prêtres de la Doctrine chrétienne, dit les Doctrinaires, mort en 1607.

Césarine (ou Césarie) : née vers 465, soeur de saint Césaire d’Arles, religieuse à Marseille puis à Arles, abbesse d’un couvent, selon la règle dictée par son frère, morte en 529. Fête le 12 janvier.

Chabanel : voir saint Noël Chabanel.

Chaffre (ou Théofroy) (Géo : Chaffrey, Théoffrey) : né à Orange, moine puis abbé à Calmery en Velay, martyrisé par les Sarrasins en 728. Nom issu du germain « Theofredus ». Fête le 19 octobre.

Chamassy : berger, solitaire, confesseur dans l’Angoumois, au VIème siècle. Nom gréco-latin « Eumachius ».

Chamond : voir Annemond.

Chantal (21 août) : Jeanne-Françoise Frémiot, fille du président du parlement de Bourgogne, baronne de Chantal, célèbre par sa piété, née à Dijon en 1572, morte à Moulins en 1641. Elle épousa en 1592 le baron Christophe de Rabutin-Chantal, la terre de Chantal, située à Monthelon, en Saône-et-Loire, ayant été donnée à la famille de Rabutin. Elle eut six enfants, dont Celse-Bénigne, père de Madame de Sévigné. Veuve en 1600, elle fonda à Annecy en 1610 l’ordre de la Visitation, sur les conseils de saint François de Sales. Mère supérieure du couvent de Visitandines de son couvent d’Annecy, elle créa de nombreux établissements. Elle rendit visite à Marguerite Acarie, fille de la bienheureuse Marie-de-l’Incarnation, au couvent de la rue Chapon, à Paris, qui prophétisa sa mort prochaine. Une chapelle fut construite pour les Visitandines par Mansart, en 1632, au 17, rue Saint-Antoine. Les Visitandines s’installèrent en 1626 à Paray-le-Monial, et à Moulins. Canonisée par Clément XII en 1767. Nom issu de l’occitan « cantal » (chanter). Fête le 21 août.

Charlemagne (28 janvier) : fils de Pépin le Bref, à qui il succéda en 768, empereur d’Occident en 800, mort en 814. Béatifié, puis canonisé en 1165 à la demande de l’empereur d’Allemagne. Patron des écoliers. Fête le 28 janvier.

Charles (Carl, Carlos, Charlélie, Charley, Charly) :

. Charles le Bon (2 mars) (2 mars), né en 1083, 4ème fils de saint Canut (ou Knud), roi de Danemark, comte de Flandre en 1119, assassiné dans l’église Saint-Donatien de Bruges en 1127. Il mit en application la « trêve de Dieu », interdiction des hostilités pendant l’Avent, le Carême et le Temps de Pâques, proposé par saint Odilon. Patron de la Belgique. Béatifié. Fête le 2 mars.

. Charles de Blois, fils de Louis de Châtillon et de Marguerite de France, neveu de Philippe VI de Valois, duc de Bretagne en 1341. Il fut prisonnier à la Tour de Londres, et mourut à la bataille d’Auray, en 1364. Béatifié. Fête le 20 juin.

. Charles Borromée (4 novembre) (4 novembre), né à Arona, au château de Borromée en 1538, neveu du pape Pie IV. Docteur en droit à 16 ans, cardinal à 22 ans, archevêque de Milan en 1563. Il s’inspira du Concile de Trente pour réformer la discipline ecclésiastique et le catéchisme. Il créa des fondations charitables et s’illustra pendant la peste de Milan, en 1576. Mort à Milan en 1584. Nom issu du germain « karl » (viril). Une rue porte son nom dans le XVème arrondissement. Fête le 4 novembre.

. Charles Garnier, jésuite massacré par les Iroquois qu’il voulait évangéliser. Fête le 18 octobre (ou 26 septembre).

. Charles Langwa, page d’un roi homosexuel, à qui il se refusait, mort martyr, brûlé vif, avec 22 autres Ougandais chrétiens. Fête le 3 juin.

Charlotte (PR : Arlette, Carole, Caroline, Charlène, Charline) (17 juillet) : doyenne (80 ans) des carmélites de Compiègne, guillotinées sur la place de la Nation à Paris, en 1794, sous la Terreur.

Chartier : dans l’Indre, au VIème siècle. Nom issu du germain « Carterius ».

Chef (ou Theudère) : moine à Vienne, où il était né, mort vers 575. Autour de son tombeau se forma la ville de Saint-Chef.

Chély : troisième évêque du Gévaudan, à Mende, au VIème siècle. A donné son nom à deux localités. Nom issu du latin « Hilarus ». Fête le 25 octobre.

Chéron : martyr en prêchant dans la région de Chartres, au Vème siècle. Il fut assassiné par des bandits. Son tombeau fut le siège d’un pèlerinage puis d’une abbaye.

Chionie : voir sainte Agape.

Chrétienne : vierge, de nom inconnu, captive chez les Ibériens au IVème siècle, prêcha et convertit leur roi. Une congrégation de religieuses enseignantes se fonda à ce nom près de Metz au XIXème siècle. Fête le 15 décembre.

Christian (PR : Chrétien) (12 novembre) : chef-cuisinier polonais d’un groupe de moines camaldules envoyés par le roi Boleslas pour évangéliser la Pologne, massacrés par des brigands en 1003. Ceux-ci, condamnés à être enchaînés à vie au tombeau de leurs victimes, virent leurs chaînes tomber, signe du pardon, et entrèrent au couvent. Nom issu du latin « christianus » (disciple du Christ). Fête le 12 novembre.

Christiane (ou Christiana) : évangélisa les Géorgiens au IVème siècle. Fête le 15 décembre.

Christine (PR : Christel, Christiane, Chrystelle, Christilla) (Géo : Christie) (24 juillet) (24 juillet) :

. Christine, vierge et martyre à 14 ans sous Dioclétien, empereur romain de 284 à 305. . Fête le 24 juillet.

. Christine de Bolsena, suppliciée par son propre père, pour s’être faite chrétienne. Son tombeau fut retrouvée à Bolsena en 1880. Fête le 24 juillet.

. Christine l’Admirable, née vers 1150, religieuse, riche en prodiges, morte au couvent Sainte-Catherine à St Trond, à Belgique, en 1224. Elle prétendit avoir passé 20 ans au purgatoire. Fête le 24 juillet.

Christophe (PR : Cristobal, Christopher) (Géo : Christaud, Christo, Christol, Christoly) (40 communes) (Cristoforo) :

. Christophe de Lycie (21 août) (25 juillet), né en Syrie, païen, converti par saint Babylas d’Antioche, martyrisé en Lycie, sous Dèce, vers 250. Il est représenté portant Jésus sur son dos pour lui faire traverser une rivière. Selon la légende, il s’engagea avec un enfant qui se révéla de plus en plus lourd, symbolisant le Christ et le poids des pêchés du monde. Nom issu du grec « christophoros » (porte Christ). Il est vénéré depuis le Vème siècle en Asie Mineure. Patron des voyageurs, des automobilistes, des navigateurs, des déménageurs, des messagers, des touristes. Fête le 21 août (précédemment le 25 Juillet).

. Christophe de Cordoue, moine de Cordoue, exécuté avec son compagnon Léovigilde, en 852. Son martyre fut décrit par son maître saint Euloge de Cordoue. Fête le 21 août.

Chrodegand :

. Chrodegand, proche parent du roi Pépin, élevé à Saint-Trond, référendaire à la cour de Charles Martel, organisateur de l’église franque, auteur d’un règle canoniale, puis évêque de Metz. Il fonda des monastères dont celui de Gorze, en Moselle, où il mourut en 766. Fête le 6 mars.

. Chrodegand, d’origine normande, frère de sainte Opportune, évêque de Séez, assassiné au cours d’un pèlerinage à Rome, au VIIIème siècle, inhumé au monastère de Montreuil. Patron des buveurs. Fête le 3 septembre.

Chromace : ami de saint Jérôme et de saint Augustin, évêque d’Aquilée en 387, mort en 406.

Chrysanthe : martyr, avec sainte Darie, venu d’Orient à Rome, mort en 283.

Chryseuil (ou Chrysole) : disciple de saint Denis de Paris, évangélisa la région de Cambrai et Tournai où il fut martyrisé vers 300. Patron de Comines, où est son tombeau. Fête le 7 février.

Chrysogone : prêtre romain, conseiller de sainte Anastasie, martyrisé en 304. Fête le 24 novembre.

Cibard (Géo : Cybard, Ybard, Ybars, Cybardeaux) : reclus, au VIème siècle, honoré à Angoulême. Nom issu du latin « Eparchius ».

Cisy : vécut au IXe siècle. Les Sarrasins étaient devenus maîtres de l’Espagne et ils envahirent les environs de Toulouse. Saint Cizy, issu de la famille des ducs de Bourgogne, était parmi les soldats qui s’opposaient à leur avance dans les plaine de la Garonne. Cerné de toutes parts, il fut fait prisonnier, sommé d’abjurer la foi en Jésus-Christ et d’embrasser la religion de Mahomet. Ce qu’il refusa tout net. Il fut assommé à coups de marteaux de guerre. L’armée ne tarda pas à le venger et Charlemagne fit édifier à cet endroit un tombeau en son honneur, aux alentours de Cazères sur Garonne (31220) au lieu dit Saint-Cizy.

Clair (Géo : Clar) :

. Clair de Nantes, missionnaire venu de Rome, disciple de saint Lin, premier évêque de Nantes, apôtre de cette région, vivant vers 280. Fête le 10 octobre.

. Clair de Tours, disciple de saint Martin, mort vers 396. Fête le 8 novembre.

. Clair de Vienne (ou du Dauphiné), né dans le village qui porte son nom, Saint-Clair-du-Rhône, moine de Saint-Ferréol, puis abbé de Saint-Marcel de Vienne, mort vers 660. Ses reliques sont vénérées à Aix-les-Bains. Fête le 1er janvier (2 janvier).

. Clair du Vexin, prêtre et martyr, né à Rochester vers 894, se fixa dans le Vexin pour vivre en reclus, assassiné à St Clair sur Epte. Patron des doreurs et des brodeurs. Fête le 4 novembre.

Claire (ou Clarisse) (11 août) (12 août) (Clara) :

. Claire d’Assise, vierge et abbesse, née en 1193 à Assise. Disciple de saint François, elle entra dans un couvent de bénédictines, avant de fonder l’ordre séraphique des Pauvres Dames, dit des Clarisses, à San Damiano, en 1212, dont la règle, très austère, fut écrite par saint François d’Assise, et approuvée par Grégoire IX. Elle écarta par ses prières les Sarrasins de la ville d’Assise. Morte en 1253. Le pape Innocent IV assista à ses funérailles et la fit canoniser en 1255. Ses reliques sont conservées dans la sacristie du monastère de Remiremont. Patronne des brodeurs, des lavandières, de la télévision. Nom issu du latin « clara » (claire). Fête le 11 août (12 août).

. Claire de Montefalco, née vers 1275, religieuse augustine, morte en 1368. Fête le 18 août.

Clarisse (ou Cécile ou Sigeberge) (12 août) (9 août) : première abbesse du Saint-Mont, près de Remiremont, au début du VIIème siècle.

Claude (PR : Claudette, Claudia, Claudie, Claudine, Claudius) :

. Claude du Jura (6 juin), né à Salins vers 603, chanoine, puis évêque de Besançon, au VIIème siècle. A peine élu, il s’enfuit et dut être rattrapé. Il démissionna 5 ans plus tard, et se cacha dans une abbaye fondée à Condat au Vème siècle, dont il fut nommé père-abbé en 693, et qui devint la ville de Saint-Claude, siège d’un évêché en 1742. Mort en 695. Patron des tailleurs de pierre. Nom issu du latin « claudicus » (boiteux). Fête le 6 juin (précédemment).

. Claude de Colombière (15 février), né à Saint-Symphorien d’Ozon, en Isère, en 1642. Jésuite, nommé supérieur du collège de Paray-le-Monial. Il découvrit au couvent des Visitandines une religieuse, sainte Marguerite-Marie Alacoque, qui avait la vision du Sacré-Coeur de Jésus. Il devint prédica teur à la cour de Charles II d’Angleterre, fut persécuté et revint en France, où il mourut d’épuisement à Paray-le-Monial en 1682. Béatifié. Fête le 15 février.

Claudine (18 novembre).

Clélia (ou Clélie) : née Clélia Barbieri à Budrie près de Bologne en 1847, orpheline, elle fonda une congrégation de religieuses en 1868. Morte à 23 ans en 1870. Béatifiée. Nom issu du latin « lenita » (douce). Fête le 13 juillet.

Clémence (21 mars) (11 octobre) : Clémence de Hohenberg, mariée au comte de Spanheim, en Allemagne, se fit bénédictine à la mort de son époux, et mourut pieusement à Trèves en 1176. Béatifiée. Nom issu du latin « clementia » (clémence). Fête le 21 mars.

Clément (PR : Clémentine) (22 communes) (Clemente) :

. Clément Ier (23 novembre) (23 novembre), né à Rome, fut ordonné pape par St Pierre, dont il fut le troisième successeur, et le resta de 88 à 97, sous Domitien, empereur de 81 à 96. Mort martyr. Il laissa une lettre à l’Eglise de Corinthe. Le prénom ne fut repris par un pape qu’en 1046. Patron des bateliers, souvent représenté avec une ancre. Dicton : « Quand l’hiver vient doucement, Il est là à la Saint-Clément ». Fête le 23 novembre.

. Clément d’Alexandrie, Titus Flavius Clemens, né vers 150, mort en 220. Docteur de l’Eglise, apologiste renommé, maître d’Origène, exégète et théologien, né à Alexandrie en 185.

. Clément de Metz, missionnaire venu de Rome au IIIème siècle, évangélisa la région de Metz dont il fut le premier évêque. Son corps fut déposé au XIème siècle au monument de Saint-Félix qui devint Saint-Clément.

. Clément d’Ancyre, évêque d’Ancyre, subit des supplices pendant vingt ans, et mourut en 303 sous Dioclétien. Anne d’Autriche fit don de son crâne rapporté des croisades. Fête le 23 janvier.

. Clément-Marie Hofbauer, né en 1741 en Moravie, boulanger, baptisé sous le nom de Jean, reçut de l’évêque de Tivoli la bure des ermites avec le nom de Clément, devint rédemptoriste, ordre fondé par Vincent de Gonzague, en 1608, prêcha en Pologne et en Autriche. Mort à Vienne en 1820. Béatifié. Canonisé en 1909. Fête le 16 mars.

Clémentin : premier abbé d’un couvent, dans les Deux-Sèvres.

Clémentine (28 septembre).

Cléophas : un des deux disciples d’Emmaüs, martyrisé par les Juifs. Fête le 25 septembre.

Clet (ou Anaclet) (26 avril) : pape de 76 à 88, d’origine romaine, second successeur de saint Pierre, dont il aurait été le disciple. Mort martyr, enseveli aux côtés de saint Pierre sur le mont Vatican. Fête le 26 avril.

Clotilde :

. Clotilde (4 juin) (3 juin) : née vers 470 à Lyon, fille de Chilpéric, roi des Burgondes, et de la reine Carétine, nièce de Gondebaud, roi de Bourgogne. Elle fut élevée chrétiennement à Genève, après la mort de son père, puis épousa Clovis Ier, alors païen. Lors de la bataille de Tolbiac, Clovis promit de se convertir en cas de victoire. Il se fit baptiser en 496 par saint Rémi, ainsi que ses fils. Elle incita Clovis à combattre son oncle qui avait tué son père, et Gondebaud fut vaincu en 500. Après la mort de Clovis, en 511, elle envoya ses trois petits-enfants, fils de Clodomir, son fils aîné, au palais de la Cité, à la demande de ses deux autres fils, Clotaire et Childebert. Deux furent assassinés, le troisième, saint Cloud, réussit à s’échapper. Elle se retira dans un monastère, à Tours, et mourut en 545. Son corps fut ramené à Paris et allongé à côte de celui de Clovis et de sainte Geneviève, dans l’église Saint-Leu. Quelques reliques sont déposées dans la basilique Sainte-Clotilde. Nom issu du germain « hrod » (gloire) et « hild » (combat). Fête le 4 juin (6 juin précédemment).

. Clotilde-Joseph Paillot, supérieure d’un couvent de religieuses ursulines de Valenciennes, guillotinée avec dix de ses religieuses en 1794. Béatifiée, avec ses compagnes.

Cloud (ou Clodoald) (Géo : Claud) (7 septembre) : 3ème fils de Clodomir, lui-même fils de Clovis et de sainte Clotilde, né vers 522. Il échappa au massacre de ses frères par ses oncles Clotaire et Childebert, et se retira à Nogent, village près de Paris, où il fonda un monastère. Mort en 560. Canonisé sous le nom de Cloud. Patron des cloutiers, également invoqué contre les furoncles. Nom issu du germain « hrod » (gloire) et « waldan » (gouverner). Fête le 7 septembre.

Colette (PR : Nicole, Nicoletta) (6 mars) (6 mars) : Colette Boylet, née à Corbie, dans la Somme, en 1380, de parents âgés qui avaient prié saint Nicolas de leur accorder une fille, appelée Colette en son honneur. Orpheline à 8 ans, elle vécut chez les clarisses de Pont-Sainte-Maxence (Oise), puis en recluse dans l’église de Corbie, de 1402 à 1406, dans une « logette ». Après avoir eu une apprition de saint François d’Assise, elle fut nommée abbesse par le pape Benoît XIII en 1406 pour rénover les ordres franciscains. Elle fonda le monastère de Besançon qui appliqua la règle de sainte Claire, et mourut à Gand, chez les clarisses, en 1447. Nom diminutif de Nicole. Dicton : « Au jour de Sainte Colette Commence à chanter l’alouette ». Fête le 6 mars.

Colomb (ou Columbkill) (Géo : Coulomb) :

. Colomb, né en 521, irlandais, moine sous saint Finnian, fonda Ioan ou Hy, en Ecosse, mort en 597. Nom latin « Columbus ». Fête le 9 juin.

. Colomb, moine de Lérins, au VIIIème siècle.

Colomban (Colombano) : né en Irlande, vers 540. Après des séjours dans des monastères, il aborda en 590 en Bretagne avec 12 moines, où il évangélisa avec succès. Il fonda un monastère en Bourgogne, dans les bains romains de Luxeuil-les-Bains, et l’abbaye de Baume-less-Messieurs, près de Lons-le-Saunier (Jura). Chassé par Thierry II, roi d’Austrasie, fils de Childebert II, il se réfugia à Bregenz, au bord du lac de Constance, puis à Bobbio, en Italie, sur la Trébie, affluent du Pô, où il mourut en 615. Nom issu du latin « columba » (colombe). Fête le 23 novembre (21 novembre).

Colombe (Géo : Colome) (29 communes) :

. Colombe de Sens, d’origine espagnole, vierge et martyre, à Sens, vers 273, sous Aurélien, empereur romain de 270 à 276. Fête le 31 décembre (28 juillet).

. Colombe de Cordoue, martyre à Cordoue en 853. Représentée avec un ours et une plume de paon. Fête le 17 septembre.

Côme (ou Cosme) (PR : Cosima) (Como) (26 septembre) (27 septembre) : martyr, avec saint Damien, vers 287 (303), sous Dioclétien, empereur romain de 284 à 305. D’origine arabe, ils étaient frères et exerçaient gratuitement la profession de médecins à Egée, appelés « anargyres ». Ils furent décapités. Patrons des professions médicales. Ils sont vénérés à Rome, où une église du VIème siècle leur est dédiée. Nom issu du grec « cosmos » (monde). Fête le 26 septembre.

Concorde : prêtre de Spolète, mort en 178, sous Marc-Aurèle. Fête le 1er janvier.

Condé : ermite anglais, mort vers 685 dans une île de la Seine aujourd’hui disparue où il avait bâti deux églises. Nom issu du latin « condedus ».

Congard : ermite en Angleterre au VIIIème siècle.

Connan : breton.

Conrad (PR : Kurt) :

. Conrad (26 novembre), prélat allemand, évêque de Constance en 934, mort en 976. Il construisit des abbayes et des églises, et distribua ses biens aux pauvres. Il fit trois fois le pèlerinage en Terre Sainte. Mort à Constance en 975. Représenté avec un calice et une araignée, car une araignée étant tombée dans son calice alors qu’il célébrait la messe, il l’avala sans hésitation. Nom issu du germain « kon » (courageux) et « rad » (conseil). Fête le 26 novembre.

. Conrad, provoqua malencontreusement un incendie de forêt, à la suite de quoi il se fit franciscain, puis ermite en Sicile. Mort en 1351. Fête le 19 février.

Conradin : dominicain, mort en 1429 de la peste au service des malades. Béatifié.

Consorce : fille d’Eucher, évêque de Provence au VIème siècle. Nom latin « Consortia ».

Constance (12 décembre) :

. Constance, martyrisée avec saint Félix, sous Néron. Nom issu du latin « constantia » (constance). Fête le 19 septembre.

. Constance, née en 1247, épousa en 1262 Pierre III d’Aragon, fils de Jacques Ier, roi d’Aragon de 1276 à 1285, eut six enfants dont sainte Elisabeth du Portugal. Veuve, elle fut régente, mais se consacra aux bonnes oeuvres. Morte à Rome en 1302 (à Barcelone en 1300). Béatifiée. Fête le 8 avril.

Constans (Géo : Coutant) : martyr au IIème siècle. Nom latin « Constantius ».

Constant (23 septembre) (5 octobre) : sacristain de l’église Saint-Etienne d’Ancône, au Vème siècle, vivant modestement, et accomplissant des miracles. Ses reliques sont vénérées à Venise. Fête le 23 septembre.

Constantin (PR : Tino) :

. Constantin le Grand (21 mai), fils de l’empereur Constance Chlore et de sainte Hélène, né à Nis ou Naïssus en 275 (270). Empereur en 306, il vainquit les Francs et les Goths, ainsi que Maxence, sous les murs de Rome. Il proclama l’édit de Milan qui donna la liberté aux chrétiens de propager leur foi, et restitua les biens ecclésiastiques confisqués par Maxence. Lui-même ne se convertit qu’à la fin de sa vie. Mort en 337. Considéré comme un saint par l’Eglise d’Orient.

. Constantin, fait partie des « Sept Dormants », martyrisés à Ephèse, au IIIème siècle. Murés, sur ordre de l’empereur Dèce, dans une caverne où ils s’étaient réfugiés, ils dormirent d’un sommeil miraculeux pendant 2 siècles, et ne se réveillèrent que sous Théodose le Jeune, empereur d’Orient de 408 à 450. Fête le 27 juillet (précédemment).

. Constantin (ou Constant), évêque de Gap au VIème siècle. Fête le 12 avril.

. Constantin, abbé de Jumièges, évêque de Beauvais en 692.

. Constantin, roi, se fit moine pour prêcher en Ecosse, où il fut massacré. Fête le 12 avril.

Contest : évêque de Bayeux, au Vème siècle. Nom latin « Contextus ».

Convoyon : archidiacre de Vannes, il fonda l’abbaye bénédictine à l’origine de Redon, détruite par les Nortmands au XIème siècle.

Corbinien : né à Arpajon, se retira à Rome avec des disciples, sacré évêque par le pape Grégoire II, et envoyé en Bavière, mort à Freising en 730.

Corcodème : diacre de Rome, envoyé à Auxerre au IIIème siècle. Nom issu du latin « Curcodemus ». Fête le 4 mai.

Corentin (PR : Corentine) (12 décembre) : ermite, né en Bretagne vers 375, disciple de saint Martin, fonda un monastère à Quimper dont il devint l’évêque, mort vers 460. Nom issu du celtique « kar » (ami) ou « korventeen » (tempête). Fête le 12 décembre.

Corneille (PR : Cornélie, Cornélia) (Géo : Cormier) :

. Corneille, centurion romain, converti et baptisé par saint Pierre. Fête le 2 février.

. Corneille, pape de 251 à 253, né à Rome, exilé à Centumcellae, mort à Civita Vecchia, et honoré comme martyr. Son élection fut contestée par l’hérésiarque et antipape Novatien, qui lui reprochait son indulgence envers les apostats repentants. Fête le 14 (16) septembre.

Cornély : L’église de Carnac lui est dédiée, et conserve un reliquaire. Pardon en septembre. Patron des bœufs.

Crépin (Géo : Crespin) (25 octobre) (25 octobre) : né à Rome, comme son frère saint Crépinien, tous deux convertis par saint Quentin, qu’ils suivirent en Gaule pour évangéliser, il furent cordonniers à Soissons. Ils provoquèrent par leur piété de nombreuses conversions, et furent martyrisés en 287 par les Romains. Nom issu du latin « crispinus » (crépu). Patrons des cordonniers depuis 1645. Dicton : « Pour Saint-Crépin, mort aux mouches ». Fête le 25 octobre (avec Crépinien).7

Crépinien : voir saint Crépin.

Crescent (27 juin) : disciple de saint Paul, apôtre de la Galatie, ou, selon d’autres sources, fondateur au Ier siècle des églises de Mayence, en Germanie, et de Vienne, en Dauphiné, mort sous Trajan. Fête le 27 juin ou 29 décembre.

Crispin (7 janvier).

Crispus : chrétien à l’âge apostolique, évêque d’Egine, près d’Athènes. Fête le 4 octobre, avec saint Caïus.

Cucufat (Géo : Couat) : africain, martyr à Barcelone sous Dioclétien. Sous Charlemagne, sa dépouille fut apportée dans les Vosges, puis déposée à Saint-Denis, en 835. Une chapelle existait probablement en bordure de l’étang qui porte son nom à Rueil-Malmaison. Fête le 25 juillet.

Cunégonde : Cunégonde de Luxembourg, née en 978, épouse de Henri II, dit le Saint, duc de Bavière, empereur d’Allemagne de 1014 à 1034. Elle resta vierge, et, veuve, prit le voile à Kaffungen. Morte en 1040. Fête le 3 mars.

Cunibert : noble d’Austrasie, archevêque de Cologne, ministre sous deux rois, mort en 664. Fête le 12 novembre.

Cuthbert : moine et prieur à Melrose, abbé puis évêque de Lindisfarne, en Angleterre, mort en 687. Patron des navigateurs. Fête le 20 mars.

Cybar (ou Cybard) : d’origine périgourdine, moine à Sessac, reclus près d’Angoulême pendant 44 anns, fut ordonné prêtre par saint Aptone, évêque d’Angoulême. Une église lui est dédiée à La Rochefoucauld, près d’Angoulême. Patron du diocèse d’Angoulême.

Cyprien (PR : Cyprienne) (Géo : Civran, Cybranet) :

. Cyprien, de son nom Thasius Cyprianus, né à Carthage en 200, de parents païens, avocat, se convertit en 240, prêtre en 248, proclamé évêque de Carthage en 249. Il dut fuir les persécutions de l’empereur Dèce, et dut, à son retour, arbitrer les querelles provoqués par les « lapsi ». Il subit les persécutions de Valérien, et mourut martyr, décapité, à Carthage, en 258, après avoir écrit une « Exhortation au martyre ». Père de l’Eglise latine. Patron de l’Afrique du Nord. Nom issu de celui de l’île de Chypre. Fête le 16 septembre (retirée en 1969).

. Cyprien d’Antioche (26 septembre), martyrisé avec sa compagne Justine. Fête le 26 septembre.

. Cyprien, évêque de Toulon, patron de la ville, vécut au VIème siècle. Fête le 31 octobre.

Cyr (16 juin) (40 communes) : petit garçon de 5 ans qui provoqua un juge spécialisé dans la poursuite des chrétiens, condamné à mort sous Dioclétien, à Antioche, avec sa mère saint Julitte. Fête le 16 juin.

Cyran : ermite en Berry, au VIIème siècle. Nom germain « Sigiramnus ».

Cyriaque (Géo : Créac) (16 mars) :

. Cyriaque, frère cadet de saint Théodule, fils de saint Exupère et de sainte Zoé, martyrisé avec eux. Fête le 2 mai.

. Cyriaque, fonda l’église qui porte son nom à Rome, près des Thermes de Dioclétien. Nom issu du grec « kurios » (maître). Fête le 8 août.

. Cyriaque, martyr enseveli sur la via Salaria. Fête le 8 août.

. Cyriaque, martyr en 354 (304), enseveli avec ses compagnons Large et Smaragde, sur la via Ostia. Fête le 8 août.

. Cyriaque, patriarche de Constantinople, de 596 à 616. Fête le 27 octobre.

Cyrice (Géo : Cergues, Chartres, Cierge, Ciergues, Ciers, Cirgue, Cirice, Cyrice, Sancergues):

. Cyrice, martyr en Cilicie, au IVème siècle. Nom latin « Cyricus ».

. Cyrice, martyr à Alexandrie, au IVème siècle.

Cyrille (18 mars) :

. Cyrille de Jérusalem (18 mars) (18 mars), né en 315, prêtre vers 345, puis évêque de Jérusalem en 348, mort en 386. Patriarche de Jérusalem, proclamé Docteur de l’Eglise par le pape Léon XIII. Il eut à lutter contre les ariens, qui le firent exiler trois fois. Auteur des Catéchèses. Nom issu du grec « kurios » (divin). Fête le 18 mars.

. Cyrille d’Alexandrie, né en 376 (370), neveu puis successeur de Théophile comme évêque d’Alexandrie, mort en 444. Patriarche d’Alexandrie, grand théologien, adversaire du nestorianisme, du nom de l’hérésiarque Nestorius, patriarche de Constantinople, qui contestait la divinité de Jésus-Christ, et fut condamné au concile d’Ephèse, en 431. Proclamé docteur de l’Eglise par Léon XIII. Fête le 28 février (ou 28 janvier, ou 27 juin ou 9 février).

. Cyrille le Philosophe (7 juillet), né à Salonique, de son nom de baptême Constantinen, en 827, mort à Rome en 869, évangélisateur des pays slaves, avec son frère Méthode. Il traduisit la Bible et la liturgie grecque en vieux slave et est considéré comme le fondateur de l’alphabet cyrillique. Patron des pays danubiens. Fête le 7 juillet (précédemment) (ou le 9 mars, ou le 14 février par l’Eglise latine et le 6 juin par l’Eglise orthodoxe).