La Grotte de Versailles ou l’Églogue de Versailles

COMPOSITEUR Jean-Baptiste LULLY
LIBRETTISTE Philippe Quinault
DATE DIRECTION EDITEUR NOMBRE LANGUE FICHE DETAILLEE
2001 Hugo Reyne Accord 1 français

Eglogue en musique représenté à la cour en 1668, sous le titre de La Grotte de Versailles, avec une distribution réunissant : d’Estival (Silvandre, berger), Gaye (Coridon, berger), Legros (Lycas, berger), Fernon (Ménalque, berger), Noblet (Daphnis, berger), Mlle Hilaire (Iris), Mlle des Fronteaux (Caliste, l’Écho).

Le Roi y dansa une des Nymphes dansantes, avec les marquis de Villeroy et de Bassan, Beauchamp, Bonard et Favier. D’Olivet, Chicanneau, Le Chantre, Saint-André, Bonnard et Chauveau interprétaient les Pâtres dansants.

L’œuvre est la première de la collaboration entre Quinault et Lully. Elle fut inspirée par la Grotte de Thétis, construite en 1665/66, dont les murs étaient tapissés de coquillages, de galets et de pierres colorées, et que le fontainier Francine avait doté d’un orgue hydraulique et de jeux d’eau. Elle fut détruite en 1684.

Vue extérieure de la Grotte de Thétis

L’Églogue fut repris :

le 11 juillet 1674, dans le cadre des Divertissements de Versailles, fêtes données durant six journées des mois de juillet et août 1674, pour fêter la conquête de la Franche-Comté ; elle fut exécutée dans un salon de feuillée, après le souper donné dans le Bosquet de la Salle des Festins.

Bosquet de la Salle des Festins

en 1685, à la Cour de Versailles, puis au Palais Royal, sous le titre de l’Églogue de Versailles, précédé de l’Idylle sur la Paix ou Idylle de Sceaux. le 7 juillet 1696, au Palais Royal, à nouveau sous le titre La Grotte de Versailles, suivi des Fêtes de l’Amour et de Bacchus le 11 juillet 1700, précédant le Carnaval mascarade de Lully (1675), avec Dun (Silvandre), Thévenard (Coridon), Piton (Licas, Daphnis), Mlles Moreau et Maupin (deux Bergères, Iris et Caliste), Chopelet (Ménalque), Mlle Cenet (Echo). Ballet : Mlles Subligny, Dufort, Frevill et Le Maire (Bergères dansantes) ; le 8 février 1717, avec plusieurs Fragments, en 1728, au Concert Spirituel.

 

L’oeuvre fut éditée par Roberet Ballard en 1668. La Bibliothèque nationale de France conserve un manuscrit de Philidor l’Aîné, non daté.

manuscrit de Philidor l'Aîné

 

Livret et partitions disponibles sur livretsbaroques.fr

 

« Cette œuvre constitue la première rencontre entre Philippe Quinault et Lully et prend l’apparence déjà d’un petit opéra. Après une très belle ouverture à la française, le duo des bergers Silvandre et Coridon parlent ouvertement du retour de « Louis ». Fait qui ne deviendra pas coutumier, puisque Quinault emploiera toujours la métaphore pour désigner le Roi dans le prologue de ses tragédies ultérieures. Le thème de l’œuvre reste somme toute très pastoral. Les chants des rossignols sont illustrés par un savant concert de flûtes, hautbois et musettes. Le livret fait référence à la grotte dans la chanson de Daphnis « Venez près de ces fontaines ». Les airs des Echos à la fin de l’ouvrage présentent une grande originalité et ont certainement été inspirés par la résonance que pouvait offrir une bâtisse telle que la grotte de Thétis. » (Site Lully) 

 

 

Pour en savoir plus :

Théâtre du Palais Royal – 15 octobre 2001 – version de concert – dir. Hugo Reyne – avec Françoise Masset, Julie Hassler, Renaud Tripathi, Bruno Boterf, Jean-Louis Georgel

 

Paris – Église Saint-Roch – 18 septembre 2000 – Les Paladins – dir. Jérôme Corréas – avec Victoria Manson, Françoise Masset, Pierre Sciama, Jean-François Novelli, Jean-Baptiste Dumora