Pierre de LA GARDE

Pierre de LA GARDE
10 février 1717 (Crécy en Brie) – après 1791

 

ÆGLÉ
L’IMPROMPTU DE LA COUR DE MARBRE
divertissement comique – paroles de Favart – jouée au château de Bellevue, le 27 avril 1752, pour consoler Louis XV de la mort, à vingt-quatre ans, de sa fille Madame Henriette – on avait commencé la soirée par l’acte Vénus et Adonis de Mondonville, séparé du divertissement par un concert donné par deux hautbois italiens d’une rare habileté – les danseurs étaient : MM. de Courtenvaux, de Beuvron et de Melfort – le divertissement se termina par une magnifique apothéose et par des illuminations ondoyantes et transparentes
LA JOURNÉE GALANTE
LÉANDRE ET HÉRO
voir La Journée galante
SYLVIE

 

Basse-taille de la chambre du roi, il fut assistant du chef d’orchestre à l’Académie royale de musique dans les années 1750, puis chef d’orchestre en 1755 (*). Il succéda à Francoeur comme compositeur de la Chambre du roi en 1756, puis maître de musique des enfants de France en 1757. Il enseigna en outre la harpe à Marie-Antoinette.

Il composa des ouvrages lyriques pour les théâtres de la Cour, et aurait collaboré, dans les années 1744 à 1747 à des opéras comiques : l’École des Amours grivois, le Bal de Strasbourg, et les Fêtes publiques.

(*) on lit dans le Journal du marquis d’Argenson : 21 janvier.—Royer, musicien, vient de mourir ; c’était lui qui avait la direction musicale de l’Opéra. La marquise de Pompadour a disposé du remplacement et suit ses mouvements de colère ou de faveur; elle se croit sûre de mieux faire aller l’Opéra par là, tandis qu’elle achève de le perdre. Elle renverse l’autorité des directeurs; elle fait rentrer pour jusques à Pâques Rebel et Francœur, qu’on nomme les Petits- Violons ; ils étaient fort brouillés avec le prévôt des marchands et le bureau de la ville, ainsi qu’avec deThuret, principal administrateur ; elle lui substitue le sieur Myon, vieux musicien et son parent. Elle a vomi mille injures contre Lagarde, joli musicien qui aspirait à cette place et a épousé une fille de feu Royer. Cette dame croit animer les beaux-arts en France, et les culbute par son mauvais goût et par sa partialité de femme.