Charles-Hubert GERVAIS

Charles-Hubert GERVAIS
19 février 1671 (Paris) – 15 janvier 1744 (Paris)

 

LES AMOURS DE PROTÉE
DIVERTISSEMENT DE FONTAINEBLEAU
divertissement attribué à Gervais – répété à Fontainebleau les 26, 27 et 28 octobre 1698 – à l’occasion du mariage d’Elisabeth-Charlotte d’Orléans, fille de Monsieur, frère du roi, avec Léopold-Dominique, duc de Lorraine
DIVERTISSEMENT DE VILLERS-COTTERÊTS
divertissement organisé le 3 novembre 1722 par le Régent dans son château de Villers-Cotterêts rénové, à l’occasion du couronnement de Louis XV – avec cent-quarante acteurs, danseurs et musiciens de la Musique du duc, de l’Académie royale et de la Comédie italienne – il est certain qu’au moins un choeur mêlé de fanfares et chantés par les acteurs masqués fut composé par Gervais
HYPERMNESTRE
IDILLE SUR LE RETOUR DU DUC DE CHARTRES
livret de Guillaume Pago de Bussy, valet de chambre de Monsieur, frère du roi – chanté au Palais Royal en novembre 1692 – argument : l’Hiver ramène le duc de Chartres (fils de Monsieur et futur Régent) de la campagne de Flandres, à la Nymphe de Saint-Cloud (son épouse Mlle de Blois) ; la Gloire paraît qui risque d’enlever à nouveau le héros ; la Nymphe les accorde, et ils s’unissent pour fêter le prince.
MÉDUSE

 

Né le 19 février 1671, à Paris, au Palais Royal, fils de Hubert Gervais, valet du Monsieur, frère du roi. Sa formation musicale est mal connue, peut-être auprès de Jean Granouillet de Sablières et de Charles Lalouette qui partageaient la charge d’intendant de musique de Monsieur. Il compose la tragédie lyrique Méduse dès 1697, alors qu’il est « ordinaire de la Musique du duc de Chartres », futur régent. En 1701, il épouse Françoise du Vivier, femme de chambre de Mlle de Valois, fille du duc d’Orléans. En 1702, il rachète à son père la charge de garçon de chambre de Philippe d’Orléans. IL apporte à ce dernier une assistance pour la composition de Penthée et la Suite d’Armide ou Jérusalem délivrée. Il compose pour l’Académie royale : Hypermnestre, bien accueillie (1716), puis les Amours de Protée (1720). En 1722, il a le titre de Surintendant de la musique du duc d’Orléans.

En 1723, il est nommé sous-maître de musique à la Chapelle royale, avec Bernier et Campra, pour remplacer Delalande qui ne conserve qu’un quartier. Son épouse meurt en 1723. Il meurt lui-même le 14 janvier 1744.

 

« Officier de la Chambre de son Altesse Royale Monsieur le Duc d’Orléans, Regent du Royaume, Intendant de sa musique et depuis Maître de la Musique de la Chapelle du Roi; mort le 15 janvier 1744 âgé d’environ soixante-douze ans, inhumé à S. Eustache.

Ce Musicien a donné trois Opéra ; savoir, Méduse, Tragédie en cinq Actes, paroles de Boyer, représenté en 1697. Hypermnestre, Tragédie en cinq Actes, paroles de La Fonds, représentée en 1716. Les Amours de Protée, Ballet en trois Actes, paroles du même, représenté en 1720. Ses Opéra lui ont acquis de la réputation, surtout celui d’Hypermnestre, qui a été remis à trois différentes reprises au Théâtre. S.A.R. Monsieur le Duc d’Orléans, qui se plaisoit à composer en Musique, entreprit un Opéra intitulé Pantbée, dont les paroles sont du Marquis de La Fare. Gervais eut l’honneur d’y travailler avec le Prince ; et cet Opéra fut exécuté dans les appartements du Palais Royal.

Gervais a été plus de quinze ans Maître de la Musique de la Chapelle du Roi, et a composé un assez grand nombre de Motets. On a gravé aussi un Livre de Cantates de ce Musicien, qui sont estimées. La Musique de la Chapelle du Roi, quelques jours après sa mort, lui a fait un Service en musique dans la Paroisse de Versailles. »

(Évrard Titon du Tillet – 1732)

 

 

Pour en savoir plus :

Charles-Hubert Gervais – Un musicien au service du Régent et de Louis XV – Jean-Paul C. Montagnier – CNRS Editions – 2001 –  http://operabaroque.fr/Bibliographie_2001.htm#Gervais

Musicologie.org : une page très complète – http://www.musicologie.org/Biographies/g/gervais_charles.html